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12/24/2017

Sétif : La taille de pierre, une activité ancestrale dans la région de Djemila



La taille de pierre dans la région archéologique de Djemila (60 km à l’Est de Sétif) constitue une activité ancestrale reflétant un savoir-faire bien ancré, pratiqué jusqu’aux dernières décennies du 20ème siècle, a affirmé le directeur du musée du site archéologique de Djemila.

"L'activité de la taille de pierre et la relation entre les hommes et la pierre dans la ville de Djemila remontent à très loin et ont duré jusqu’aux dernières décennies du 20ème siècle", a indiqué M. Mosbah Bouhzem à l'APS en marge des travaux d'ouverture jeudi de l’atelier culturel et scientifique : "Techniques de décoration et de sculpture sur pierre" organisé à l’initiative de l’antenne locale de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens archéologiques protégés (OGEBC) en collaboration avec la Chambre de l’artisanat et des métiers (CAM) de Sétif et l’Association des amis de Djemila. "La taille de pierre a engendré un legs urbain et civilisationnel magnifique, bâti en pierre rendue docile et manipulable grâce à l’habilité et l’intelligence des anciens occupants des lieux, qui ont réussi à créer des merveilles architecturales relatant une civilisation ancestrale", a-t-il poursuivi, déplorant la disparition de cette activité et l’apparition de matériaux de construction modernes favorisant le ciment et le béton qui ont donné, de son avis, "une image urbanistique contradictoire avec le concept original de Djemila". 
L’initiative de cet atelier de travail de trois (03) jours s’inscrit dans le cadre des efforts de revalorisation du patrimoine bâti en pierre et sa réhabilitation pour un meilleur investissement basé sur la relance des métiers archéologiques dans leurs volets, taille et sculpture de pierre en particulier, a ajouté le responsable. 
M. Bouhzem a appelé à la multiplication des efforts de formation des jeunes dans le créneau de taille et sculpture des pierres, soulignant l’apport de ces activités sur le plan urbanistique et civilisationnel. "La relance du métier de la sculpture et de la construction en pierre en encourageant la société locale, les jeunes en particulier, à s’intéresser à cette profession figure parmi les objectifs de cette rencontre", a-t-il noté, insistant sur l’importance de généraliser la formation en la matière et la mise en valeur des ressources locales pour développer l’environnement immédiat à travers notamment la réhabilitation des différentes constructions. 
De son côté, l’architecte et chercheur en archéologie, encadreur de l’évènement, Youcef Edabti, a déclaré que ses interventions axeront sur trois (03) thèmes en rapport avec la réhabilitation des constructions archéologiques, l’art de la sculpture sur pierre et la réadaptation des bâtisses archéologiques en établissements culturels. 
Les séances théoriques seront ponctuées par des ateliers de travail pratiques dans plusieurs spécialités à l’instar des procédés de construction et de moulage de pierre, les techniques et principes de conception et de sculpture sur pierre, a-t-il relevé. 
Les ateliers pratiques organisés au site archéologique de Djemila ont été animés par une équipe d’experts syriens et ont permis au large public composé essentiellement de jeunes de la région de prendre connaissance de l’importance de ce métier, d’autant que des opérations de sculpture ont été réalisées en direct, a-t-on noté. 
Le froid glacial et la neige, qui tombait sur le site Djemila, n’ont rien freiné de l’enthousiasme du public, venu nombreux assister à un "show" de haute valeur artistique et architecturale.

