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12/21/2016

BENI SAF (AIN TEMOUCHENT) : ‘’La main verte’’ combat pour les espaces verts

Malgré l’existence de la loi spécifique à la gestion, la protection et le développement des espaces verts promulguée en 2007 par le Gouvernement, elle n’a malheureusement pas bénéficié d’une bonne vulgarisation d’où son manque d’application sur le terrain le laisser aller et l’absence de participation citoyenne dans l’amélioration du cadre de vie. Les espaces verts jouent un rôle d’éponge en hiver, ils limitent les risques d’inondations contrairement aux espaces bétonnées comme ils sont également un moyen de régulariser la température en ville. Ces infrastructures aménagées se sont dégradées et sont mal entretenues et ne sont plus respectées. Là, sont les dires de Zehouani Mohamed, président de l’association environnementale de Beni Saf, dénommée ‘’la main verte’’, ce spectacle continue d’abasourdir les citoyens qui se demandent à quoi sert de créer des jardins et des espaces verts si on n’est pas capable de les entretenir par le laisser aller et l’absence de civisme en cause de ce gâchis impuni. Un autre membre de l’association dira « Nous intervenons chaque fois que nous surprenons un enfant ou un jeune en train de détruire ce que nous avons planté et réalisé pour le bien de tous mais dès que nous avons le dos tourné la nuit principalement, le massacre se poursuit, la preuve vous l’avez devant les yeux, cela fait mal au cœur ». Le président de l’association souhaite l’implication des services communaux pour l’arrosage et l’entretien des plantations entreprises par l’association  à l’image des deux espaces verts celui mitoyen à la SAA en direction de l’hôpital et celui à l’entrée de la rue ‘’République ‘’. Il termina en disant qu’il est indispensable de former le citoyen à une culture environnementale sur la base d’une sensibilisation à différents niveaux comme (les associations, écoles, medias et même mosquées). Cela parait une urgence compte tenu des dégâts systématiques que l’on relève ici et là le mal allant en empirant sans conscience et sans sanctions.    

H. Bouna

TIARET : 14.000 emplois créés depuis le lancement de l’ANSEJ

L’ANSEJ, cet outil économique, et selon plusieurs observateurs depuis son lancement en 1998, a réduit le taux de chômage et a apporté de la valeur ajoutée comme cela peut être véritable au niveau de plusieurs instances en étroite collaboration avec les activités opérationnelles (petites entreprises, professions libérales etc.).



Pour plus d’éclaircissements, ‘’Réflexion’’ s’est rapproché de Mr Seghir Mohamed, directeur de l’antenne ANSEJ de Tiaret lequel s’est aimablement confié aux colonnes de ‘’Réflexion’’. Dans ce sens, il dira : « Depuis la création de l’ANSEJ en 1998 jusqu’au 31 août 2016, nous avons financé quelques 6631 dossiers avec un PNR à une moyenne de 817. 000 dinars Algériens dont 831 dossiers pour les femmes soit un taux de 12.53%, les services à 20.04% et le taux pour les professions libérales est estimé à 46.67%, et je vous rappelle que de 2011 à 2016 nous avons financé 4101 dossiers, et seulement pour l’année 2016 allant du 1er janvier au 31août 2016, l’on recense 104 projets pour l’agriculture, 14 pour le bâtiment, 37 pour  l’industrie, 9 pour la maintenance, 4 pour les professions libérales, et 37 pour les services soit un total de 205 projets. » notre interlocuteur ajoute que, pour les autres années, l’on enregistre 540 projets en 2015, 872 projets en 2013, et en 2012 quelques 890, et en 2011, 756  tout en notant un taux de recouvrement (lire un cumul) de 11 milliards et en 2016 soit une récupération de 50% destinées au financement d’autres projets avec un taux de 60.58%. « Pour l’heure, toutes les activités sont saturées et le recouvrement nous a permis de financer des projets fructueux de l’ANSEJ de TIARET qui a déjà atteint un taux de recouvrement estimé à 108.02% allant de l’ordre de 124 millions de dinars. » Pour rappel, l’ANSEJ depuis sa création en 1998 a recensé quelques 14. 000 emplois à travers tout le territoire de la wilaya, conclut Mr Seghir Mohamed qui a sollicité les jeunes promoteurs à travers les colonnes de ‘’Réflexion’’ à se rapprocher de l’antenne de Tiaret qui assure la formation, l’accompagnement et le suivi et facilite l’opération de remboursement selon les échéanciers choisis.

