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7/26/2019

L’ESPRIT ALGÉRIEN


Des heures avant le début de la 32e finale de la coupe d’Afrique des nations de football entre l’Algérie et le Sénégal, les youyous des femmes fusaient de partout, les klaxons retentissaient annonçant l’exploit en ce vendredi 19 juillet 2019, un jour de weekend devenu un symbole d’abnégation et de courage.

Que ce soit dans les places publiques ou dans les stades où des écrans géants ont été installés pour la retransmission de la finale, les heures paraissaient interminables avant le coup d’envoi d’une rencontre, marquée par un beau football que l’Afrique a su exporter au reste du monde à travers les contingents de joueurs qui évoluent en Europe et en Asie. 

Portée par des milliers de supporters partis au Caire, cette surprenante équipe, dont personne ne soupçonnait le talent, était partie en Egypte pour faire de son mieux, disait son coach Djamel Belmadi. L’objectif était d’aller le plus loin possible, tester son potentiel et ses limites. Or, la limite de cette équipe s’est avérée sans limites jusqu’à décrocher une seconde étoile qui semblait les fuir de tournoi en tournoi comme si le sacre de 1990 était une malédiction.
Cette consécration intervient à un moment où le pays aspire à un changement qui le conduirait vers des horizons de progrès, de liberté et de justice. Le symbole est fort. Le hirak qui se déroule en Algérie depuis le 22 février s’est confondu au sport depuis deux semaines.

Comme si l’équipe nationale était une expression du mouvement populaire, son ambassadeur plénipotentiaire, exigeant, au demeurant, des joueurs d’être aussi pugnaces et à la hauteur des espoirs des manifestants qui battent le pavé chaque vendredi dans les villes algériennes.
Les camarades de Mahrez étaient ainsi conviés à aller, certes, le plus loin possible mais avec un titre qui scellerait l’aboutissement d’un effort collectif et d’une conviction nationale inébranlable. C’est ainsi que les algériens étaient impatients de voir cette armada de jeunes fougueux et courageux se hisser au sommet de l’Afrique, 29 ans après le sacre algérois réalisé lui aussi dans des circonstances particulières pendant lesquelles le peuple cherchait une nouvelle voie.
Le destin a voulu que les deux finales remportées en 1990 et 2019 se terminent sur le même score (1-0). Un signe ? Certes ! Les algériens qui avaient traversé après les années 1990 une douloureuse décennie ont, désormais, pris conscience que les acquis aujourd’hui se fassent dans le calme, la paix, le dialogue sincère...et dans la solidarité.

Au-delà du résultat et des victoires qu’ils ont obtenus face à des équipes ayant eu les faveurs des bookmakers, les fennecs ont surtout livré une leçon de cohésion, de solidarité, de courage et surtout ont appris à ne pas mettre un genou à terre lorsque l’objectif semble parsemé d’embuches.
Ce qui a permis aux joueurs de remporter le trophée africain est l’esprit algérien, celui qui ne cédé pas en dépit des blessures, de la fatigue et quelle qu’elle soit la force de l’adversaire. La blessure de Belamri a été l’illustration de ce mental d’acier et du sacrifice au-delà de la douleur pour offrir du bonheur à un peuple lui aussi dompter ses plaies. 