12/23/2017

Ouargla : La rose des sables, une richesse naturelle à valoriser




La valorisation de la rose des sables, une des richesses naturelles que recèle la wilaya d’Ouargla, revêt une importance pour son rôle en tant que facteur d’attractivité touristique, estiment des acteurs de la société civile approchés par l’APS.
Semblable aux pétales d’une rose avec une couleur dépendant des sables (brun, marron claire ou jaune-sable), cette roche sculptée par dame nature en sous-sol, à une profondeur de 2 à plus de 3 mètres, par la cristallisation de minéraux, n’a pas encore trouvé la place qu’elle mérite comme symbole de l’identité d’Ouargla susceptible de contribuer au développement des particularités touristiques locales ainsi qu’à la génération de revenus appréciables, notamment pour les habitants des zones rurales, a-t-on souligné. Néanmoins, l’extraction de la rose des sables, dont la découverte remonte aux années 1950 dans la localité de Ghars Bougoufla, relevant de la commune de N’goussa (Nord-ouest d’Ouargla) et qui englobe quasiment les plus importants gisements de rose des sables de la région, est devenue un métier en voie de disparition, avec un nombre d’artisans exerçant dans ce domaine qui n’a cessé de diminuer d’une année à l’autre, indique le président de l’association touristique «rose des sables d’or», Mohamed Hanichat.
Pratiquée actuellement par certains fidèles aux traditions de leurs ainés dans différentes localités de N’goussa, telles que El-Bour, Ghars Boughoufala, El-Khobna et Frane, l’extraction de la rose des sables (brute), vendue à des prix oscillant entre 120 et 200 DA le kilogramme, se fait manuellement, ce qui rend cette activité pénible et, du coup, réduit son intérêt, a-t-il fait savoir. Pour cela, M. Hanichat a mis l’accent sur la nécessité de soutenir cette catégorie, tout en assurant le contrôle et la préservation des gisements (sites miniers) de rose des sables contre l’exploitation anarchique.
De plus, la commercialisation de la rose des sables, utilisée généralement après son traitement comme un objet d’ornement, a connu un net recul justifié notamment par la baisse considérable des flux touristiques dans la région, a-t-on signalé. Appelée localement «El-Hadjra» (la pierre), la rose des sables a ensuite donné son nom, dans les années 1970, au marché traditionnel dit Souk Lahdjar, l’ex: Souk Lahtab (marché du bois) jouxtant le vieux ksar de Ouargla.
Préserver les métiers en rapport avec la rose des sables….
Aujourd’hui, la vente de la rose des sables est devenue, et depuis plus d’une dizaine d’années, très rare au niveau de ce marché à vocation touristique, considéré auparavant comme un endroit préféré des touristes étrangers. Dans le cadre du Plan d’action pour le développement de l’artisanat à l’horizon 2020, initié par le ministère de tutelle, l’association touristique «rose des sables d’Or», en coordination avec la Chambre locale de l’artisanat et des métiers (CAM), s’emploie à sauvegarder le patrimoine et l’artisanat en voie de disparition, y compris les métiers en rapport avec la rose des sables dont la fête annuelle a été célébrée à El-Bour (26-28 octobre dernier). Initiée par l’association touristique «rose des sables d’Or», avec le concours du centre culturel d’El-Bour et la commune de N’goussa, cette manifestation, à laquelle avaient pris part plusieurs acteurs, a été une occasion pour un échange de connaissances dans le but de valoriser ce créneau artistique et contribuer aux efforts menés par les pouvoirs publics pour donner une impulsion au tourisme en tant qu’un des secteurs prometteurs au titre d’une perspective de développement durable, selon les organisateurs.

Ain kermès : La vague de froid frappe la région Sud de Tiaret



L’épisode de la vague de froid qui frappe dernièrement toute la partie Sud  de la wilaya Tiaret y compris la Daira Ain kermès ne cesse de créer un climat difficilement supportable, les basses températures enregistrées ces derniers jours n’ont heureusement pas provoqué une grande alerte, néanmoins, 
la rigueur du climat et le froid glacial ont créé des malaises à plus d’un, pour cette année, l’hiver s’annonce vraiment rude, des conditions climatiques vraiment difficiles notamment pour les petits enfants scolarisés, les malades et les vieillards qui ne se sont physiquement pas adaptés à de telles températures, un grand froid qui caractérise le climat ces jours ci mais fort heureusement, 
il y a quand même certains moyens et autres commodités qui aident les gens à surpasser cette vague de froid, 
ces températures qui ont baissé jusqu’à une atmosphère insupportable pour certains notamment les enfants et les vieillards qui semblent les plus touchés ces jours ci par les effets des pincements du froid, 
ce week-end illustre des cas de personnes qui avaient souffert des effets du froid notamment dans les villes de Frenda, Sougueur et Ain kermès et les bourgades qui leur sont administrativement liées, et avec cette vague de froid qui sévit, les campagnes de sensibilisation au profit des pauvres se sont déjà lancées et les actes de solidarité se multiplient chaque jour, 
la plupart des habitants de la Daira Ain kermès ont préféré ne pas sortir de chez soit sauf nécessité ou urgence et ne pas prendre le risque de sortir s’exposer à la rigueur du froid et basse de température . 
A la tombée de chaque nuit, la température varie entre (05° et -2°) dans les régions précitées avec des vents relativement forts par rapport  aux autres régions.  
Ce phénomène où la température baisse jusqu’à la sentir au plus petit des gestes est tout à fait normal alors que le réel froid n’a encore pas pointé le nez, c’est dire que la vie s’est limitée à son minimum avec ce manque criard en commodités de avie telles le gaz, le transport etc. 

