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8/27/2017

Idhebalen ,Les groupe troubadours d'un autre temps



De mémoire de kabyle, toute fête, mariage, baptême ou Waada, ne pouvait se faire sans la présence de cet  orchestre ambulant formé généralement de quatre musiciens. « Idhebalen » étaient incontournables.  
Certains, comme Kaci Abudrar avait une réputation quasi légendaire. Ils   étaient bien connus et sillonnaient la Kabylie de fête en fête  égayant de leurs rythmes et de leurs sonorités originales, les places des villages. L’orchestre se compose généralement de quatre instruments : le tambour « Tbel », le Bendir « Amendayer », l’ghaïta instrument proche de la trompette et thizemarine, une double trompette formée de roseaux et de cornes de vache.
Idhebalen accompagnaient surtout les cortèges nuptiaux. et partout où  ces semeurs de joie à pleines poignées  s’arrêtaient, les gens dansaient tout en leur mettant des billets d’argent dans leur turbans ( Archak). C’est ainsi que le veut a tradition. Souvent celui qui demande tel ou tel rythme accompagnait sa demande par un billet, pour motiver les musiciens.  Parfois on assiste à de  véritables enchères,  au bonheur des artistes qui s’en mettent plein le turban.
Leur répertoire musical   est souvent puisé du terroir kabyle, et certains d’entre eux allaient chercher de nouveaux rythmes et d’autres sonorités pour épater la galerie et se distinguer des concurrents. Et les concurrents sont légion.  Deux  écoles aussi existent,  et si on est connaisseur, on distingue entre Idhebalen des Igawawen  (Grande Kabylie)  et ceux d’Ait Abbes (Petite Kabylie).
A Tizi-Ouzou, un lieu était connu pour être le rendez-vous de ses troubadours,  « Lqahwa Idhebalen ». C’est  un café  qui forme un des angles de la Grand- rue en face de la mairie. Il suffisait de s’y  rendre pour  les trouver attablés en groupe. ils étaient facilement reconnaissables à leurs tenues : Turban blanc ou doré, burnous blanc, serwal loubia, babouches ou chaussures blanches. C’est autour d’un café, que vous payez généralement, que ce négocie le prix et que se prennent les rendez-vous.
Mais depuis quelques années, on ne les sollicite que rarement, et de moins en moins le Tbel et l’ghaita résonnent dans les fêtes, remplacés par les DJ et autre boites à rythmes. « Lqahwa Idhebalen » est devenu un magasin de vêtements et le peu d’entre eux qui restent ont changé  de lieu. Seules quelques régions maintiennent la  tradition. Avec un grand mérite ,  quelques associations culturelles œuvrent  aussi  à sortir de l’oubli ses troubadours d’un autre temps.


Hakim Metref

8/26/2017

Tissemsilt (Theniat El-Had ) : Bin El Kifan, véritable lieu de villégiature


Bougaid, à 66 km à l'ouest de la wilaya de Tissemsilt, attire de nombreux visiteurs qui trouvent en ce lieu un espace propice pour fuir la chaleur estivale. 


Les amoureux de la nature y affluent de toutes les régions avoisinantes, notamment de Chlef, Aïn Defla, Relizane et Tiaret pour s'offrir une journée de détente et d'air pur. 



Avec ses rochers surplombant les montagnes, cet espace naturel, qui s'étend sur une superficie de 70 hectares et s'élève à plus de 1 200 m d'altitude, demeure le lieu de prédilection des jeunes passionnés de randonnées. 
Le jeune Rafik, membre de l'association «Découvrir l'Algérie» de la wilaya de Chlef, dit qu'il se rend souvent sur le site «Bin El-Kifan» en compagnie de ses amis et des membres de l'association, notamment les vendredis, pour fuir la chaleur estivale et respirer à pleins poumons le bon air frais. Kamel, originaire de Tiaret et un habitué du site, recommande vivement de visiter cet espace pour ses paysages naturels attractifs. 


