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10/31/2016

Ferme éolienne de Kabertène (Adrar) : Un modèle réussi d’exploitation des énergies renouvelables


La ferme éolienne de Kabertène (wilaya d’Adrar) de production d’électricité constitue un modèle réussi en matière d’exploitation des énergies propres et renouvelables, estiment les responsables locaux du secteur de l’Énergie. Implanté dans la zone de Kabertène, sur le territoire de la commune de Tissabit (80 km Nord d’Adrar), ce projet, fruit d’un partenariat algéro-français et premier du genre à l’échelle nationale, est une station expérimentale représentant un modèle réussi en matière d’exploitation de l’énergie éolienne pour la production de l’électricité. Dotée d’une douzaine d’éoliennes, installées sur la base d’études techniques et de terrain, tenant compte des courants de vents qui caractérisent la région, cette centrale assure une production alternative propre et renouvelable de 10 mégawatts d’électricité, intégrée au réseau électrique pour le renforcement des capacités d’alimentation en énergie de la wilaya d’Adrar. La centrale a fait l’objet d’une série d’études et de recherches pour les scientifiques, chercheurs et universitaires du pays et de l’étranger, à travers l’organisation de rencontres et de visites de terrain à cet ambitieux projet pour s’enquérir de l’expérience de la wilaya d’Adrar en matière d’exploitation des énergies renouvelables et ses perspectives prometteuses dans le développement durable. Le projet en question vient renforcer huit autres stations implantées à travers le territoire de la wilaya d’Adrar en vue d’atteindre une production énergétique de 50 mégawatts, selon les responsables locaux du secteur de l’énergie.
L’éolien, une bonne place dans le programme des énergies renouvelables
L’exploitation de l’énergie éolienne occupe une bonne place dans le programme national des énergies renouvelables, avec une contribution de production de 5 des 22 gigawatts projetés comme objectifs du programme, a souligné le directeur de l’unité de développement de la recherche en énergies renouvelables en milieu saharien d’Adrar (UDRER-MS), Pr. Messaoud Hamouda. La première éolienne installée durant la période coloniale (1953) dans la zone de Ouled-Aïssa, près d’Adrar, a conféré à la wilaya la première place en matière d’expérimentation de ces énergies renouvelables, a rappelé le même responsable, avant de souligner que la région constitue, au regard de l’immensité de son territoire et de ses spécificités climatiques, un pôle national « par excellence » en matière d’exploitation de l’éolienne, vu la fréquence des vents dans la région, et dont la zone de Kabertène fait partie. Le directeur de l’unité DRER-MS a, dans ce cadre, appelé à mettre en valeur la performance énergétique de ces régions par le lancement d’études techniques et scientifiques sur le terrain, à commencer par la mise en place d’une station météorologique chargée de la collecte, à l’instar du projet de la ferme de Kabertène, des données précises sur les moyennes annuelle et saisonnière de la vitesse des vents. Pour M.Hamouda, l’intérêt que revêt la ferme de Kabertène dénote de ses capacités de production énergétique, 10 mégawatts, une production que de grands laboratoires universitaires du pays n’ont pu atteindre (à peine 5 MW).
Les énergies renouvelables, accompagnatrices des activités économiques
L’énergie réalisée à partir de sources éoliennes permettra d’accompagner les activités économiques, dont l’agriculture et le tourisme, dans la mesure où elle est utilisée en tant que source hybride tout comme l’énergie solaire, a indiqué le même responsable. La hauteur des éoliennes (équipements) installées dans la région demeure le moyen approprié pour le développement des activités agricoles dans les régions enclavées, car ces équipements seront ainsi protégés contre les actes de vandalisme ou de vols, en plus de la préservation de l’environnement et la concrétisation du développement durable à même de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des futures générations. Hassen Bekhedda, opérateur économique activant à Adrar dans le domaine de l’exploitation des énergies renouvelables, estime que son unité a réalisé une grande avancée dans l’exploitation de l’éolienne pour devenir une réalité palpable dans le quotidien des Adraris, grâce à ses opérations d’équipement de nombreux forages et puits des ksour en équipements hybrides utilisant l’éolien et le solaire. Ces procédés ont fait preuve d’efficacité, à considérer les commandes croissantes émanant d’institutions et opérateurs économiques d’Adrar pour ce type d’équipements, représentant un signe fort encourageant pour le développement de la production et l’extension de cette activité prometteuse, a-t-il confié.

Qui se souvient du chahid Megherbi Abdelkader ?


Bien qu’une rue porte, aujourd’hui, son nom dans les dédales de la ville de Tiaret, l’histoire du chahid Megherbi Abdelkader, connu sous le nom de Abdelaziz, reste méconnue.

Et pour cause, sa famille dont certains à l’exemple de son frère Hadj Hamani, ne voudrait pas tourner la page de l’histoire d’un homme qui a voué sa vie à la cause nationale. A-t-il fait les frais d’un complot ou d’une purge que l’ALN a connus de 1958 à 1961 comme le suggérèrent les historiens dont Mohamed Harbi et, plus tard, Charles-Robert Ageron dans la revue Histoire n°59 (juillet-septembre 1998 pp 15-27). Né le 1er janvier 1932 à Sidi Abdelmoumène (ex- Pomel) à Tiaret, la fin du chahid Megherbi Abdelkader reste méconnue ou occultée par certains de ses pairs. En 1938, il débute ses études à l’école indigène de la rue Emir Abdelkader.
Il étudia le Saint Coran chez son père Hadj Kaddour et est affublé du titre d’«intello» de sa génération. En 1946, il décroche son certificat d’études primaires et des camarades de classe à l’exemple de Nouar Abdelkader, Hadj Ahmed Ould Bachir, Boumaaza Med et bien d’autres témoignent de lui comme étant un jeune homme sage. Il obtient en 1949 son CAP de menuisier-ébéniste. Il s’est vu offrir un poste de portefaix aux docks silos, qu’il a refusé.
En 1952, il a fait son service national et est affecté à Alma -Plage (Boudouaou) à côté des célèbres chouhada Benamar Mohamed et Ali Khodja. Il réussit le grade de maréchal des logis (sergent) dans l’armée française. Démobilisé en 1954, il apprend le métier de mécanicien et, en 1956, il est appelé comme réserviste pendant 20 jours. Pendant cette période, son ami de classe militaire, le chahid Ali Khodja, est venu s’enquérir de ses nouvelles en restant trois jours à l’hôtel de Nice, au cœur de la ville de Tiaret, mais sans avoir de ses nouvelles car affecté par ses supérieurs on ne sait où, dit-on. Il rejoint le maquis en 1956 et devient chef de groupe avec le grade de lieutenant. En 1956 toujours, il envoie un message à son père qu’il allait rejoindre le Maroc mais disparait mystérieusement. Soixante ans après sa disparition et 54 années après l’indépendance de l’Algérie, sa famille ne connaît  toujours pas sa fin, encore moins sa tombe ou ses dernières heures. Des années restées suspendues à de vagues témoignages mais sans document attestant de sa mort pour enfin faire le deuil. 
Fawzi Amellal
el watan

Tiaret ( Journée mondiale de l'arbre ) : Opération de plantation d'un million d'arbres a tiaret



Annoncé en mars dernier à l'occasion de la Journée mondiale de l'arbre par le wali de la wilaya, le programme de plantation d'un million d'arbres connaît sa vitesse de croisière, avec l'implication massive du mouvement associatif local, des étudiants, élèves des établissements scolaires, la conservation des forêts et la direction de l'environnement. 