Abdelkader Benrebiha

Adrar Nouvelle centrale photovoltaïque pilote à l’URER-Milieu saharien


Une nouvelle centrale photovoltaïque pilote d’une capacité de 30 kW a été mise en service au niveau de l’Unité de recherche en énergies renouvelables en milieu saharien (URER-MS) à Adrar, a-t-on appris hier du directeur de l’Unité.

L’opération intervient dans le cadre de la mise en œuvre d’un accord de partenariat algéro-sud-coréen dans le domaine de la recherche scientifique, ayant permis le montage de cette centrale par des travailleurs et chercheurs de cette unité qui relève du Centre de développement des énergies renouvelables (Cder) de Bouzaréah (Alger), a précisé le Pr Messaoud Hamouda. 
Le projet vise à tester l’efficacité énergétique de ce type d’installations en régions sahariennes et à offrir ainsi une base de données scientifiques ouvrant la voie à sa généralisation éventuelle aux sièges d’institutions administratives, à travers l’installation de panneaux solaires sur les terrasses des édifices, à considérer l’impact attendu de l’opération sur la rationalisation de l’utilisation de l’énergie et la réduction de la facture de consommation, a-t-il expliqué. 
Selon le Dr Noureddine Sahnoune, de l’URER-MS d’Adrar, l’expérience a prouvé son efficience en matière de diminution des charges de consommation électrique de l’unité, réduites de près de moitié, selon les résultats des tests de l’exploitation expérimentale de cette centrale ayant permis de produire 8,5 kW d’électricité raccordés directement au réseau intérieur de l’unité. Le directeur général du Cder de Bouzaréah, Noureddine Yassaâ, a, de son côté, appelé à la valorisation de ce genre d’acquis et à l’accroissement de l’efficacité énergétique des installations d’énergies renouvelables, pour accompagner les mutations économiques dans la région, notamment dans l’agriculture et le tourisme, en fournissant les données scientifiques nécessaires à l’accompagnement du programme national des énergies renouvelables à l’horizon 2030, visant la production de 22 GW. Il a, en outre, fait un rappel des 63 mW produits à travers la wilaya d’Adrar à partir de différentes sources énergétiques englobant le solaire et l’éolien. La réalisation de ce projet intervient dans le sillage d’expériences menées dans d’autres unités de recherche relevant du Cder et implantées dans différentes régions du pays, à l’instar du système photovoltaïque à concentration d’une capacité de 29,4 kW, réalisé à l’unité d’application en énergies renouvelables (UAER) de Ghardaïa. 
En marge de la cérémonie d’inauguration, il a été présenté une expérience pilote d’alimentation d’une bâtisse à usage d’habitation disposant du nécessaire en équipements électroménagers, en recourant aux seules énergies renouvelables.

Maïsiculture à Adrar : Une volonté qui se heurte au problème de commercialisation