De l'avis des visiteurs, Bin El-Kiffan est un «véritable lieu de villégiature» qui draîne de nombreux amateurs de photographie. 
La direction du Tourisme et de l'Artisanat a introduit, il y a deux ans de cela, le site «Bin El- Kiffan» dans le circuit touristique de la wilaya qui comprend également plusieurs zones et repères touristiques comme le Parc national des sapins à Theniat El-Had et les sources thermales de Sidi Slimane. 
Elle a également mis en place un programme spécial pour la valorisation de ce site touristique en coopération avec les offices de tourisme locaux et des associations culturelles et de jeunesse, qui prévoit des visites périodiques au profit des écoliers et des jeunes de tout le territoire national. 
La direction du Tourisme compte doter cet endroit d'infrastructures nécessaires pour attirer davantage de visiteurs à travers la réalisation de structures touristiques (hôtels, auberges et piscines) outre la création d'une agence touristique propre à cette région. Dans le cadre du tourisme d'exploration, la direction entend réhabiliter et exploiter les corridors et les grottes situés dans la forêt. La commune de Bougaid a proposé dans son plan de développement 2018 l'aménagement du circuit montagneux menant au site de «Bin El-Kiffan» et ce dans le cadre des efforts visant à valoriser et à promouvoir ce magnifique site touristique.
R. L./APS

Taksebt (Tizi-Ouzou) : Un village témoin d’une ancienne civilisation amazighe prospère