En effet, l'ambitieux programme de plantation d'un million d'arbres est destiné au boisement de nombreuses régions de la wilaya, comme les montages du nord de Tiaret, pour lutter contre l'érosion et la dégradation des sols. En présence du wali et des élus locaux, le lancement symbolique de cette opération, à l'occasion de la Journée nationale de l'arbre, célébrée le 25 octobre de chaque année, a eu lieu cette fin de semaine au collège «Bakr Ibn Hamad» de Tiaret, un établissement scolaire qui a été le premier de la wilaya à ouvrir un club vert. Samedi 29 octobre, l'association «Essalem El Akhdar», menée par son président M. Ghouzi Med Refassi, a lancé une opération de plantation de 600 plants à travers six communes de la wilaya que sont Tiaret, Ksar Chellala, Dahmouni, Sougueur, Chehaïma et Medrissa. Samedi, lors d'une cérémonie symbolique, le premier plant a été planté dans l'enceinte de la maternité «Zahra Ourai» de la ville de Tiaret par les mains du président de l'association «Essalem El Akhdar», Ghouzi Med Refassi. 

Au sud de la wilaya, plus de 400.000 arbres seront plantés pour ériger une ceinture verte à même de stopper l'avancée inexorable du désert et protéger les vastes superficies steppiques de la partie méridionale de la wilaya. 

La wilaya de Tiaret, qui dispose d'un important patrimoine sylvicole, pâtit néanmoins de la faiblesse du couvert végétal (moins de 7% de la superficie totale de la wilaya). 

Selon l'association «Essalem El Akhdar», la plantation d'un million d'arbres devrait freiner l'ensablement des territoires du sud de la wilaya; un phénomène aggravé par le surpâturage et les labours illicites, «malgré l'érection de zones de mise en défens», regrette son président, M. Ghouzi Mohamed Refassi. 

10/29/2016

Le couscous : un mets traditionnel aux origines berbères


« La cuisine est un art essentiellement périssable, précaire, qui se pratique au quotidien ». L’alimentation méditerranéenne témoigne tout à la fois de la place de cet art de la table, que du  milieu homogène, conséquence de siècles d’interpénétrations culturelles qui ont existé et existent encore aujourd’hui.
Suivez-nous à la découverte des habitudes alimentaires, reflets de l’environnement et des croyances des peuples de la méditerranée… Et quel autre plat que le seksou, qui peut revêtir moult dénominations, pour commencer ce voyage culinaire, à travers le temps et l’espace.
Des origines berbères
La base du couscous est une graine obtenue à partir de la semoule, et c’est pourquoi l’histoire de ce plat, est indissociable de l’histoire de la céréale la plus cultivée au monde : le blé, et ce depuis 7000 ans avant J.-C
La fabrication de la semoule, à partir du concassage des graines de blé, se fait de différentes manières selon les régions d’Afrique. Dans le nord, ils utilisent encore jusqu’à nos jours, une pierre ronde sur une auge ou une surface ronde.
Différentes thèses sont admises quand à l’origine du couscous, mais la plus répandue, est celle qui atteste d’une origine berbère. L’historien culinaire Lucie Bolens décrit des pots primitifs de couscous trouvés dans des tombes qui remontent au règne du roi berbère Massinissa c’est-à-dire entre 238 et 149 Av JC.
Les arabes, après leur conquête l’on adopté et on retrouve les vestiges des premiers ustensiles (connus)  dans la région de Tiaret (en Algérie) où les outils de cuisine datant du IXème siècle qui ont été découverts,  ressemblent très fortement à l’outil principal de cuisson du couscous :  le couscoussier.
Ainsi, la  semoule bien connue dans les pays du  Maghreb avant la conquête arabe, ne l’est pas par les conquérants du Moyen Orient. Lors de l’islamisation de l’Afrique du Nord, ils découvrent et adoptent la semoule, (semid, en arabe) qui devint la base d’un plat des plus importants dans leurs habitudes alimentaires. Ils intégrèrent ce plat d’origine communément attestée berbère tant est si bien, qu’une histoire connue en Algérie et en Tunisie raconte qu’un « chef de tribu menaça sa femme, fraîchement convertie à l’islam, de la tuer dans le cas ou elle serait incapable de préparer ce plat, pour elle encore inconnu ».
Un plat aux mille saveurs
La préparation de ce plat est un livre d’histoire, miroir des multitudes berbères, qui composent le Maghreb. Repas aux diverses saveurs, revêtant des recettes dont les aliments sont relatifs à l’environnement, le statut social, ou encore à l’occasion à laquelle il est destiné, le seksou peut-être aux légumes, donc composé de carottes, fenouil, pois chiches.., constituant un plat de référence des campagnes maghrébines, à l’agneau des nomades, ou encore au poisson, dont la composition varie de port en port, de Sfax à Annaba, de Bougie à Oran, d’Essaouira à Agadir.
Il n’est pas sans rappeler le couscous aux boulettes, spécialité des juifs, adoptée par les  musulmans, rappelant l’enracinement des vielles communautés juives berbères.
Enfin, le « couscous royal » qui cumule l’accompagnement des légumes de bases, avec plusieurs viandes : méchoui, poulet, merguez, brochettes, boulettes, et qui semble certes mettre tout le monde d’accord du fait de la richesse de sa composition, mais qui a tout l’air d’être une récente invention de la société de consommation et du tourisme de masse.
Epopée d’une traversée méditerranéenne
En France, Rabelais est le premier à avoir parlé du couscous, surnommé couscoussou, dans son fameux Pantagruel, quand à Alexandre Dumas, il l’appelle coussou coussou dans son grand dictionnaire de cuisine, un ouvrage qui fait part d’un mélange de recettes, et récits historiques.
En outre,  sa consommation ne commencera sur la rive nord qu’au XXème siècle dans les familles des Algériens envoyées en métropole pour remplacer dans les usines les familles qui partaient au front pendant la première guerre mondiale (1914-1918). Par la suite, de retour d’Afrique du nord, et plus précisément d’Algérie après son accession à l’indépendance en 1962, les pieds-noirs ont  intégré le couscous, au moins autant que les travailleurs immigrés. Ils ont ainsi contribué à en faire un plat, qui se hisse désormais en deuxième position, dans les plats préférés des français, faisant fi  la recrudescence du racisme en France, ces 5 dernières années. Ah miracle de la bonne chère!
Mira B.G
Sources :
  1. l’encyclopédie berbère 
  2. Archive sur l’étymologie du mot couscous, par Salem Chaker, INALCO
  3. Image 1 : Photographie M. Gast roulage du couscous dans un plat de bois, à Idelès, Ahaggar