7/10/2019

Conception pour la première fois d'une carte culturelle pour la wilaya de Chlef


La Direction de la Culture de la wilaya de Chlef a édité, pour la première fois, une carte culturelle qui devra être mise à la disposition des touristes et visiteurs de la région, et ce dans le cadre de la démarche visant la promotion du tourisme interne et la valorisation des atouts touristiques et monuments culturels dont dispose la wilaya, a-t-on appris vendredi, auprès des mêmes services.
"Par souci de promouvoir le tourisme interne et fournir aux visiteurs de la wilaya de Chlef un guide renfermant les sites et monuments importants qui pourront être visités, le secteur du Tourisme a conçu, pour la première fois, une carte culturelle", a indiqué à l'APS, le chef du service Patrimoine, Mohammed Guendouzi.
Cette carte culturelle contient, selon le même responsable, différents chemins et accès menant à plusieurs site archéologiques et monuments culturels connus dans la wilaya, outre des cartes des différentes structures relevant du secteur de la Culture, notamment, les musées et les objets archéologiques qui y sont conservés.
Les responsables du secteur proposent un circuit touristique qui permettra de visiter les objets archéologiques au Musée public national Abdelmadjid-Meziane, le Musée El Asnam (ex-Dar El Baroud) qui renferme des objets de la plus ancienne basilique en Afrique du Nord, Saint-Réparatus et la maison de l'Artisanat à la cité Bensouna.
En deuxième étape, le circuit permettra également de visiter la commune de Medjadja pour y découvrir l'architecture ottomane à la maison de Dar El Kadi, la zaouïa du Cheikh Sidi M'Hamed Ben Ali, la casbah de Ténès, le fort de Sidi Merouane et le Musée Ali El Djira.
Les visiteurs de Chlef sont également conviés à découvrir les vestiges romains d'Arsenaria et la Kalaâ de Timici.
Première du genre dans la wilaya, cette carte culturelle s'inscrit dans le cadre de la promotion de la culture et du tourisme interne.

7/08/2019

Ghardaïa: intérêt grandissant pour les thermes de Zelfana



L’intérêt de la population algérienne, notamment la frange des personnes âgées, s’accentue pour la station thermale de Zelfana surtout en période de vacances scolaires, affirme un responsable de l’Assemblée populaire communale (APC) de cette collectivité.

On assiste à un "phénomène exceptionnel" marqué par un flux important de visiteurs en quête de cure, en cette période de printemps, dans cette localité dont l’économie dépend essentiellement du thermalisme, a affirmé le président de l'APC, Omar Ben Ghochi, précisant que cette tendance ne cesse d’accroître d’une année à l’autre.
Quelque 15.000 visiteurs ont préféré passer leurs vacances de printemps dans cette station thermale qui ne remplit pas uniquement le rôle classique de thermes aux vertus thérapeutiques, mais également de lieu de villégiature qui a su garder un cachet traditionnel apprécié par nombre de visiteurs, a-t-il tenu à préciser.
Les amateurs du désert tombent sous le charme de cette coquette oasis, verdoyante et ombragée avec une myriade de dunes, a soutenu M. Ben Ghochi, rappelant que l’engouement pour les thermes de Zelfana s'explique aussi par sa renommée à l’échelle nationale. La ville peine à contenir l’afflux de visiteurs, a fait savoir l’édile, soulignant que la capacité d’accueil de ce flux, qui fait presque doubler la population de la ville, est limitée, contraignant de nombreux visiteurs à s’installer à Ghardaïa et faire la navette chaque jour.
La capacité d’accueil est limitée par rapport à l’afflux de ces curistes notamment durant les vacances scolaires d’hiver et de printemps, a confié L. Benkhelifa, gérant d’un hammam à Zelfana, ajoutant qu’en ces périodes, la forte affluence de curistes engendre des cohues dans les souks et marchés, et une circulation très dense dans cette localité habituée au calme.
Pour deux algéroises rencontrées à Zelfana, une grand-mère et sa belle-fille, l'ambiance des thermes de Zelfana est agréable, notamment l’hospitalité de la population. De son côté, un sexagénaire de Tamanrasset, qui souffre visiblement de rhumatisme, a décidé d'entreprendre sur conseils d’amis le long voyage vers Zelfana pour des cures dans les bains aménagés sous formes de bassins ou une eau chaude riche en minéraux coule pour le bien être des curistes.
 Un espace de convivialité et de détente
Nichée à 400 mètres d’altitude dans les méandres de la Hamada et les dunes de sable, à la croisée des chemins menant vers Ouargla et l’extrême sud, Zelfana est un site de convivialité, d’ombrage et de détente. Les vertus curatives de ses eaux, unanimement reconnues, attirent des milliers d’adeptes aussi bien pour la remise en forme que pour des cures contre des pathologies telles que les affections rhumatismales et dermatologiques.   Dotée d’une capacité d’hébergement de près de 800 lits, selon les services de la commune, cette localité thermale est loin de répondre aux exigences des curistes et visiteurs, bien que de nombreux citoyens saisissent l’opportunité pour louer leurs logements et autres garages aux visiteurs.
L'eau thermale de Zelfana, dont la température est de 41,5 degrés, est à l'origine de la prospérité de cette localité depuis l’apparition du premier forage en 1947. Une affluence de plus de 300.000 curistes est constatée annuellement dans cette petite station thermale qui compte uniquement neuf petits hôtels et bungalows.