Taksebt, un petit village de la commune d’Iflissen (Tizi-Ouzou) dominant la ville de Tigzirt et laissant l’oeil tanguer au gré des vagues jusqu’au large de Dellys (Boumerdes), est un témoin d’une ancienne civilisation Amazighe prospère. De nombreux vestiges archéologiques remontant à l’époque où les habitants de ce village dont la fondation remonterait au IIème siècle av-JC entretenait des échanges commerciaux avec les phéniciens qui avaient installé un comptoir commercial dans la région, rappelle ce passé glorieux de la Numidie et qui lui a valu le qualificatif de grenier de Rome, en raison de sa riche production agricoles notamment. 
Une randonnée pédagogique organisée, lundi, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’environnement par la direction locale de l’Environnement, en collaboration avec les antennes de Tigzirt de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés (OGEBC), et du Commissariat national du littoral et la subdivision des forêts, et à laquelle ont pris part les associations Tizgui de Mizrana et Tigzirt environnement et des habitants de Taksebt, a été l’occasion de découvrir et de redécouvrir ces sites historiques. 
Il est connu que les Phéniciens n’installaient pas des comptoirs commerciaux dans des endroits inhabités, mais choisissaient des villes prospères pour le faire afin de pouvoir y effectuer des échanges avec la population locale. 
Et les villes Amazighes anciennes étaient connues pour leur production d’huile d’olive, de figues sèches, de céréales, de poisson séchés ce qui avait valu à la Numidie appellation de Grenier de Rome, a souligné le chef d’Antenne de l’OGEBC, Hamdad Kaci. La sortie a été aussi l’occasion pour tirer la sonnette d’alarme sur l’état de dégradation avancé dans lequel se trouvent les vestiges archéologiques de Tabksebt, appelé Rusippisir en raison de sa situation sur le sommet du Cap Tadles, un village qui renferme dans ses dédales des pages de l’Histoire de l’Algérie, de la plus ancienne à la contemporaine en passant par le néogothique, la Berbérie ancienne et les présences phénicienne et romaines.
Le monument funéraire berbère de Taksebt, menacé de disparition 
Le plus imposant de ces sites est incontestablement le Mausolée de Taksebt, appelé localement Soumaa qui surplombe le village. 
Ce vestige dont une grande partie a été sérieusement endommagée par les séismes et dont le plus dévastateur fut celui qui a frappé le 21 mai 2003 la wilaya de Boumerdes, rappelle toute la fragilité de ce patrimoine qui se dégrade d’année en année et menacé de disparition, en l’absence de travaux de restauration adéquat. 
Une partie de Ce monument Amazigh de forme octogonal était doté d’une colonne à chaque angle dont aujourd’hui seules deux subsistent. Une description faite par des archéologues dont Carette (dans l’Exploration scientifique de l’Algérie en 1848), Végnéral en 1868, et l’architecte Gavault entre 1885 et 1895, parle d’un monument dont une partie se dresse au dessus du sol composé d’uu massif de blocage (du moellon colée avec du mortier) recouvert de pierres de taille et est doté de fausse portes. 
L’examen des pierres ayant servi à la construction de ce monument dont la régularité des travaux exécutés par les tailleurs de pierre afin de permettre à chaque bloc de s’imbriquer avec l’autre et de constituer pour constituer un ensemble harmonieux, renseigne que ce travail n’a pas pu être fait que dans des ateliers qui devaient être nombreux dans la cité, a observé sur place M. Hamdad. 
Ce travail colossal de taille et de décoration des pierres, leur acheminement au lieu où devaient être érigé le monument funéraire et leur placement les une sur les autres pour constituer les huit colonnes sont aussi une preuve incontestable que les anciens habitants de la cité disposaient d’un savoir-faire et d’une technicité qui leur a permis de réaliser un tel exploit. 
Le mausolée de Taksebt avec sont socle qui portait certainement une pyramide de forme lisse ou à gradins, rappelle d’autres mausolée Amazigh tel que le tombeau de Massinissa (Constantine), celui d’Imedghassen (Batna) ou encore le tombeau de Syfaxe (Ain Timouchent) et qui lui sont similaires en technicité même s’ils sont de tailles différentes, ce qui signifie qu’il s’agit bel et bien d’un monument berbère et non pas romain, a relevé ce même responsable. Quittant ce lieu, le petit groupe poursuit sa randonnée au milieu d’un maquis peuplé de lentisques-pistachiers, pour visiter les restes d’un rempart qui entourait l’antique Rusippisir. 
Des vestiges milliaires subsistent encore, cachés sous une dense végétation et des arbustes dont les racines ont entamé un travail d’effritement de ce mur qui, selon M. Hamdad,pouvait fournir des renseignements sur l’étendu de la cité antique. 
En traversant l’ancien village kabyle de Taksebt, appelé Aariche et aujourd’hui abandonné par ses habitants qui ont construit plus bas, on aperçoit au loin surplombant les maisons traditionnelle en ruine, d’autres vestiges. 
Ce sont les ruines d’une basilique antique dont il ne subsiste qu’un arc en pierres taillées d’où le nom Ameqyass donné par les habitants à ce monument en raison de sa forme qui rappelle l’anneau. De retour vers l’actuel village de Taksebt avec ses nouvelles maisons modernes, on constate que les maisons traditionnelles d’Aariche ont été construites avec la pierre de taille récupérée sur le site de l’antique Rusippisir. Des éléments architectoniques ont été également utilisés pour servir de linteau et de seuil. Un pressoir à huile à coté d’une maison en ruine et qui a dû servir à écraser les olives, attire particulièrement l’attention. Il laisse supposer qu’il a été récupéré sur un monument de l’antique cité amazighe. 
La pierre qui sert à écraser le fruit, porte quatre entailles qui devaient servir à la fixer sur une colonne ou tout autre élément architectural. 
De même, la pierre où étaient placées les olives de forme circulaire creusée en récipient aurait, elle aussi, servi à orner des monuments antiques de la cité, observe M. Hamdad.
La problématique de la préservation et de la restauration 
Le chef de l’antenne de Tigzirt de l’OGEBC a souligné que si le mausolée de Taksebt est classé, ce qui lui assure une protection juridique et lui a valu des travaux de restauration suite a son endommagement par le séisme de 2003, d’autres sites demeurent non classés et ne peuvent, du coup, pas faire l ’objet de protection juridique. Quant à la protection physique de ces sites, la situation est plus complexe mais pas impossible, explique M. Hamdad qui a relevé l’absence de bureaux d’études technique (BET) et d’entreprises spécialisées dans la restauration de sites archéologiques. Il a cité l’exemple de la restauration en 2005 du mausolée de Taksebt, décriée par les habitants du village qui ont dénoncé des travaux “mal exécutés”. Selon ce même responsable, pour restaurer ces monuments il faut disposer de BET spécialisés. “Or, nous n’avons que des Bureaux d’étude et des entreprises spécialisés en bâtiment”, a-t-il regretté. La solution viendrait toutefois du côté de l’université avec l’Institut d’archéologie qui forme des archéologues conservateurs/restaurateurs. “Un enseignant s’est rapproché de notre Office pour proposer un site à restaurer à Taksebt, dans le cadre d’un chantier-école et ayant vu le travail des ces étudiants, je suis confiant”, s’est-il réjoui, comme pour esquisser une note d’espoir quant à une prise en charge effective du village millénaire.
APS