Le burnous … Un héritage ancestral



Ibn Khaldoun en a fait le symbole de l’identité maghrébine, avec le couscous. De nos jours, il est devenu un costume d’apparat, porté aussi par les femmes, notamment lors de leurs noces.
Le burnous ou bournous, avernous ou avidhien kabyle, barnous (برنوس) en arabe et aâlaw en chaoui, est un manteau, en laine, long avec une capuche pointue et sans manche. Typique des populations  Berbères d’Afrique du Nord, Ibn Khaldoun appelait les Berbères ashâb el barânis, (les  amis des burnous) : ceux qui portent le burnous. Sa célèbre citation confirme encore plus que cet habit fait partie de l’identité même de la région : « La contrée des Berbères débute là où les hommes portent le burnous et s’arrête là où les gens ne mangent pas du couscous ».
Certains le rapprochent du latin: Pirnus, désignant une cape antique avec capuche sans équivalent en Orient, mais omniprésente en Afrique du Nord, puis en Europe antique, médiévale et actuelle où des moines continuent d’en porter par dessus leurs chasubles en hiver. Ou burra/burrus, « pièce de laine grossière », toujours en latin.
Quoi qu’il en soit, le port du  burnous en Afrique du Nord, a  été général chez les citadins et surtout  dans les campagnes.
C’est une cape très ample descendant jusqu’aux pieds et munie d’un capuchon ; elle est fermée sur la poitrine par une couture (sader) longue environ d’une main. Ce mode de fermeture partielle permet de porter cette cape sans avoir à la draper comme le haïk et sans user d’agrafes ou de boutons.
Le burnous qui composait par le passé l’identité des Algériens et faisait la fierté des hommes, est un  habit chargé de symboles ; se vêtir d’un burnous est tout un art, son propriétaire, doit  savoir le  porter et le respecter. Il doit faire montre de sobriété et de maturité ; le burnous est, alors,  synonyme de sagesse, d’autorité et de pondération.
Lors des réunions de Tajemaât en Kabylie (comité des sages du village), l’homme qui prend la parole doit se couvrir la tête avec la capuche de son burnous. Si celle-ci tombe, il doit arrêter de parler, car cela signifie qu’il s’est emporté.
Hiver comme été, l’homme ne se séparait jamais de son burnous. En hiver, lorsque la neige recouvre les cimes du Djurdjura d’un manteau  blanc, les hommes se  couvrent avec leurs burnous. Ainsi emmitouflés, l’épaisse cape blanche, tissée avec soin par les femmes, les protège du froid  glacial et  les enveloppe d’une douce chaleur.
L’été, lorsque les températures grimpent et le sirocco souffle sur les villages, les hommes plient leur burnous et le posent gracieusement sur l’épaule, agrémentant ainsi leur tenue estivale.

Habit de tous les jours, le burnous est aussi un vêtement de cérémonie et d’apparat.  Lors des  fêtes  de mariage ou de circoncision, les  hommes arboraient  fièrement  leurs burnous blancs, agrémentés d’un fusil de chasse.
Jadis, le nouveau burnous était souvent tissé pour le nouveau marié.  Celui-ci le porte  lors  de  son  mariage en rabattant la capuche sur sa tête en signe de pudeur.
Ce vêtement est aussi bien féminin  que masculin; vêtement de prestige, lors des mariages, il sert  essentiellement à couvrir la mariée lorsque celle-ci sort du domicile familial pour rejoindre la maison de son époux. 
Certaines optent pour le burnous en satin blanc brodé de motifs berbères qui a fait   son apparition ces dernières années pour remplacer le burnous en laine devenu trop cher.  Ses broderies sont différentes  selon les régions, à Alger, Constantine ou Tlemcen, il est brodé de fil d’or,  en Kabylie, il est réalisé avec la broderie caractéristique de la région.
Le burnous en poil de chameaux est une spécialité presque exclusive de la région de Messaâd en Algérie, d’une très grande qualité et d’une extrême finesse, le burnous est très léger. C’est une activité exclusivement féminine.
Le burnous blanc, quant à lui, est produit dans les régions de Zaccar, Hassi Bahbah et Ain Oussera. La région de Tébessa est aussi renommée dans le tissage et la confection de Kachabia et de Burnous. Cette production remonte à l’époque Phénicienne. La Kachabia et le Burnous, en plus du fait qu’ils tiennent très chaud, y sont un symbole de notabilité.
Z.M
Sources :
  • Presse nationale.

Batna / Patrimoine : Imedghassen, restauration approximative et inquiétude


Le tombeau numide Imedghassen, en dépit de toutes les promesses pour sa prise en charge, sa protection et sa restauration, est en piteux état.
Pire encore, selon de nombreux observateurs ayant suivi ce lourd dossier, le tombeau serait touché d’une perte d’authenticité irréversible. Et pour cause, les travaux n’ont pas été faits par des spécialistes, qualifiés pour ce genre de mission qui demande rigueur et grandes précision. En effet, les travaux dits de protection et réaménagement ont été effectués par un bureau d’études qui n’a aucune expérience dans le domaine. Toujours selon des connaisseurs, on n’a jamais vu une grue qui pèse plusieurs tonnes travailler à proximité d’un site aussi fragile et fragilisé. L’état actuel du tombeau royal berbère Imedghassen est inquiétant. Force est de constater que le site se portait beaucoup mieux avant les travaux de conservation et de préservation sous la responsabilité de la wilaya de Batna, la direction de l’urbanisme de la wilaya et un bureau d’études 3D de la ville d’Alger, il y a plus de vingt ans. Des craintes et des mises en garde ont été formulées par des spécialistes et différentes associations qui s’interrogeaient légitimement sur les objectifs et les motivations réelles de ces travaux inadéquats. Beaucoup d’autres se demandent si des historiens et archéologues n’avaient pas cautionné une approche aussi fantaisiste que dangereuse. A la fragilité du site, s’ajoutent des engins lourds qui ont été utilisés pour éventrer le tombeau et créer une ouverture béante en son sommet sans jamais remettre en place la centaine de pierres enlevées et qui, jusqu’à aujourd’hui, gisent autour du mausolée. Y a-t-il eu atteinte irréversible et perte d’authenticité suite à cette opération ? Pour le mouvement associatif, et plus particulièrement l’association Tidoukla n’Madghouss (les amis d’Imedghassen), il y a eu préjudice et atteinte au patrimoine matériel. Il est de forme typiquement berbère : une bazina (la forme primitive du tombeau) à degrés, c’est-à-dire une construction de forme cylindrique surmontée d’un cône formé de gradins. Il fait 59 m de diamètre et 18,50 de hauteur, ce qui le distingue des bazinas qu’on rencontre en Afrique du Nord qui ne dépassent pas un mètre de hauteur. Le tombeau Imedghassen est considéré comme le plus ancien site archéologique en Afrique du Nord. Habillé d’un décor sobre qui rappelle la civilisation carthaginoise (60 colonnes doriques surmontées d’une corniche dont la gorge est typiquement égyptienne), une plate-forme au sommet supportait peut-être une sculpture (lion, chariot ou autres sujets souvent utilisés dans la civilisation berbère), et, côté est, un dallage forme un avant-corps en partie revêtu d’un enduit pourpre. Ce côté Est servait, selon les spécialistes, de lieu de culte. L’analyse de l’architecture du monument et les datations au radiocarbone, effectuées il y a une trentaine d’années, ont permis de faire remonter sa construction au début du IIIe siècle avant J.-C. Imedghassen ne peut être que la sépulture d’un puissant monarque, selon le spécialiste de la préhistoire G. Camps. Le repère chronologique, la situation du mausolée dans l’air de la mouvance de la dynastie amazighe des Massyles permettent d’identifier le tombeau et le nom Imedghassen comme un ancêtre du roi Massinissa. Récemment, de nouvelles recherches ont permis de nouvelles découvertes. En effet, un archéologue, participant à une journée d’étude au centre de recherche de l’université de Batna, pour la présentation de l’étude préliminaire du projet, le Dr Mahfoud Ferroukhi, a précisé qu’une seconde galerie de 7 mètres de long vient d’être mise au jour sous le mausolée pour s’ajouter à la première qui a été découverte dans les années 1970 (20 m de long sur 1,5 m de profondeur) par une équipe italienne de recherche. Au bout de la deuxième galerie récemment mise au jour, il a été découvert, entre autres, deux sépultures (de deux enfants, vraisemblablement), un bazinas (monument funéraire antéislamique à la partie supérieure bombée, ndlr), des poteries en verre, un morceau de charbon et une pièce de monnaie en bronze qui sera expédiée aux Etats-Unis pour datation.  Le Dr. Ferroukhi a déclaré que les résultats détaillés des découvertes seront présentés après les opérations d’analyse en cours.