7/06/2019

TLEMCEN : Les sources d’El Ourit se tarissent


L’été 2019 sera dur, avant même les grandes chaleurs, le manque d’eau se fait sentir à tous les niveaux.
Le rationnement en eau potable dans certains quartiers a commencé, et ce, pour assurer une distribution équitable pour tous. 

Cette situation était prévisible. Depuis la fin du mois de mai, il n’y a pas eu de précipitations et le niveau actuel des barrages, est plutôt inquiétant.
Pour faire face à ce déficit du liquide précieux, il va falloir gérer d’une manière rationnelle les capacités existantes et s’attaquer à ce phénomène des fuites, qui malheureusement perdure. Les services de l’ADE sont à pied d’œuvre sur les chantiers pour les réparations, mais ils ne peuvent rien contre l’hémorragie provoquée par des entreprises qui interviennent sur le réseau routier. Les dégâts sont énormes. 

Durant la période estivale, ceux qui préfèrent le calme et la nature se refugient dans les grottes des cascades, lors des fortes chaleurs. Mais cet été, les sources fraîches et limpides qui jaillissaient de la roche ne coulent plus. Selon les riverains d’Aïn Fezza, la canicule n’est pas la seule cause du tarissement de ces sources centenaires. Elles ont résisté à toutes les grandes chaleurs.
L’explication est ailleurs. Ce sont les sondages réalisés aux alentours d’Aïn Fezza qui sont à l’ origine de cette situation. 

La nature, donc, n’est pas la seule coupable de cette disette.
El Ourit, c’était le passage obligé de tous les visiteurs, passant par Tlemcen. En été, les autochtones faisaient la fête tous les soirs, durant toute la belle saison. Sans eau, les cascades perdent tout leur charme, seul Ezzerga (le fameux Lac Bleu) attire les enfants.
Et dire que Tlemcen s’appelait autrefois «Pomaria», la poche d’eau.