Lambèse ou comment les Romains ont pu pénétrer jusqu’aux Aurès


Dans l’Afrique romaine, les points d’eau occupent une place importante quant au choix des principales implantations militaires établies dans la province la plus militarisée de l’Afrique romaine, la Numidie.

Il est évident que le choix de l’emplacement d’un camp ou d’un poste de surveillance ne dépend pas uniquement des considérations stratégiques et géopolitiques, mais certainement que l’emplacement devrait également répondre aux besoins en eau et en espace. 
Le manque de précipitations en Afrique et notamment dans la zone pré-désertique de la Numidie, fait que les points d’eau soient rares et donc très convoités. 
Il serait donc nécessaire de bien gérer cette ressource naturelle et vitale pour garantir une longue vie à l’installation militaire, via des aménagements hydrauliques. Ainsi, la légion et ses détachements peuvent assurer une meilleure gestion des exploitations agricoles. 
Dans son «Abrégé des questions militaires», Végèce, écrivain militaire latin des IV et Vème siècles, expose les méthodes à suivre pour l’établissement d’un campement. Selon lui, il est primordial, étant dans le voisinage de l’ennemi, d’asseoir son camp dans un lieu où il doit y avoir du bois, du fourrage et de l’eau abondamment, sans pour autant de prendre un terrain inondable, ce qui pourrait causer de grandes pertes à l’armée. 
Un autre auteur,Pseudo-Hygin, dans son oeuvre «Des fortifications des camps», du règne de Trajan, avait signalé la position défavorable des campements près d’un torrent qui pourrait, lors d’une crue subite, être inondés et anéantis, même si l’eau reste le seul et bon moyen pour conserver l’hygiène des troupes. La majeure préoccupation de ces traités militaires portaient sur la gestion des risques naturels, qu’ils soient la sécheresse ou les inondations. 
Pour Végèce, les moyens les plus sûrs de se prémunir de la sécheresse, étaient de creuser des puits ou des citernes pour récolter les eaux de pluie. 
La conduite des opérations militaires était véritablement influencée par les conditions météorologiques. D’ailleurs, dans la biographie de Marc Aurèle, dans l'«Histoire Auguste», il est mentionné comment l’armée romaine a été sauvée de la mort par la soif lorsqu’une pluie miraculeuse dérouta les Germains. A la suite de l’organisation militaire des confins sahariens et l’avancée vers le Sahara de la Numidie, la question de l’approvisionnement en eau se pose sérieusement, à partir du règne de l’empereur Hadrien (118-138). Pour toutes ces questions, le camp de Lambèse, achevé en 129 de notre ère, fut le principal établissement militaire en Afrique. le camp de la légion IIIe Auguste, établi au pied de l’Aurès à l’endroit qui s’appelait autrefois Lambaesis, qui se nomme aujourd’hui Lambèse(1). Et fut principalement alimenté par deux sources : Aïn Drinn, au Sud, dont le débit était de 20 à 30 litres/seconde. Son eau était acheminée par un aqueduc que les eaux empruntaient pour alimenter le Forum et les thermes du légat et des chasseurs. 
L’autre source, à un kilomètre au Sud-Ouest, était Aïn Boubennana dont les eaux étaient acheminées via un aqueduc, en ligne directe, alimentant les fontaines et les réservoirs de la ville. Aussi, les petites résurgences d’Aïn Beida, dans le Nord de la ville avaient également été utilisées ainsi que les puits, aux environs de Oued Necheb. Les nombreux vestiges des travaux hydrauliques témoignent de la grande préoccupation des Romains quant à la gestion de l’eau. Il faudrait dire également que les 74 chantiers, dont 15 voués à l’hygiène et à l’installation des lieux de loisirs, demandèrent l’installation de 9 aqueducs et canalisations. 
Au dessous de l’Aurès, dans la zone désertique, pour assurer l’organisation rationnelle du système d’irrigation et la distribution de l’eau, selon les prospections archéologiques affectuées par Gsell, les frères Guechtane ou encore celle d’Alquier, autour de la vallée de Oued El Arab, la concentration des vestiges romains est confirmée autour des cours d’eau où le problème de l’alimentation en eau dans la vallée a été résolu par la construction de canaux situés aux flacs des pentes, au dessus des fermes. Dans cette même valée, on copte les traces de 49 réservoirs et des aqueducs assurant le passage des canaux au dessus des ravins. 
Les ouvrages hydrauliques dans la cité Lambèse répondaient parfaitement aux exigences d’une agglomération urbaine appelée à s’agrandir. A contrario, dans le massif aurasien, les travaux accomplis étaient au service des propriétés agricoles. 
En conclusion, le contrôle des ressources naturelles d’une province romaine était toute une politique qui devait être bien maintenue pour assurer la pax romana (paix romaine).
babzman