Un silence qui fait craindre...

Les atteintes faites au tombeau Imedghssen ne sont pas nouvelles, puisque déjà dans les années 1970, de prétendus restaurateurs de vestiges avaient installé des poutres en béton et avaient cimenté le Tombeau, ce qui est peut être à l’origine de la perte d’authenticité. Les dépassements et les bavures ne se sont pas arrêtés là, puisque le vestige a encore une fois subi une autre prétendue intervention de sauvegarde qui s’est avérée dramatique et préjudiciable. Depuis cette intervention, le tombeau a été éventré et laissé comme tel, selon le Pr Lorenzo Jurina, chef de département de l’Ecole polytechnique de Milan (Italie) qui avait, lors d’une visite sur site en novembre 2015, tiré la sonnette d’alarme sur l’état du monument. Il est à signaler, par ailleurs, que depuis que le ministère de la Culture a pris en charge le dossier de restauration du tombeau Imedghassen, beaucoup ont vu un espoir renaître quant à une véritable protection du site. Mais le silence et la rétention de l’information des différents responsables chargés du dossier, à savoir le programme d’appui à la protection et à la valorisation du patrimoine culturel en Algérie, le responsable du patrimoine matériel dans la wilaya de Batna, continuent dans une gestion opaque et sourde.

Écrit par  JUBA RACHID

Algérie face à la nouvelle révolution mondiale de l’information et des télécommunications

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication, un ensemble de technologies utilisées pour traiter, modifier et échanger de l’information, plus spécifiquement des données numérisées qui regroupent les innovations réalisées en matière de volume de stockage et de rapidité du traitement de l’information ainsi que son transport grâce au numérique et aux nouveaux moyens de télécommunication, ont des implications au niveau de la gouvernance politique, la gestion des entreprises et des administrations et un impact également sur notre nouveau mode de vie renvoyant au savoir et à l’innovation permanente. Politiques, entrepreneurs, citoyens, nous vivons tous aujourd’hui dans une société de la communication électronique, plurielle et immédiate qui nous contraint à prendre des décisions en temps réel.

La maîtrise du temps étant le défi principal du siècle, en ce XXIe, engageant la sécurité nationale, toute inadaptation à ces mutations isolerait encore plus le pays. 
1- Le nouveau système d’information, une révolution planétaire Les NTIC sont un ensemble de technologies utilisées pour traiter, modifier et échanger de l’information, plus spécifiquement des données numérisées. Cette interaction de l’électronique et de l’informatique explique que les applications des NTIC puissent répondre aux besoins aussi bien des entreprises et de l’Etat que des ménages et des individus. Désormais soumises aux mêmes lois du marché que n’importe quelle autre activité de production marchande, les NTIC constituent, en outre, un secteur où la concurrence se joue directement à l’échelle mondiale. La globalisation des entreprises, des marchés et des circuits de la finance n’a pas seulement impliqué un remodelage des structures économiques et des flux d’échange, elle a aussi conduit à la professionnalisation de la communication et de l’information, ainsi qu’à une intégration de plus en plus poussée des phases de la conception, de la création et de la consommation des produits, parallèlement à la fusion de sphères d’activités jadis séparées, voire opposées. Plus qu’une ouverture vers le grand public les TIC révolutionnent l’organisation interne de l’entreprise, les logiciels de gestion appelés les ERP (Entreprise Ressource Planning) gèrent différentes tâches comme les stocks ou la trésorerie, le travail collaboratif est simplifié grâce à l’utilisation de l’intranet et de la messagerie, le système «wireless» ou «sans fil» maintient un lien permanent avec des collaborateurs en déplacement tout comme la vidéo conférence, tout cela génère un meilleur partage ainsi qu’une meilleure circulation de l’information interne. Ainsi, le monde est devenu une grande maison de verre, un acquis contre les régimes totalitaires dans la mesure où l’information n’est plus le quatrième pouvoir mais le pouvoir lui-même. L’infrastructure de l’Internet se répand aujourd’hui autour du monde pour créer un large réseau mondial et ce grâce à l’informatique qui permet aujourd’hui de numériser les informations et de gérer de nouveaux systèmes. L’intégration des télécommunications, de l’informatique et de l’audiovisuel a donné naissance à la Société de l’information qui fait l’objet d’une attention particulière de la part des États et des organisations internationales. Cet intérêt s’est trouvé accru depuis plus d’une décennie en raison des retombées socio-économiques et culturelles des nouvelles technologies de l’information de la communication (NTIC) : la «fracture numérique» transcende en effet les clivages géographiques et traverse de part en part toutes les sociétés humaines. C’est que les nouveaux moyens de télécommunication facilitent l’échange et la diffusion de la connaissance. Ces nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) changent donc profondément la vie au quotidien des citoyens, le fonctionnement des entreprises, de l’État. Les TIC influencent également la recherche scientifique et technique et permettent indirectement de réaliser de nouvelles découvertes qui ont à nouveau un effet macroéconomique. Enfin les TIC ont un impact dans de nombreux autres domaines comme les loisirs, la culture, la santé, la gestion du temps, les comportements en société. L’avènement d’Internet et le développement formidable qu’il connaît depuis quelques années ont pratiquement mis en demeure l’entreprise – de quelque importance qu’elle soit – de s’adapter et d’en faire l’usage le plus judicieux et le plus productif. La compétitivité l’obligeant à obtenir ou à donner l’information en temps réel, l’entreprise va en effet investir la Toile et recourir à l’électronique pour faire face à la concurrence et développer ses activités. Les NTIC permettent de mettre en place depuis quelques années des modèles d’organisation du travail dont les principales caractéristiques sont la décentralisation et flexibilité. Le phénomène de délocalisation de l’emploi tient largement de la recherche des gains de productivité et des possibilités offertes par les NTIC aux entreprises, particulièrement à celles qui sont d’une grande envergure : télé-saisie, télétraitement et télémaintenance informatique sont maintenant une réalité de tous les jours. 
2.-L’Algérie et les enjeux de la mondialisation de la société de l’information En Algérie, certains responsables vivant encore à l’ère du parti unique, nous assistons à une déconnection par rapport aux nouvelles mutations. Pour preuve, les trois chaînes de télévision publiques sont des copies conformes avec un gaspillage d’argent et des débats lassants animés soit par les responsables politiques et économiques proches du pouvoir soit par des intellectuels organiques (aux ordres) selon l’expression heureuse du grand philosophe italien Antonio Gramsci mais sans aucun impact ni au niveau interne ni au niveau international. Or les Algériens, se détournant e plus en plus des versions officielles sont désormais parabolés et branchés sur Internet. Au cours de ces dernières années l’industrie des TIC a grandement contribué à la croissance de l’économie et reste un secteur important dans les échanges commerciaux au niveau mondial ainsi que pour le développement du commerce intra entreprises. En Algérie, la 4G a été récemment installée avec un retard car la 3G est largement dépassée et ce afin de réaliser le saut technologique car les compétences existent. Chaque jour, de nouvelles avancées technologiques rendent plus obsolètes les progrès antérieurs. D’où les enjeux – en termes d’opportunités mais aussi de risques de marginalisation de l’Algérie – que représentent les NTIC pour la croissance et le développement social. 
Ce retard est dû en partie aussi au problème des mentalités et des attitudes négatives qui entravent la réalisation de projets novateurs et très intéressants, que proposent des spécialistes. La connexion Internet trop lente et l’Algérie n’a pas réussi à rattraper son retard cette année en matière de Technologies de l’information et de la communication (TIC), au contraire, elle est même en recul dans le classement mondial établi par le World Economic Forum sur le développement de ces technologies. L’Algérie gagne trois petites places dans le classement du rapport 2016 du Forum économique mondial consacré à l’innovation dans l’économie numérique, passant du 120e au 117e rang sur 139 pays. Elle ne figure pas parmi les dix premiers pays africains en raison d’un environnement et d’un usage des TIC en deçà des standards mondiaux Entre 2010/2015, l’Algérie est passée de la 114ème place dans le classement mondial de 167 pays en matière de développement de l’indice des TIC selon le rapport de janvier 2016 de lUIT. Le Global Information Technology Report 2013 plus détaillé, a permis de présenter un panorama des pays et de leur utilisation des TIC. (A suivre) Dr Abderrahmane Mebtoul, professeur des universités, expert international.