OUARGLA : Affluence en été des apprenants dans les écoles coraniques



Les écoles coraniques et mosquées d’Ouargla accueillent, à l’avènement de chaque été, de nombreux apprenants, notamment des enfants encouragés par leurs parents, conscients des bienfaits et des valeurs de l’apprentissage du Coran. Encadrés par des enseignants et imams, rémunérés ou bénévoles, les disciples ne tardent pas à rallier, dès le début des vacances scolaires, 
les écoles coraniques pour apprendre le Coran, armés de fournitures spécifiques, autres que celles adoptées dans les établissements scolaires et consistant notamment en un ‘’Louh” (planche en bois), la ‘’Douaya” (encrier traditionnel), de Leklam (plume taillée dans une branche de roseau). Ils s’emploient à réciter, en groupe ou individuellement, pour mémoriser les Sourate, et corriger les aspects phonétiques et phonologiques de la récitation, dans ses deux versions de Tartil (lecture) ou de Tajwid (psalmodie), tout en oeuvrant au respect de la valeur prosodique de la lecture. 
Ces apprenants sont majoritairement encouragés par leurs parents, conscients des bienfaits et des valeurs d’apprentissage du Coran, à rejoindre les lieux et compléter leur apprentissage du Livre sacré, à l’exemple de Mme Zohra, satisfaite de voir ses trois enfants retrouver, chaque été, l’école coranique. Pour elle, ‘’nul ne peut nier les bienfaits et répercussions positives de l’apprentissage du Saint coran”, illustrant son propos par l’amélioration de leur performance linguistique acquise en langue arabe, et de leurs capacités cognitives et, ainsi, l’amélioration de leurs niveaux scolaires. 
Pour d’autres parents, inscrire les enfants aux écoles coraniques en été dénote de leur appréhension de voir leurs progénitures glisser dans les affres de l’oisiveté, des maux sociaux et de la délinquance. 
Approchés par l’APS, de nombreux disciples ont soutenu que les vacances sont ‘’une période propice” pour apprendre le saint Coran et les Hadiths (paroles du prophète QSSSL) dans les meilleures conditions. Taleb Aziz (15 ans, lycéen) a affirmé ne pas pouvoir rejoindre l’école coranique durant l’année scolaire, eu égard à la charge du programme scolaire, et profite, pour cela, des vacances scolaires pour un apprentissage intégral du Coran. Meriem (14 ans), affiche, de son côté, une forte volonté pour l’apprentissage du Coran, dont elle a d’ores et déjà achevé la moitié, disant mettre à profit la période des vacances, ‘’largement suffisantes, pour apprendre le Coran”, sous l’orientation de son enseignante. 
Cheikh Taki-Eddine, enseignant coranique à la mosquée ‘’El-Fedjr” de la cité Ennasr (périphérie d’Ouargla), a fait part de ‘’l’accueil chaque été de plus de 400 apprenants, encouragés par leurs parents qui manifestent un grand intérêt pour cet enseignement religieux”. Des Imams et enseignants coraniques à Ouargla ont suggéré la création de classes spéciales et structurées pour l’apprentissage coranique durant les vacances d’été, susceptibles d’atténuer la pression et la surcharge des écoles coraniques. 
L’enseignant bénévole, Brahim Korichi, dans une école coranique de la commune de Rouissat, près de Ouargla, a constaté qu’un ‘’grand nombre d’apprenants rejoint les écoles coraniques en été, constituant une grande charge sur les structures d’enseignement existantes, écoles et mosquées”, affirmant que son établissement accueille chaque été plus de 80 nouveaux apprenants. 
Cet état de fait ‘’influe négativement sur les conditions d’accueil et d’enseignement, bien que de nouveaux promus, ayant appris nouvellement et intégralement le Coran, contribuent à prendre en charge et combler le déficit en encadrement”, a-t-il avoué. Parmi les encadreurs bénévoles, l’enseignante Amina, quadragénaire, à la mosquée ‘’Mohamed Maghraoui”, dans le quartier de Mekhadma, qui s’emploie, depuis 12 ans, à inculquer le Coran aux élèves dont le nombre dépasse chaque été les 100 apprenants. 
Ces efforts en matière d’enseignement coranique ont permis à la wilaya d’Ouargla de se hisser aux premiers rangs des régions d’apprentissage du saint Coran, au regard du nombre croissant d’apprenants. Le secteur des Affaires religieuses et des Wakfs compte dans la wilaya d’Ouargla plus de 400 mosquées, 27 zaouïas et 30 écoles coraniques.

Tlemcen : Le costume traditionnel à l’honneur



La mise en valeur du costume algérien féminin et masculin dans toute sa diversité, sa promotion, sa sauvegarde sont les objectifs principaux de la manifestation «portes ouvertes» sur le centre d’interprétation du costume traditionnel algérien, ouverte mardi à Tlemcen, a indiqué la directrice lors du coup d’envoi de cette manifestation.

La mise en valeur du costume algérien féminin et masculin dans toute sa diversité, sa promotion, sa sauvegarde sont les objectifs principaux de la manifestation «portes ouvertes» sur le centre d’interprétation du costume traditionnel algérien, ouverte mardi à Tlemcen, a indiqué la directrice lors du coup d’envoi de cette manifestation. 

Cette manifestation se veut, en outre, un moyen pour faire connaitre le centre d’interprétation du costume traditionnel algérien et ses principales missions qui s’articulent, entres autres, sur la promotion et la sauvegarde de tout ce patrimoine riche et diversifié, existant à travers toutes les   régions du pays, a souligné Ainad Tabet Radia. 