12/21/2017

El Amria, de Bourchache à Lourmel



El Amria, fondée sous le nom de Lourmel, est une ville de l’ouest algérien, dépendant de la wilaya d'Aïn Témouchent. 

Elle est le chef-lieu de daïra et est située à 42 kilomètres à l'ouest d'Oran, et à 30 kilomètres au nord de sa wilaya. 

Elle s’est longtemps distinguée durant la colonisation, par ses vignobles, dont le raisin était destiné à la production d’un vin si prisé en Europe .Aujourd’hui encore, El Amria reste réputée pour ses raisins de table, si juteux.



Avant 1830, aucune trace d’autochtones n’a été révélée sur le territoire d’El Amria. Seule, la tribu des ‘’douair’’, qui vivait  sur le mont ‘’Murdjadjo’’, le long de la côte, osait s’aventurait en ce lieu perdu, juste pour faire paitre  leurs troupeaux, sur les crêtes de cette région inhabitée. La peur de la malaria sévissant à l’époque,  interdisant à toute présence humaine de descendre  vers la plaine. Après 1832, un point d’halte, dénommé ‘’Bourchache’’ a  été aménagé  par l’armée coloniale au voisinage des lieux, sur la route d’Oran à Tlemcen, le long de la Sebkha. 
La source d’El Amria, qui existait à 2000 mètres du lieu, semble avoir été l’une des raisons majeures, d’établir un centre de colonisation qui a pris le nom de Bourchache, pour obtenir celui de Lourmel . 
Des puits furent creusés, en premier et une grande tente  a été dressée, pour abriter et recevoir les voyageurs qui osaient traverser  la plaine. 
C'est en ce lieu cité, que Si Ahmed Ould Kadi, Agha de Frenda abandonne à l’État français 3 560 hectares de terre. 
Dès 1853, une étude réalisée sur le lieu permettait d’envisager la création d’un centre de colonisation grâce aux eaux abondantes de la source d’El-Amria qui seront amenées au village par une conduite d'eau, exécutée par le Génie. Le 22 mai 1854, ce centre deviendra le village européen de Bourchache sur l’emplacement proposé par le Général Commandant la Division. 
A cette date, l'extrait du registre de délibération du conseil du Gouvernement, mentionnait  et portait  sur la réalisation de multiples taches, dont la réduction  à 30 le nombre des familles à installer ;  le don  à chaque lot urbain 7 à 8 ares ; la réservation  pour l’église , de la partie haute de la place ; l’établissement  d’une fontaine et d’un abreuvoir dans la partie basse ; la création de  lavoirs sur le boulevard en arrière de la fontaine ; l’augmentation à 25 m de la largeur de la grande rue en prévision d’une rangée d'arbres de chaque côté de la chaussée ; la suppression de la rue Baroudi et du puits ; le remplacement du mur de soutènement de la place par un talus à la pente de 1 m de hauteur sur deux de base ; l’aménagement  des marches de l'escalier en pavés  ; la réservation  en dehors de la ville d’un terrain de deux hectares environ pour le bivouac des troupes ; l’indication d’un lieu pour  l’emplacement du cimetière ; le lotissement d’une superficie de 700 hectares de terres labourables et l’attribution  à chaque famille de 11 à 12 hectares de terres, sur lesquels autant que possible deux hectares environ devront être situés sur le bord de l'oued Baroudi ou sur un canal de dérivation . 
Ce centre fut créé en 1854 pour 30 familles et prend le nom de Bourchache  puis, un décret impérial du 15 janvier 1856 crée un centre de 70 feux qui est baptisé ‘’ Lourmel ‘’. 
Ce nom a été  donné en souvenir de Frédéric, Henri Lenormand de Lourmel (1811/1854) général de l’armée d’Afrique s’étant illustré lors de la bataille de Zaatcha, mort au combat en Crimée, à la bataille d’Inkerman. En 1880, il a été dénombré 225 habitations, l’église fut construite en 1892 pour la somme de 34 116,41 francs. Des colons  se sont installés par la suite et étaient pour la grande majorité des Français issus plus particulièrement des régions d'Alsace, du Tarn, de l'Ardèche, des Pyrénées Orientales et de la Corse mais aussi des Espagnols, des Italiens et des Maltais.  
En 1888, la population d’El Amria  était  de 2 374 habitants, 213 hectares sont plantés en vigne, la production atteindra deux ans après 13 000 à 14 000 hectolitres. Les vins de cette ville étaient  divisés en deux catégories distinctes : les vins produits par les coteaux et ceux produits par la partie de ce vignoble qui s'étend vers le lac salé.  
Ces vins d’un gout agréable, étaient fortement prisés à travers les marchés d’Europe. 
A l’indépendance, le village comprenait 5000 habitants, dont 2000 français et 3000 algériens et toute la commune, une population de .15.000 habitants, répartis à travers  des centres de regroupement de Magra, Rouïba, Messaid et Bouzedjar. 
La ville finit, par la suite à reprendre son nom d’origine, celui d’El Amria qu’elle a tiré du nom de  la source El Amria qui alimentait  la population et qui est distante, juste de 02 kilomètres. Aujourd’hui encore, El Amria reste réputée pour ses raisins de table, si juteux, mais également pour ses plages, surtout celle de Bouzedjar qui attire des milliers d’estivants.