Dr Abderrahmane Mebtoul

Relizane : Plantation de 200 arbustes à El Matmar

Le Complexe Sportif de Proximité de la commune d’El Matmar, dans la wilaya de 


Relizane, a organisé, hier, un volontariat pour la plantation d’arbustes au village de Merdja, situé à 15 kms au nord de la ville de Relizane. 

L es incitateurs de cette action louable ont convié plus particulièrement des enfants afin de leur inculquer, dès le bas âge, la culture de la protection de l’environnement et l’amour de la nature. Mais en plus des 60 enfants scolarisés venus prendre part à ce volontariat, d’autre villageois, des fonctionnaires de la mairie et de l’administration locale ont tenu, eux aussi, à être présent, le tout dans une ambiance de convivialité et de retrouvailles. 
La mairie d’El Matmar et les services des forêts n’ont lésé sur aucun effort pour venir en aide à cette action. Des employés de l’APC et ceux de la direction des forêts de la wilaya de Relizane ont prêté main forte aux responsables du Complexe sportif d’El Matmar. D’ailleurs, « plus de 200 arbustes, de différentes qualités, ont été plantés », nous dira M. Berkia, cadre à la direction de la jeunesse et des sports à la circonscription d’El Matmar. En plus de la plantation d’arbustes, des actions de nettoyage et de ramassage d’ordures ont été aussi effectuées, en parallèle, par les volontaires. 

D’ailleurs, selon notre interlocuteur, un riche programme consistant en la protection de l’environnement et la plantation d’arbustes au niveau de plusieurs localités de la wilaya, a été concocté par la DJS de Relizane. « Ces actions ont été organisées suite aux états généraux sur la protection de l’environnement, initié par le wali de Relizane, Derfoufe Hadjeri, afin de joindre l’acte à la parole et sensibiliser toute la population de la wilaya sur la nécessité de son implication effective dans le domaine de la protection de l’environnement.
A.L.

10/26/2016

Relizane : La campagne de dératisation tarde à venir...



Ils envahissent les caves et les alentours des cités, se faufilent même le jour dans les cages d’escaliers, et surtout représentent un danger permanent pour les habitants. 
Les ensembles urbains n’ont jamais connu un tel envahissement de rats, d’après les familles qui attendent toujours des actions de dératisation susceptibles de freiner cette dangereuse prolifération. 

La dernière campagne date de l’an dernier mais faute de produits ou de programmation, elle n’a pas été répétée, et donc, son effet aura été de courte durée. A en croire les déclarations faites hier par un responsable de l’APC, il s’avère que les produits commandés en décembre dernier ne seront réceptionnés par les magasins du service d’hygiène, que dans une dizaine, voire une quinzaine de jours. 

Là aussi, les lourdeurs de l’administration aussi bien dans la passation des marchés que lors des attributions des enveloppes financières se répercutent négativement sur la vie des citoyens, surtout quand il s’agit de prendre en main des opérations rapides et immédiates, comme l’a regretté notre interlocuteur. 

Le service d’hygiène de l’APC qui avait pourtant pris ses précautions à temps pour réceptionner les produits de dératisation, ne pourra lancer la campagne salvatrice que tard dans l’année, au moment où la prolifération s’aggrave, d’autant plus que « les ordures qui jonchent la majeure partie des quartiers des cités urbaines sont une véritable aubaine pour les rats et les insectes nuisibles ». 

Dans un autre contexte, rappelons- le, même retard apporté dans le paiement des pécules pour les handicapés, dont les listes restent souvent bloquées pendant des semaines, voire des mois, toujours dans le lent processus de l’attribution financière dont souffre cette partie de la société. En 2016, une catégorie d’handicapés aura attendu plus de six mois pour qu’enfin l’inspection financière, après un contrôle le des plus rigoureux, donne enfin son feu vert pour le paiement.
A.L.

Mascara: Forages et châteaux d'eau pour les zones rurales

Les populations rurales de plusieurs contrées déshéritées implantées au sud-ouest du territoire de la wilaya ont manifesté leur satisfaction de voir leurs doléances aboutir dans le domaine des ressources hydriques. 

Une dizaine de douars entre autres Ouled Mrah, Bekhakha, Kedadra, Ouled Aîssa, Toumiates, Kherarza, Bouaâla, Saf-Saf situés dans des zones éparses relevant des circonscriptions communales de Benian et Aouf ont bénéficié d'équipements hydrauliques qui leur permettent de recevoir chez eux de l'eau potable. En effet, dans les environs de la localité de Benian, c'est un château d'eau qui a été réalisé sur les hauteurs du premier douar. 
Sa capacité est de 250 m3 et va approvisionner près d'un millier d'habitants. Plus loin, dans la même région, les pouvoirs publics ont mis en service un puits artésien d'une profondeur de 300 m autour duquel gravitent six douars populeux. 
Ce forage qui débite une quantité de 15 l /s est destiné à plus de deux mille familles. 

Dans une zone montagneuse située dans le district de la commune de Aouf, un autre puits artésien, profond de 280 m, a commencé à fonctionner en déversant un débit de 10 l /s au profit d'une population de près de 5.000 habitants. 