Ces portes ouvertes comptent, en plus des expositions diverses de produits artisanaux dont la poterie, la vannerie, la maroquinerie, une exposition d’une nouvelle collection de la blouse oranaise avec tout l’historique de ses origines, a indiqué la même responsable, faisant savoir, par ailleurs, qu’une nouvelle collection du kaftan et de la chedda tlemcenienne a été mise sur pied au profit des touristes et des visiteurs, nombreux à visiter le site historique d’El Mechouar en cette saison estivale. 
En effet, le Palais royal d’El Mechouar ainsi que le centre d’interprétation du costume traditionnel algérien sont très fréquentés en cette période. Près de 13.000 touristes visitent ce site historique durant chaque saison, a-t-on indiqué de même source. 
Parmi les stands qui ont attiré de nombreux visiteurs est, sans conteste, celui d’une costumière miniaturiste d’Oran en l’occurrence, Mesli Nouria, laquelle, du haut de ses 70 ans, réalise des tenues en miniature des différents habits traditionnels algériens. 
Couturière à l’origine, cette artisane tente avec beaucoup de rigueur et   de précision de coudre des tenues en miniature afin, a-t-elle expliqué, «de contribuer à la mise en valeur des tenues de toutes les régions d’Algérie, notamment chaouie, targuie, sahraouie, kabyle, tlemcenienne, oranaise, annabie et autres, et à la sauvegarde de tout ce patrimoine aussi riche que diversifié et qui confirme le savoir-faire des artisans algériens». «Dans mon travail, je fais beaucoup de recherches sur les tenues. 
J’essaye de m’intéresser aux moindres détails pour faire la réplique exacte de tous les costumes qu’ils soient féminin ou masculine, a-t-elle déclaré. Des associations très actives à Tlemcen dans la promotion de l’artisanat et de la femme rurale sont présentes à cet évènement. Il s’agit, entres autres, de l’association de promotion de l’artisanat et de la femme rurale d’Ain Ghoraba et l’association du village d’Ain Douz, lesquelles, depuis leur création, il y a quelques mois, ont consenti d’énormes efforts pour relancer l’artisanat dans leurs villages respectifs et contribuer ainsi à la sauvegarde d’un pan entier du patrimoine national matériel et immatériel. 

La manifestation «portes ouvertes» sera clôturée jeudi prochain par un concert de musique andalouse qui sera animé par la chanteuse Nisrine Ghenim et Brahim Bouterfas.

Les restes de 24 chouhada ont été ré-inhumés à Tiaret



Des recueillements à la mémoire des martyrs, des inaugurations et pose de pierres de plusieurs projets socio-économiques ainsi que des aides pour des personnes handicapées, ont marqué la célébration, vendredi, du double anniversaire de l’indépendance et de la fête de la jeunesse, dans la wilaya de Tiaret.


Les restes de 24 chouhada ont été ré-inhumés vendredi au nouveau cimetière des martyrs de la commune de Rahouia dans la wilaya de Tiaret en présence du wali de Tiaret, des moudjahidine et des autorités locales à l’occasion du 57ème anniversaire de la double fête de l’indépendance et de la jeunesse. 
A l’occasion de la célébration de la fête de l’Indépendance la commune de Rahouia a abrité, hier, les festivités officielles et une cérémonie protocolaire au cours de laquelle les autorités ont honoré trois membres de la famille révolutionnaire ainsi que la distribution du registre d’or des chouhada de la wilaya de Tiaret. 
Par la même occasion, le wali de Tiaret, monsieur Bentouati, a procédé à la pose de la première pierre du projet de réalisation de 60 logements promotionnels et la réalisation d’un centre de formation professionnelle au niveau de ladite commune. 
Le wali a également présidé la cérémonie de l’inauguration officielle d’un centre commercial, un stade de proximité et une nouvelle salle de soins. 
Dans une ambiance festive, le premier responsable de la wilaya a procédé à la distribution de motos pour les handicapés et des cadeaux avant de visiter le projet d’une école alimentée avec l’énergie solaire.         

7/02/2019

Sid Cheikh (1544 - 1616) : chef spirituel de la tariqua Chadhoulya

Ne dérogeant jamais à l'une de leurs traditions séculaires, les descendants de Sidi Abdelkader Ben Mohamed rendent annuellement, tout au début de l'été, un vibrant hommage à leur patriarche, plus connu sous le nom de Sid Cheikh (1544 - 1616). 