Réflexion

Ain kermès : La cybercriminalité en débat en milieu scolaire


Tout le monde s’accorde à dire que les nouvelles technologies sont un atout de taille qui permet d’abréger les distances, de tisser des liens et de tirer profit de leurs bienfaits. Or, cet atout a son côté immergé de l’iceberg qui consiste à tuer toute faculté d’innovation chez nos enfants, pis, à développer l’agressivité chez eux.
Et quand un « simple jeu » virtuel en arrive au suicide, le sujet mérite débat et réflexion. 
D’où la rencontre organisée, mardi dernier, au lycée colonel Amirouch à Ain kermès, à l’initiative de l’association caritative EL Amel. 
Face à un amphi plein à craquer de potaches, les intervenants ont tenté de décrypter l’origine du phénomène de la « Baleine bleue » qui a défrayé la chronique ces derniers temps, tout en essayant de s’accorder sur les meilleurs moyens d’y remédier. « Parents d’élèves, enseignants, corps de sécurité, nous sommes tous responsables devant ce fléau qui est en passe de pollerer les crânes de nos enfants. Ici, à Ain kermès, nous avons déjà recensé quelques cas de collégiens, tentés par ce jeu de mauvais goût, en marquant leurs bras par des tatouages et des dessins. 
Et ce, sans que leurs parents ne s’en aperçoivent», déplore-t-on. ?
Un autre intervenant enchaîne pour fustiger les réseaux sociaux qui ont largement contribué à la dislocation des familles et à la disparition de la chaleur familiale. « Les victimes sont majoritairement à la croisée des chemins, entre l’enfance et l’adolescence. ?
Donc, une proie facile pour tout ce qu’on leur balance sur les réseaux sociaux. ?
Et c’est là où réside le rôle des parents. ?

Mais des parents, parfois, démissionnaires, malheureusement» regrette M.M, psychologue. Conscients du danger, des lycéens nous ont livré leurs impressions sur le phénomène faisant preuve de bon usage de l’écran virtuel. « Moi, j’ai un compte Facebook que je n’utilise que pour les bonnes choses, soit pour passer le bonjour et papoter  avec mes amis, soit échanger avec eux des documents scolaires », nous dit Mohamed Amine, élève de 1re AS. 
D’un air plus sérieux, Sabrine, élève de terminale, enchaîne : « Certes, j’ai un compte sur les réseaux sociaux, mais que je ne consulte qu’à des fins éducatives, soit pour parler de sport, puisque je suis sportive, soit pour s’entraider à simplifier des cours scolaires, point barre.» «C’est une occasion pour nous, à travers ce genre de rencontres, de faire la lumière sur ce phénomène et sur d’autres qui présentent un danger pour nos enfants avant qu’ils ne fassent tâche d’huile », nous dit en conclusion Boukhachba Slimane, directeur du dit lycée.

Investir dans le domaine forestier : : La forêt, un filon à exploiter


Investir dans le domaine forestier est une piste à laquelle on ne pense pas forcément… C’est pour cette raison que la Direction générale des forêts, exhorte les opérateurs économiques à investir dans la richesse forestière.

En marge d’une conférence de presse consacrée à l’annonce du Salon national de l’investissement dans le secteur des forêts, le directeur général des forêts, Azzedine Sekran, a appelé les opérateurs économiques algériens à saisir les grandes opportunités d’investissement dans les différents domaines de la richesse forestière, à même de contribuer effectivement à la diversification de l’économie nationale.
Côté rendement, l’interlocuteur dira que « l’investissement rationnel dans le domaine forestier est à même de contribuer à la diversification économique et à la réduction de la facture d’importation des produits forestiers à près de 30 millions de dollars, notamment le bois et le liège ». D’autre part, il ne manquera pas de souligner l’impératif d’intensifier les efforts de lutte contre l’érosion et la désertification, faisant état d’un travail avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour la réévaluation du barrage vert et son rendement en tant que rempart écologique contre la désertification, ainsi que l’examen des mesures à prendre pour valoriser cette réalisation. Le même responsable a estimé que la forêt n’est pas uniquement un espace écologique, mais un facteur économique et social à même de contribuer à la diversification des ressources économiques nationales et assurer des revenus financiers supplémentaires à l’Etat.