Ces équipements ont permis le retour des familles et leur stabilité sur leur terre en attendant aussi d'autres mesures incitatives inhérentes aux commodités et au confort entrant dans le cadre du développement local et le quota réservé à ces contrées éloignées.

par Mohamed Belkecir

Santé de proximité à Tiaret : Inauguration d’une polyclinique à Oued Lili


Le secteur de la Santé de la wilaya de Tiaret vient de se renforcer d’une polyclinique, tant attendue par la population d’Oued Lili. 

C’est à l’occasion du 53e anniversaire de l’Indépendance nationale, que le wali a inauguré cet établissement de la santé, qui a coûté 17 millions de dinars pour sa réalisation et 2 millions de dinars pour son équipement. 
Cette structure, un point de garde, appelée à assurer plusieurs services se compose d’un laboratoire, une salle de radiologie, une salle de consultation soulagera les autochtones des difficultés rencontrées, lors des différents déplacements en quête d’une prise en charge médicale. 

Dans ce même contexte, le chef de l’Exécutif a visité la polyclinique de Si Abdelghani, où il a reçu des explications sur les prestations et l’activité de cette structure.
Pour rappel, et dans le cadre du développement local, la commune de Si Abdelhamid a bénéficié d’un programme de réaménagement et d’équipement avec une enveloppe de 4,5 millions de dinars. 

Durant sa tournée, le wali a eu un entretien avec la société civile des deux localités et a enjoint qui de droit pour la prise en charge des préoccupations des citoyens et de trouver des solutions effectives, pour rendre agréable le quotidien des administrés
C. A.

L’éclairage public à énergie solaire



Batna : Le projet d’utilisation de l’énergie solaire pour l’éclairage public dans la commune de Batna vient d’entrer en phase de test, a indiqué hier, dimanche, le vice-président de l’APC, Mohamed El Hanni.

Six lampadaires à énergie solaire ont été installés au rond-point de la place de la Liberté, au centre-ville, par un opérateur privé, au titre de la mise en œuvre du projet lancé avec le concours de l’Union européenne dans le cadre du programme de l’Instrument européen de voisinage et de partenariat Sud, a précisé El Hanni. 

Un cahier des charges sera signé avec le même opérateur, pour doter d’ici fin novembre prochain, dans une première phase, en système d’électricité solaire un jardin public, une école, une mosquée et certaines rues, a assuré le même élu. 
Selon le vice-président de l’APC, Batna est l’une de trois communes, avec Sidi Bel Abbès et Boumerdès, ayant signé avec l’UE la convention de rationalisation de l’énergie par le recours aux panneaux solaires. 

Des experts européens ont effectué plusieurs visites à Batna en 2014 pour accompagner la commune à élaborer un plan de travail pour l’exploitation de l’énergie solaire, a ajouté cet élu, qui a souligné que l’UE apportera une contribution «symbolique» après la mise en œuvre du projet. La facture de consommation en énergie électrique de la commune de Batna atteint annuellement 150 millions DA, avait indiqué à plusieurs occasion le président de l’APC, Abdelkarim Maroc.


R. L. / APS

10/25/2016

SECTEUR DE L’AGRICULTURE À TIARET Plus de 50 investisseurs bloqués à Rechaiga



Une correspondance a été adressée, par les concernés, au chef du gouvernement qui est encore une fois interpellé pour trouver une solution.
Si la wilaya de Tiaret s’est illustrée ces derniers temps par le lancement d’importants projets d’investissement, notamment ceux portant sur la grande industrie, à l’instar de la raffinerie de Sidi Abed, l’usine de fabrication de véhicules Mercedes-Benz de Aïn-Bouchekif et celle de montage de véhicules Hyundai de Tiaret, il va sans dire que le laxisme des autorités locales  met l’investissement agricole dans l’opacité. 
Ainsi, aucune démarche méritoire n’a été entreprise pour assainir le climat à Rechaiga, où plus d’une cinquantaine de projets inscrits dans le cadre de la mise en valeur par la concession, portant sur des superficie allant de 50 à 100 hectares chacune à Racha Ou Zeboudj, sont toujours en souffrance. 
Muni d’un dossier, à savoir l’acte de concession acquis conformément à la circulaire interministérielle n°108 du 23/02/2011 portant sur la création de nouvelles exploitations agricoles et d’élevage, l’autorisation de construction des hangars, un plan cadastral, l’un des bénéficiaires qui s’est présenté à notre bureau, s’est dit scandalisé de voir son projet ne pas aboutir alors que toutes les modalités ont été entreprises dans les normes.
L’obstacle a été, pour rappel, les riverains de ce périmètre en friche qui se sont opposés au projet de concession estimant que les terres leur appartiennent. 
D’ailleurs, cette histoire allait faire tache d’huile, n’était l’intervention de la gendarmerie qui était parvenue à maîtriser la situation lorsque les citoyens voulaient agir “à leur manière”. “Ce que nous demandons aujourd’hui, c’est l’intervention du premier responsable de la wilaya qui est appelé à nous rétablir dans notre droit. Mais ce dernier fait la sourde oreille et ne veut même pas nous accorder une audience alors que pas moins de cinq ministres nous ont reçus”, a martelé notre interlocuteur.
Ce dernier, dont le projet tourne autour de l’élevage de la vache laitière, l’arboriculture et les cultures fourragères… pour un chiffre d’affaires estimé à près de 7 milliards de centimes comptant créer 15 emplois permanents et 20 saisonniers, considère qu’il est victime  de la bureaucratie. 
En plus de près de 1000 emplois que les 56 opérateurs ont prévus pour leurs projets, l’investissement sera caractérisé par un essor considérable quant à l’amélioration de la sécurité alimentaire dans la région et dans le pays. Par ailleurs, une correspondance, dont nous gardons une copie, a été adressée par les concernés au Premier ministre qui est encore une fois interpellé pour trouver une solution à cette paralysie qui traîne depuis le mois de mai 2016.   
R. SALEM
LIBERTE

Tiaret Des fonctionnaires ont bénéficié de locaux destinés aux chômeurs


Tous ceux, hommes ou femmes, dont certains exercent comme fonctionnaires dans l’administration et qui se sont accaparés de locaux commerciaux par des moyens dévoyés seront traduits en justice», a affirmé, il y a quelques jours, le wali en marge de sa visite de travail au niveau du chef-lieu de wilaya.

Des sources au fait du dossier rappellent que l’opération d’assainissement effectuée par les pouvoirs publics, sous la houlette du chef de daïra, ont permis de débusquer des personnes qui, avec des noms d’emprunt ou en usant de fausses déclarations, ont pu mettre la main sur certains locaux disséminés à travers le territoire de la commune.
Le centre commercial dit des «191 locaux», situé route d’Alger, a fait l’objet d’une minutieuse inspection et décision a été prise de réaffecter certains locaux sous-loués ou inoccupés et des espaces cédés à des entités publiques, tels l’Ondeec ou l’Office de l’assainissement.  
Mohamed Guesmi, chef de daïra de Tiaret, qui mène un travail méticuleux pour remettre de l’ordre dans la baraque, a fait savoir en marge de la visite que «certains occupants se sont vu octroyer une extension à l’espace qu’ils occupaient convenablement».
D’autres, qui contrevenaient aux clauses contractuelles ont reçu des mises en demeure avant annulation de la location. 
M. Bentouati Abdeslam, qui a déjà pris quelques mesures en affectant une partie de certains espaces de ces locaux, voudrait voir le centre commercial, situé route des Frères Kaidi, cédé suivant soumission.
Un écrit aux 14 chefs de daïra préconise certaines autres mesures coercitives à l’intention des contrevenants. 
Au chapitre recouvrement, Belkheira Larbi, S/G de l’APC de Tiaret, indique que depuis la prise en main de ce dossier par les pouvoirs publics, nombreux des 1189 locataires sont rentrés dans les rangs et s’acquittent normalement de leur loyer.
 