Ce saint homme, véritable sommité du soufisme était réputé pour sa ferveur, sa piété et sa rectitude et mena une existence érémitique qui lui a valu respect et considération par ses disciples en sa qualité de chef spirituel de la tariqua « Chadhoulya ». 

Il a fondé une nouvelle voie qui s'étend jusqu'aux confins du Sahel et sur toute l'étendue du grand Maghreb arabe. 

Il fut également l'incontestable chef spirituel, rassembleur de l'ensemble de toutes les tribus du sud-ouest du pays. 

Erudit, réputé pour son sens très aigu de l'équité et de la justice, ce grand stratège fut appelé au secours par ses frères du nord-ouest du pays face à l'invasion du littoral oranais par les Espagnols après la chute de Grenade (Espagne). Même si les batailles auxquelles il a pris part furent menées à armes inégales, ce combattant aguerri se distingua à la tête des ses troupes issues du sud Oranais par sa bravoure et son courage. Engagé sur son cheval sur les premières lignes du front, non loin d'Oran, il fut grièvement blessé et dut être évacué vers sa région natale à El-Abiodh. Après un long et périlleux parcours de plusieurs centaines de kilomètres à dos de dromadaire, en passant par le village de Stitten, il rendit son dernier souffle. Selon de nombreux témoignages concordant rapportés dans des manuscrits authentiques de l'époque, il avait émis le vœu d'être inhumé à la première halte du dromadaire qui transportait sa dépouille, plus précisément à El-Abiodh. C'est par dizaines de milliers que ses disciples affluent de toutes les contrées du pays, et même de France et du Maroc, vers El-Abiodh Sid Cheikh pour lui rendre un vibrant hommage annuellement durant trois journées consécutives. 

Des journées festives ponctuées également par des soirées hautes en couleur : danses folkloriques, présentation de vêtements traditionnels et après-midi culturels et cultuels animés par des professeurs de l'université d'Oran. 

Des journées menées conjointement par la direction du Tourisme et celle de la Culture de la wilaya d'El-Bayadh. 

7/01/2019

Ain kermes : Des exploitations agricoles attendent toujours l'électricité

Ces derniers ont cru aux promesses qui leur ont été faites dans le cadre de l'opération d'aide et de soutien par les pouvoirs publics, mais hélas ils ont été abandonnés au beau milieu du gué. 

Retroussant leurs manches et comptant sur eux-mêmes, ils ont réalisé des forages aves des outils rudimentaires sans savoir qu'ils allaient se heurter au sempiternel problème de l'alimentation en énergie électrique. 

Ils ont adressé, nous confient-ils, plusieurs demandes de raccordement de leurs exploitations agricoles au réseau public électrique, espérant ainsi bénéficier du programme d'électrification rurale. 

Peine perdue pour ces dizaines de petits fellahs qui n'ont trouvé aucune oreille attentive susceptible de prendre en charge leurs doléances. 

Mieux encore, ils ont proposé aux élus locaux le raccordement de leurs exploitations au réseau public rural de la wilaya de Tiaret situé à un jet de pierre de leurs domaines. 

C'est un véritable dialogue de sourds, poursuit notre interlocuteur désemparé, puisque, dira-t-il, cela fait plus d'une dizaine d'années qu'ils sont confrontés à cet épineux problème. 

Face à une surproduction en produits maraîchers et fruitiers, pomme de terre, oignon, ail, pastèque et melon et n'ayant aucune possibilité de stockage de produits, ils sont obligés de jeter leurs récoltes dans la nature et laisser pendant plusieurs années des dizaines de terres agricoles en jachère. 
Pour l'heure, certains puisent l'eau des puits à l'aide d'équipements traditionnels, car le fuel domestique, destiné à faire marcher les rares groupes électrogènes, leur coûte les yeux de la tête. 

C'est un véritable cri de détresse que lancent ces dizaines de petits fellahs déterminés à rester sur leurs terres et donner le meilleur d'eux-mêmes afin d'assurer l'autosuffisance de leur wilaya Tiaret en produits agricoles de base.