L’expérience de la maïsiculture dans les régions du sud du pays butte sur des contraintes d’écoulement de la récolte, en dépit de la volonté affirmée par les agriculteurs pour le développement de cette filière d’une grande importance économique.
La question de l’écoulement de la production constitue l’une des préoccupations majeures pour la plupart des maïsiculteurs de la région, au regard du retard accusé dans la prise de mesures salvatrices. Ces agriculteurs, qui se sont lancés tout nouvellement dans cette filière céréalière à travers les wilayas d’Adrar, Ghardaïa et Naâma, ont exprimé leur inquiétude quant au sort de leurs productions, cette saison, en l’absence d’initiatives auprès de l’Office national d’aliment de bétail (ONAB) de Bougtob (El-Bayadh) pour prendre en charge la récolte et l’engranger, comme il l’a fait les saisons précédentes. Selon des avis exprimés à l’APS, le problème de commercialisation qui se pose au début de chaque saison ne cesse de décourager les agriculteurs d’aller de l’avant pour développer cette culture fourragère qui a obtenu de « bons » rendements, favorisés par des facteurs naturels favorables, susceptibles de contribuer à la croissance de la production de maïs et la couverture, par conséquent, des besoins du marché national en la matière et la réduction de la facture d’importation du produit.
Nécessité d’une unité de stockage du maïs à Adrar
Des agriculteurs d’Adrar soulignent la nécessité de création d’une unité de collecte et d’ensilage du maïs au niveau de la wilaya, en concrétisation des engagements faits par les parties concernées pour l’acheminement de la récolte sur de longues distances vers d’autres points de collecte, causant la déperdition « d’importantes » quantités durant le transport. Ils présentent cette question comme l’une des principales difficultés rencontrées et engendrant une baisse du nombre de producteurs qui est passé de 43 maïsiculteurs la saison dernière à 36 seulement cette année, a regretté le représentant de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA) de la wilaya d’Adrar. Abdelkader Oumari a également relevé une réduction de la surface dédiée à la maïsiculture, de 1 400 hectares la saison écoulée à 900 ha cette année, tout en soulignant, toutefois, que les fellahs, notamment les jeunes, restent déterminés à œuvrer pour un avenir florissant de cette filière culturale et la contribution au développement des capacités de l’économie nationale. Dans le même ordre d’idées, les maïsiculteurs de la wilaya de Naâma, confrontés aux mêmes problèmes, ont vu leurs surfaces réduites de 643 ha la saison dernière à 225 ha cette année, donnant une production cette saison de plus de 100.000 quintaux, a fait savoir le responsable du service de soutien technique à la production végétale et animale à la direction des services agricoles (DSA) de la wilaya.
Cette situation a incité certains à changer de cap vers d’autres activités agricoles et d’élevage, dont l’engraissement du cheptel, profitant du soutien étatique (2.000 DA le quintal de maïs), dont l’approvisionnement est assuré par l’ONAB, a dévoilé Lahcène Belaâmer, maïsiculteur à El-Biodh (Nord de Naâma). De son côté, un exploitant agricole à Mesdouria, commune d’Aïn-Benkhelil, a imputé la baisse de la récolte à d’autres facteurs afférents à la cherté des semences de maïs de qualité, des intrants agricoles et l’électrification, ainsi que le manque de main-d’œuvre qualifiée, le retard de la campagne de moissons chez certains en raison de l’ignorance des techniques d’ensemencent, en plus du retard accusé dans la réception des revenus des ventes auprès de l’ONAB de Bougtob.
Naâma et Ghardaïa aspirent aussi à développer la filière
Le secteur agricole dans la wilaya de Naâma s’emploie, grâce aux spécificités agro-pastorales favorables offertes par la région, à accompagner les agriculteurs et à intensifier les campagnes de vulgarisation et d’orientation technique en vue d’encourager l’extension des superficies dédiées à cette culture qui a recensé, ces trois dernières années, près de 70 adhésions d’agriculteurs, issus notamment de la commune d’Aïn-Benkhelil. Selon la DSA de Naâma, cette culture, qui nécessite une abondance de ressources hydriques, est axée notamment sur la production de soja maïs, d’un rendement de près de 100 quintaux à l’hectare et de près de 25 à 60 tonnes de fourrage nécessaire à l’alimentation du cheptel bovin laitier, a expliqué de son côté le responsable d’une entreprise privée versée dans la maïsiculture, Kamel Kerroumi. La wilaya de Ghardaïa aspire, en dépit des contraintes rencontrées, étendre, dans le cadre de la stratégie du secteur, la surface dédiée à la maïsiculture, une expérience qui avait été lancée en 2011 avec l’exploitation de 100 hectares dans la commune de Hassi Ghanem, dans la région d’El-Menea (sud de Ghardaïa), ont indiqué les responsables de la DSA. Les terres fertiles des communes de Hassi-Lefhal, El-Gara et El-Menea constituent des assiettes pour le développement de ce genre cultural en raison de la réunion de facteurs, eau abondante, ayant donné une récolté de plus d’un (1) million de quintaux sur une surface de 1 770 hectares.
L’acquisition par l’unité ONAB de Bougtob, un problème à résoudre
S’agissant de la collecte du produit au niveau de l’ONAB de Bougtob, wilaya d’El-Bayadh, le responsable commercial de cette unité a affirmé que la question n’a pas encore été tranchée et ne relève pas de ses attributions, expliquant que le problème a été soulevé au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, surtout qu’il s’agit d’indemnisations d’un produit soutenu.
Othmane Belaïd a fait état, à titre d’illustration, du prix de référence du quintal de maïs d’importation établi à 2 800 DA, contre un prix d’achat auprès de l’agriculteur plafonné à 4 500 DA en tant que soutien aux maïsiculteurs, écart à supporter par le ministère de tutelle. Une production de plus de 60.000 quintaux de la wilaya d’Adrar a été emmagasinée la saison écoulée par l’ONAB avec un prix de référence de 4 500 DA le quintal payé aux agriculteurs et dont l’Office n’a jusqu’ici pas reçu la quote-part d’indemnisation des instances centrales, contrairement à la saison l’ayant précédé (2014/2015) où l’opération a été totalement réglée, a-t-il expliqué.
La wilaya d’El-Bayadh, où l’expérience avance de façon relativement timide, a enregistré cette saison l’ensemencement d’une superficie de 137 hectares, avec un rendement moyen oscillant entre 60 et 80 quintaux à l’hectare, bute sur le problème de dépôt du produit auprès de l’ONAB. Des agriculteurs de la région, contactés par l’APS, interpellent les parties concernées pour sauver leurs récoltes et leur permettre de faire face aux charges financières et au remboursement des dettes, notamment les charges de consommation électrique agricole et de carburants. Ils ont, par la même occasion, émis le souhait de voir la maïsiculture bénéficier d’un accompagnement et de la promotion voulues, en tant que segment stratégique contribuant au développement de l’économie nationale.