8/24/2017

La figue fraîche algerienne



La figue est une fidèle alliée de l'équilibre alimentaire. Riche en vitamines et en minéraux, elle se prépare facilement…. Focus sur un fruit qui gagne à être connu !
La figue, toute une histoire…
A l'ère quaternaire, le figuier poussait déjà naturellement dans toute la zone tempérée. Mais après l'ère des glaciations, il va se localiser particulièrement dans les régions de climat méditerranéen. Il sera alors très largement cultivé par les Egyptiens, les berbères et les Perses.


Mieux connaître la figue

La figue fraîche est disponible sur le marché entre la mi-juin et le début du mois de novembre avec une période creuse entre la fin du mois de juillet et la mi-août. Certaines variétés n'ont qu'une seule fructification dans l'année, soit en automne, soit en été.
D'autres variétés fournissent deux récoltes par an : en juillet-août puis en septembre-octobre. La région côtière algeriene  et la région kabylie fournissent l'essentiel de la production algerienne de figues fraîches, qui représente environ 2 000 tonnes par an.
Parmi les variétés, on distingue les figues blanches (assez rares sur le marché, elles ont un épiderme vert pâle ou vert jaune et une pulpe rouge bien sucrée) et les figues colorées (les plus abondantes, leur épiderme est rouge-violet ou rouge-brun et leur chair est plus ou moins foncée).

Les trucs pour bien choisir

La figue est un fruit très fragile qui demande beaucoup de précaution lors du transport. Il faut éviter de la choisir humide et ouverte. Elle doit être ni trop mûre (elle fermente) ni trop ferme (la chair est alors trop âcre). 


Elle ne doit pas être flasque au toucher et, idéalement, une gouttelette blanche de suc laiteux doit perler à la base du fruit.
Aussitôt achetée, aussitôt consommée ! En effet, la figue ne se conserve qu'1 à 2 jours au réfrigérateur, pas davantage. Elle peut par contre achever sa maturation dans un compotier.

Tizi-Ouzou: Prévision de récolte de 446 872 qx de figues fraîches



Une récolte prévisionnelle de 446 872 qx de figues fraîches est attendue dans la wilaya de Tizi-Ouzou, cette saison, selon la direction des services agricoles. 

Cette production sera réalisée grâce à un rendement de pas moins de 83 quintaux à l’hectare sur une superficie globale occupée par cette culture de 5384 ha au niveau de toute la wilaya, et sur plusieurs localités. Depuis le lancement de la récolte de ce fruit très apprécié localement dont une partie est consommée fraîche et l’autre séchée pour être conservée et être disponible tout au long de l’année, quelques 419 ha, soit environ 8% des vergers de la wilaya, ont été déjà récoltés, ce qui a donné une quantité de 34 845 qx de figues fraîches. 
La culture de la figue qui a connue une régression il y a quelques années, revient progressivement et de plus en plus d’agriculteurs se lancent dans cette filière, ce qui a eu pour effet de faire baisser le prix des figues fraîches qui, il y a quelques années, se vendaient jusqu’à 600 DA le kilo et qui sont cédées cette saison entre 250 et 100 DA le kilo, avons-nous constaté au niveau du marché du centre ville de Tizi-Ouzou.
 Et pour encourager davantage la culture de la figue, la direction des services agricoles à prévu un programme de plantation pour le remplacement des arbres brûlés par les incendies de janvier dernier et qui ont détruit pas moins de 13500 arbres fruitiers. Par ailleurs, une fête est consacré à ce fruit au village Lemssela dans la région d’Illoula Oumalou et dont la 11ème édition se tiendra les 24 et 25 du mois courant.