Par A. Khalid
el Watan

Tiaret: Le Conservatoire de musique rouvre ses portes



Bonne nouvelle pour les mélomanes : le Conservatoire communal de musique «Mohamed Bentaïba» rouvre ses portes après plus de deux années de fermeture. 

En effet, fermé pour des problèmes de gestion par le maire de la ville, une solution a enfin été trouvée pour redonner une seconde vie à ce Conservatoire, cher au défunt Mustapha Belarbi, son créateur dans les années soixante-dix. 

Livré à lui-même et détourné de sa vocation originelle depuis le départ de son ancien directeur, le président de l'Assemblée populaire communale de la ville de Tiaret, M. Bouteldja Rabah, avait décidé, en janvier 2015, de mettre de l'ordre dans la gestion du Conservatoire de musique. 

Confié à l'association Musicana, composée de musicologues, tous issus de l'Institut national supérieur de musique, des cours de musique, guitare, violon, piano ou encore la chorale (andalou et chaâbi) sont assurés deux fois par semaine aux mélomanes âgés de 7 à 77 ans. 

Les autorités de la ville de Tiaret se disent totalement disposées à donner tous les moyens nécessaires pour faire de ce Conservatoire un espace au service de la formation de jeunes mélomanes, afin de lui redonner ses lettres de noblesse, «partant du principe que cette structure fait partie du patrimoine de la ville», a déclaré le P/APC, ajoutant que de nouveaux équipements seront prochainement acquis au profit de cette école, «qui bénéficiera d'une opération de réhabilitation». 

par El-Houari Dilmi

Vif engouement pour le M’naguer Ghardaia

Fraîchement cueillies dans les palmeraies de la région de Tidikelt (In-Salah), M’naguer (dattes précoces), produit phare de l’agriculture oasienne, arrivée à maturité, suscite un engouement croissant des consommateurs en ce début du mois de Ramadan à Ghardaïa. Aliment très recherché pour la rupture du jeûne durant le mois sacré de Ramadan, la consommation de ce produit alimentaire à la côte pendant cette période.



Cette variété "M’naguer" qui demeure la plus prisée dans la région, en cette période de l’été, est proposée sur les étals improvisés dans le souk et les différentes artères et ruelles de la capitale du M’Zab à des prix oscillant entre 550 et 650 DA le kilogramme, selon le calibre du fruit et son goût. Mielleuse aux reflets mordorés, mi-mûre et encore jaunâtre, cette datte précoce est récoltée manuellement par grappillage, une méthode qui consiste
à ne cueillir du régime que les dattes arrivées à maturation, a expliqué Ami El Hadj Bachir un commerçant en fruits et légumes de Ghardaia. La cueillette du M’naguer est très éprouvante physiquement et peut durer plusieurs jours. Elle est grappillée par un grimpeur de palmier au péril de sa vie, avec précaution, tôt le matin ou en fin d’après midi, suivant, régime par régime et brindille par brindille de dattes, les palmiers du Tidikelt, région la plus chaude du pays, d’où proviennent les premières dattes de la saison, a précisé le commerçant.
Jadis, la récolte du M’naguer commençait vers le début du mois de juin et s’étalait jusqu'à la mi-juillet. Cependant cette année, le murissement de cette variété de datte, molle et très sucrée, a connu un retard justifié par le changement climatique, a expliqué ami Bachir en fin connaisseur des produits phœnicicoles. 
"Les signes du changement climatique sont visibles sur le fruit dont l’épicarpe est marquée de plissements et de froissement", a-t-il relevé.  "Cette datte précoce est très fragile, vulnérable aux fluctuations climatiques et se gâte rapidement". Elle doit être consommée au plus tard trois jours après sa cueillette, recommande le commerçant. A la grande satisfaction de nombreux commerçants, l’apparition du M’Naguer coïncide cette année avec le mois sacré de Ramadan qui confère une grande cotation et une valeur marchande à ce fruit très recommandé pour rompre le jeûne. 
Ce produit grappillé dans les palmeraies de Tidikelt est présent en force sur les étals des marchands de Ghardaia et s’écoule facilement, a soutenu un commerçant occasionnel de dattes. Le "M’ naguer" a détrôné les dattes stockées par les spéculateurs,  a expliqué le commerçant en déplorant le manque d’organisation du circuit de commercialisation de la datte. 
Cependant à l’apparition sur le marché, ce fruit attire des foules de consommateurs et de curieux et constitue la meilleure offrande que l’on fait à une personne, en cette période estivale dans la région de Ghardaia.  Proposé à la vente dans des boites en carton utilisées généralement pour l’emballage des gâteaux, les consommateurs se précipitent pour acheter une petite quantité en guise de "Fal", augure d’une saison faste et "sucrée", espèrent-ils.

Biskra : Le Ziban qui a fasciné Ibn Khaldoun

Sur les sommets des grandes chaînes montagneuses d’El-Kantara, les signes des déserts et du Sahara commencent, les grains de sable doré, le ciel bleu clair et les oasis vertes dispersés le long des routes droites et sinueuses.