12/19/2016

Relizane : Des abribus complètement saccagés

Les abribus érigés au niveau de la station dite « Lassasse » qui se trouvent au centre-ville de Relizane, Installés avec des budgets colossaux pour le confort des passagers, ont été complètement saccagés. 

Cela dit, le mobilier urbain de la ville de Relizane, continue de subir les affres du vandalisme qui est de retour et ce, après une période d’accalmie. 
Ces abribus métalliques sont la cible d’énergumènes sans foi ni loi et qui hantent la cité populaire, en l’absence des services locaux de l’urbanisme qui somnolent au moment où l’on détruit la ville au su et vu de tout le monde. Visiblement, l’immobilier urbain que la collectivité locale de Relizane a érigé aux différents recoins, dans le but d’améliorer le cadre de vie au niveau de la ville de Relizane, fait quotidiennement l’objet de caprices des casseurs impunis. Ainsi, les usagers du transport urbain qui transitent par la station susmentionnée, déplorent l’état dans lequel se trouvent les abribus de cette halte complètement saccagés pendant la nuit par des jeunes squattant ainsi les alentours qui décharnent leur cité. «Cet hiver, nous serons contraints d’attendre le bus, sous des abribus défoncés, à la merci de la pluie et du vent», s’inquiète un usager. «Les actes de vandalisme sont des pratiques malsaines qui devraient être châtiées», s’écrie un chauffeur de bus qui ajoutera que le rôle de ces abris est de protéger les citoyens, durant l’attente des bus et surtout d’enjoliver la ville et la rendre moderne et agréable. A noter qu’un seul abribus coûte en moyenne, la bagatelle de 20 millions de centimes. 

C’est pour cela qu’il est préférable pour la collectivité de placer des veilleurs de nuit dans les stations et ce, afin de surveiller surveillent ces équipements qui reviennent très chers aux contribuables. C’est ainsi que les passagers de bus transitant par la station susévoquée, souhaitent que les autorités locales réhabilitent les abribus et dotent le terminus de gardiens pour prémunir la station des actes de vandalisme.
A.L.