8/23/2017

Tiaret : Une distribution de logements sociaux sous tension


La wilaya de Tiaret a aafiché, depuis avant-hier dès minuit, sur son site web officiel, trois listes distinctes de 2600 bénéficiaires de logements sociaux, dont celle additive comprenant 80 noms.

L’affichage de ces listes a fait autant de satisfaits que de mécontents. Abordés hier matin, certains heureux bénéficiaires, à l’exemple de K. Blal, la quarantenaire, ne cache pas sa joie, lui qui vivait au cœur de la ville de Tiaret, route Khouidmi, dans un cloaque de quelques mètres carrés. 
Son «gourbi» relooké grâce à la contribution de généreux bienfaiteurs n’arrive toujours pas à contenir sa nombreuse famille composée d’une vingtaine de membres, dont sa mère et son frère malades.
Abdelkader, dans la catégorie des moins de 35 ans, s’est dit «soulagé», car il pourra désormais se consacrer à sa petite famille réduite dans une minuscule pièce qu’il partageait avec son frère. B. Hadj, la cinquantaine bien entamée, qui, lui, a déposé son dossier il y a 13 ans, a pleuré de joie et envisage des jours meilleurs pour ses cinq enfants vivant sous son toit chez sa marâtre, dans un réduit à Oued Ettolba, un quartier populaire qui cristallise presque tous les maux et tares d’une ville en plein boom démographique.
De la contestation, il y en avait, mais contenue. Mme T.R., veuve, nous a apostrophés en pleurs, car son nom n’y figure pas. 
Elle croit savoir que «la commission aurait confondu entre deux dossiers de la même famille». «Idem pour le jeune Mohamed de Village Sbagnoul». Bitchou, un jeune journalier qui touche à tous les métiers pour survivre, était également difficilement consolable, mais dut «implorer Dieu qu’il ne sera pas oublié longtemps, lui qui a tant souffert».
Les plaignants ont d’ailleurs organisé un imposant sit-in devant le siège de la daïra qui était, pour la circonstance, bien quadrillée par les forces antiémeute pour parer à un éventuel dérapage.
Le chef de daïra, Gacemi Mohamed, qui n’a pas fermé l’œil depuis la veille, s’affaire à réorienter ses concitoyens vers la commission de daïra. «Tout au long de l’année, nous avons fait preuve de sérieux et je suis prêt à fournir des explications à tout demandeur mécontent». 
Globalement, il s’est dit très satisfait que «la liste était à plus de 95% concoctée dans la transparence et bien accueillie par la population en dépit des protestations». A l’heure où nous rédigions cet article, le wali venait de recevoir certains représentants de différents quartiers de la ville pour «réexpliquer sa démarche et affirmer sa volonté de ne léser personne à l’aune d’un ambitieux programme de 6900 logements à distribuer avant la fin de l’année», dira un haut cadre.
Les commerçants alentour, une dizaine, avaient fermé boutique, d’autres téméraires ont rouvert leur commerce, alors que les citoyens vaquaient à leurs occupations.  En dépit donc de la frustration pour les 10 000 autres éligibles soustraits d’une première liste de 47000 demandes, il y avait de la résignation. M. Bentouati, wali de Tiaret, a réitéré, hier matin, à travers les ondes de Radio-Tiaret «sa volonté d’écouter et surtout de rétablir tout un chacun dans ses droits pour peu que les textes soient appliqués à la lettre», ajoutant que «distribuer un quota de 2600 logements n’est pas une mince affaire bien qu’un calendrier de distribution pour d’autres opérations soit arrêté».                 
Fawzi Amellal