L’année 2018 ne sera que le début
Azzedine Sekran a affirmé que l’investissement dans le secteur forestier se fera, à partir de 2018, suivant une nouvelle méthode basée à la fois sur l’exploitation efficace des ressources forestières et leur préservation. Déjà, le Directeur général a passé en revue une série de décrets encadrant et régissant l’octroi des licences d’exploitation dans le domaine forestier au profit des investisseurs locaux privés. S’agissant des potentiels forestiers, M. Sekran a fait savoir que la production du liège a atteint 66 000 quintaux de cette matière en 2017 et 130 000 m3 de bois. Evoquant la production du charbon qui a atteint 1,7 tonne par an, le même responsable a souligné que cette ressource naturelle est exploitée de manière anarchique. Affirmant que l’Algérie possède de grandes potentialités pour investir dans le domaine de production d’amande, de pistache, de caroube et d’argan de façon à réduire la facture d’importation de ces produits, M. Sekran a mis l’accent sur l’impératif de conjuguer les efforts et de soutenir l’investissement dans les différents domaines. Il a précisé qu’il faut accorder un intérêt particulier à l’économie forestière dans tous les territoires en encourageant la création de nouvelles activités forestières productives de ressources à même de répondre aux besoins des éventuels investisseurs.

Un « salon » pour commencer
Organisé sous le thème « les potentialités de la forêt et les opportunités d’investissement », le Salon national de l’investissement dans le secteur des forêts, prévu les 24 et 25 décembre au Parc national de la wilaya de Tlemcen, verra la participation de chercheurs et d’académiciens en matière de gestion et d’exploitation des forêts et de la valorisation des produits ligneux et non ligneux, outre la présence des porteurs de projets désirant investir dans ce domaine. Des conférences et des tables rondes vont être organisées durant cette manifestation écologique et économique et s’articuleront sur les potentialités en matière de valorisation des produits forestiers, outre l’examen des différentes lois et procédures en vigueur relatives à l’investissement dans le secteur forestier en vue de sensibiliser les opérateurs et promouvoir l’attractivité du secteur. Selon M. Sekran, cette manifestation sera un espace d’échange d’expertises entre les différents acteurs, outre la présentation des bonnes pratiques concernant la gestion et l’exploitation du couvert forestier.

Ain kermès : Sensibilisation contre la délinquance juvénile



Prévention contre la délinquance juvénile et autres fléaux sociaux, tel est le thème principal d’une rencontre organisée par la Sûreté de wilaya Tiaret au siège de la Daira de Ain kermès.Ce fut un tête-à-tête entre les représentants des autorités civiles et militaires et des groupes d’adolescents, notamment ceux scolarisés avec leur parent d’élèves. 
La drogue, la toxicomanie et la criminalité sous toutes ses formes, dont sont victimes de nombreux jeunes et moins jeunes, ont été à cette occasion soumises à l’analyse. 
A l’aide de dispositifs, on a montré à l’assistance les différentes formes de délinquance : vol à main armée, accoutumance à la drogue, en plus des dangers découlant de l’embrigadement des adolescents par les groupes terroristes. 

Parlant au nom de la cellule de prévention contre les fléaux sociaux créée par la police, son psychologue a axé dans cette optique son intervention sur la nécessité de mettre en place un nombre suffisant de centres psychopédagogiques pour l’éradication de tels fléaux. 
Elle rappellera le credo de la cellule préventive en question : écoute, compréhension et réflexion pour éliminer tout fléau. 

S’appesantissant sur le phénomène de la consommation de la drogue, ayant pris ces dernières années des proportions ahurissantes, elle précisera qu’en moins de cinq mois, les policiers ont saisi une grande quantité de stupéfiants. 
Les différentes conférences ont été ponctuées par un débat au cours duquel les intervenants ont relevé les causes de la délinquance juvénile, entre autres, l’absence d’un avenir dans ce pays laminé par le chômage, la corruption et le manque d’espaces culturels pour donner libre cours à ses penchants naturels. 

L’on a rappelé, à cette occasion, l’importance de l’éducation dans le cercle familial, l’école et au sein d’autres institutions.