Développement dans le Sud : Mettre en valeur les ressources disponibles


Les participants à une rencontre sur « le développement dans le Sud à région du Gourara modèle » ont mis l’accent, samedi, à Ouled-Saïd (Timimoun), sur la mise en valeur des ressources disponibles dans les wilayas du Sud du pays pour y atteindre un « bond qualitatif » en matière de développement.
Dans cette perspective, le président du comité scientifique de cette rencontre, organisée dans la commune d’Ouled-Saïd, wilaya déléguée de Timimoune (200 km nord d’Adrar) Ould Seddik Miloud, de l’université de Saïda, a indiqué que les wilayas du Sud du pays recèlent d’importantes potentialités leur permettant d’amorcer un « véritable déclic » économique et de développement à la faveur de l’investissement dans l’agriculture et le tourisme en tant que créneaux durables, et alternatives économiques à même de renflouer les revenus des collectivités locales et améliorer le cadre de vie de leurs populations. « La commune d’Ouled-Saïd, modèle des communes du sud du pays, aux spécificités géographiques et climatiques distinctes, a été incluse à la convention universelle « Ramsar » des zones humides eu égard à sa richesse floristique et faunistique, dont une avifaune rare en plus de son patrimoine matériel et immatériel », a souligné l’intervenant. L’universitaire de Ouargla, Goui Bouhanya, de l’université ‘‘Kasdi Merbah’’ a, de son côté, mis en exergue l’importance de la promotion de la citoyenneté chez les jeunes des régions du Sud, leur mobilisation pour le développement local par la création d’activités productives et leur accompagnement dans d’autres créneaux économiques prometteurs dont l’agriculture, le tourisme saharien, l’industrie et les services. Bouhafs Mebarki et Mohamed Ahmed Fouatih, de l’université d’Oran, ont, de leur côté, mis en avant le rôle de la qualité dans le développement des institutions et entreprises de services, la nécessaire promotion des produits d’artisanat faisant la fierté des régions dans le Sud du pays. 

Placée sous le signe « Le tourisme et l’agronomie saharien sont une véritable alternative économique pour l’avenir », cette rencontre, devant s’étaler sur deux jours, prévoit d’autres communications ayant trait aux mécanismes et exigences opérationnels pour la relance du développement local, notamment dans le domaine agricole et du tourisme saharien. Initiée par la commune d’Ouled-Saïd, en coordination avec l’université d’Adrar, cette rencontre exposera également des modèles réussis dans l’agriculture et le tourisme dans le sud, susceptible de servir d’image d’inspiration pour les élus locaux, en vue de la réalisation de grands pas de développement dans la région, en exploitant les opportunités locales existantes.
Cette rencontre qui a regroupé des universitaires de différentes universités du pays et les autorités locales a donné lieu à la mise sur pied, à la salle omnisports de la commune d’Ouled-Saïd, d’une exposition de produits d’artisanat visant à mettre en relief, la situation et les perspectives de ce créneau, important à la relance du secteur du tourisme dans la région du Gourara.

SAÏDA : Les déboires des dialysés

Alors que les trois centres d’hémodialyse existants au niveau de la wilaya peinent à répondre aux besoins des patients dialysés, ces derniers continuent à subir le calvaire de la «patience» et ne savent plus à quel «générateur» se vouer. 
Ces structures, indique-t-on, sont saturées et n’arrivent plus à satisfaire ni à prendre en charge convenablement les patients atteints de la cystinose néphropathique, pratiquement en augmentation.

Le centre d'hémodialyse de Saïda-Ville, le plus surpeuplé d’ailleurs de la wilaya, a été créé en janvier 1994, pour assurer des prestations au profit de 26 malades seulement, passant spontanément à 92 malades en 2008, activant sans aucun néphrologue, pour atteindre 123 malades en 2016. Aujourd’hui, côté moyens humains, il dispose d’un personnel qualifié (4 néphrologues, 2 médecins généralistes, un psychologue, une assistante médicale et 20 infirmiers), or, le seul problème qui existe, nous dit-on, c’est le surfonctionnement des générateurs qui dépassent largement l’activité légale (12 heures), passant jusqu’à 16 heures de séances, causant ainsi une grande souffrance aux patients.
Pour les 10 mois de l’année en cours, le nombre des séances a atteint près de 17 400 opérations.
Cependant, ils sont un peu plus de 240 insuffisants rénaux enregistrés à travers les trois structures de la wilaya : 123 malades à Saïda-Ville pour 20 générateurs ; 40 à Ouled-Brahim pour 8 générateurs et 76 à Aïn-Hadjar pour une dizaine de générateurs, sans compter les urgences.
Dans le même sillage, la DSP (Direction locale de la santé), consciente de la souffrance de cette frange sensible de la société, a procédé à la réalisation d’une nouvelle infrastructure d’hémodialyse dans la wilaya de Saïda, dont les travaux, qui devront s’achever à la fin du premier semestre 2017, sont estimés à un taux d’avancement de 70%, a-t-on encore appris.
B. Henine