Là bas, sur les pas des Aurès, se trouve la ville de Biskra, la sirène des Ziban, la ville des paysages panoramiques splendides et de l’air propre et pur, la ville de la simplicité, l’hospitalité et l’accueil chaleureux de ses habitants. C'est le lieu des dattes délicieuses, l’artisanat traditionnel et historique. Cette ville a attiré l’attention et l’amour de tous ses visiteurs de passage ainsi que ses habitants réguliers sous son ciel bleu. Poètes et artistes, historiens et philosophe, littéraires et même chasseurs et sportifs; Ont trouvé tous au sein de ce paradis, leurs rêves, leurres inspirations et leurs souvenirs. Ils ont écris sur elle sans épuisement. Parmi ces grands, l'historien et philosophe musulman Ibn Khaldoun qui passa pour se reposer à Biskra en 1352 ou il écrivit beaucoup sur les descendants de la ville et sur toute la région; le célèbre écrivain français André GIDE qui s’installa à Biskra en 1893, et commença d'écrire ̏ Les Nourritures terrestres˝, et publia ̏ Paludes˝ . L'artiste et l'aventurier, le conte "London de Langeville" qui s'installa à Biskra en 1879, ou il construit son jardin de rêves qui porte son nom jusqu'aujourd'hui avec une très grande diversité mondiale de ses plantes. Biskra, Sokkra, Vescra, Vecera, Adbesran,... toutes ces nominations, ont fait l'objet d'une grande recherche approfondie. Mais les historiens arabes et étranges ne sont pas en accord sur les origines de son appellation. Parmi eux, plusieurs disent que son nom descend de du nom romain Vecera, qui signifie "station" ou "endroit" d'échange commercial, vue à sa situation géographique qui relie le nord au sud. Mais le chef romain Betolimih BenyoubaII lui donna un autre nom "la rivière du destin", qui est due à la rivière de sidi Zarzour (le nom de la rivière aujourd'hui) qui travers la ville. Certains chercheurs trouvent que son nom descend de l'ancien nom romain "Adebesran" due à l'ancienne source géothermale qui se trouve proche de la ville, hammam Salhine aujourd'hui. D'autres sources disent que le vrai nom descend du mot "Sokkra", due à la meilleure qualité de dates sucrées que cette ville possède partout dans ses oasis. Entre toutes ces version sur les origines du nom Biskra, d'autres versions confirment que la nomination actuelle "Biskra" a été donné par les Carthaginois. Mais, chose sure, le nom de la ville de Biskra reste toujours relié à l'histoire de la région des Ziban qui s’étend des Aurès au nord jusqu'au Chott Melghir au sud et de le zone dite El-Guebla a l'est jusqu'au Oued Djdey à l'ouest. En 3000 avant J.C., les habitants de Biskra vécurent avec la chasse et la vente des animaux sauvages aux romains qui les élevèrent ou les dressèrent pour les cirques. Jusqu'à l'apparaissions de l'agriculture, où l'activité de ses habitants a changé. La ville de Biskra connut de nombreuses guerres très violentes au cours de la colonisation Romaine, notamment la grande guerre de résistance dirigée par le chef Berbère Takfarinas. Suivi par son successeur le grand guérie militer Jugurtha "Youghorta" qui résista à l'armé romaine. Avec l'aide des habitants de la ville qui n'ont pas hésité de donner leurs soutient humain et matériel, Jugurtha détruit l'armé romaine au pats de la région dite Noumidia. Au 4eme siècle après J.C., les Vandales "Oundals" envahirent la ville de Biskra et occupèrent toute sa terre après une langue résistance de ses habitants. La faiblesse des Vandales et leurre chute devant la résistance et les combats continus des habitants, les ont obligé de s'intégrer avec les habitants des Ziban d'une façon complète. Après quelques dizaines d'années, les romaines reprirent la direction de la ville où ils construisirent des obstacles pour se protéger des vengeances de la population. Ils restèrent avec une telle vigilance jusqu'à l'arrivée du conquérant arabe Okba Ben Nafaa Elfehri au 7eme siècle après J.C.. Pendant cette période toute la zone devint sous une autre monarchie. Ce fut la monarchie arabo-musulmane. Après 20 ans de conquêtes, Okba Ben Nafaa mourut en 683 après J.C. avec son armée lors de son retour du Maroc. Sa mort a été organisée par une embuscade montée par son adversaire le prince numide (berbère) Koceila et son armée à l'endroit dit Tahouda, un petit village situé à 5km de l'oasis "Sidi Okba" dont le corps de ce conquérant repose dans la mosquée de la ville qui prit son nom. D'après l'imam de cette mosquée, ce lieu qui contient plus de 300 tombes, est le 4eme lieu saint de l'islam, après la Mecque, la médina et l'Aksa. Au début du 10ème siècle, Biskra et toute la zone des Ziban, ont été conquises par les rois de Beni Hammad, suivis après par la kabyla de Elathbend des bannis Hilal (les arabes Hilaliens) qui enleva et confisqua les biens des habitant. Ces derniers demandèrent l'aide des Almohades du royaume de Marrakech au 12eme siècle après J.C. Au 14ème siècle après J.C., les Hafside arrivèrent en Tunisie puis en Algérie. Biskra devint un pole très important pour les Hafsides de Tunisie ou elle resta sous leurre monarchie et direction pour une longue période puis sous l'autorité des Mérinides de Fès et banni Abd-Elouadi et les Znatiyin de Tlemcen. En 1541, la conquête de la ville par les turques commença, sous la direction du Hocine Agha qui défendit la ville d'Alger à l'époque et fit sortir les force de Charles Compte de cette dernière. L'empire Ottoman resta dans la ville 3 siècles jusqu'à la colonisation française en 1830. En effet, après l'envahissement de la ville de Biskra en 1844, et due à sa nature géographique protectrice, l'armée française, construisit une zone sécurisée dans son agglomération pour s'opposer à la résistance populaire des habitants. Mais la progression du mouvement de libération d'El-hadj Mohammed Esaghire Elokbi, le successeur ou "califat" d'El-Emir AbdElkader qui se rendit au Général Lamoricière le 23 décembre 1847, détruisit ses armures et rentra dans une guerre de deux fronts, le premier contre La famille Ben Ghana et les force françaises et le deuxième front contre le pillage et la malversation d'Ahmed Bey et sa monarchie à Constantine. C'est ainsi que l'opposition et le refus des rebelles continua jusqu'à la guerre de Zaatcha à 20 kilomètres à l'ouest de Biskra en 1849. Le refus menaça les français de s'éterniser dans toute la zone des Ziban et put même s'étendre aux Aurès sous la direction du Cheikh Bou Zian, qui refusa de payer l'impôt des palmiers, le lieutenant Séroka, du bureau arabe de Biskra, l'affaire de Zaatcha commença. Pendant cette première période, la guerre de Bou Zian, chef de tribu, est mémorable. Les colonnes s'engagèrent dans les jardins, délimités par des petits murs, qui entourèrent les Ksours dans les oasis et formèrent un inextricable dédale. La fusillade fut terrible, les indigènes reculèrent mais il y a déjà plusieurs morts et de nombreux blessés, achevés à l'arme blanche par Bou Zian, et ses hommes. Carbuccia, le Colonel français se retira. L'échec fut grave, l'effet moral désastreux. Bou Zian, exploita sa victoire et adressa des lettres enflammées aux gens des AURES et des ZIBAN... Arrivés devant la zone dite Zaatcha les Français rencontrèrent une muraille bastionnée, crénelée, précédée d'un fossé de 7 mètres de large et de 1 à 3 mètres de profondeur rempli d'eau. Le Colonel Carbuccia chargé de cette mission fut surpris par la topographie du terrain et la résistance qui lui opposa au milieu d'une végétation dense. Les luttes et les combats continuèrent pendant 7 mois sans arrêt. Il fallut 7 000 hommes de troupe et 53 jours de blocus pour la destruction du siège par les trois colonels réunis: Canrobert, Barral, et Lourmel donnant la mort du chef Bouzian avec 1400 assiégés et 2130 personnes du coté français. Cette défaite ne diminua pas la volonté des habitants pour résister contre les forces de l’armée française. En effet, les habitants conduisirent de nombreuses guerres la plus connue, fut la guerre d'El-kamri en 1879. Après près de 100 ans des événements de Zaatcha, et en 1954, Biskra fut parmi les important endroits où la guerre du 1er novembre a commencé notamment dans les montagne des Aurès et dans les villages en pisé, tout entourés de palmiers, avec les murs et les saguias séparant les jardins, présentent à l'assaillant des difficultés considérables. Enfin, le passage des différents peuples et civilisations sur cette région, la ville de Biskra s'est appropriée un style et une allure originale et vivante. Elle reste, sans doute, un berceau éternel pour les civilisations, et un centre de rayonnement culturel. Son large histoire amble fera pour toujours une grande partie de l'histoire algérien et nord africain.