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9/18/2018

Ahmed Bey, un personnage ignoré par l’Histoire en Algérie

Hadj Ahmed Bey, le dernier bey de Constantine, suscite enfin l’intérêt du cinéma algérien après avoir été en grande partie ignoré par les historiens en Algérie.
Un film, en tournage actuellement à Alger, lui est consacré. Il est réalisé par l’iranien Jamal Shoorjeh, d’après un scénario de Rabah Drif. Le personnage d’Ahmed Bey sera campé par Mohamed Zaoui, celui d’Hussein Dey, dernier dey d’Alger, par l’acteur français Gérard Depardieu.
La sortie du long métrage est prévue l’été 2019, selon la productrice, Samira Hadj Djilani. Il n’existe presque pas de livres sur la vie et le parcours d’Ahmed Bey Ben Mohammed Chérif, Bey de Constantine de 1826 à 1837. Et, les manuels scolaires n’en parlent que sommairement.
En 2015, l’universitaire Djilali Sari a publié, aux éditions ANEP à Alger, « Les mémoires de Hadj Ahmed Bey (1774-1850) », seul ouvrage pouvant faire référence ou base de recherche sur le dernier gouverneur ottoman d’Algérie. Mais, l’auteur a vivement conseillé de prendre avec beaucoup de prudence « les mémoires » qu’aurait dictées Ahmed Bey, alors en captivité à Alger, en 1848. A l’époque, le dernier bey habitait Bab Azzoun (à la rue Scipion).

Interrogations sur les « mémoires » du dernier Bey de Constantine

Le texte fut traduit et écrit par le capitaine De Rouzé, membre de l’administration des Bureaux arabes, qui, en fait, était chargé de surveiller Ahmed Bey.
Djillali Sari a évoqué des contradictions, des zones d’ombre et des non-dits dans ce texte. « C’est un récit recueilli de bouche à oreille, sans aucun témoin », a-t-il relevé.
Le traducteur-rédacteur français a-t-il inventé des faits écrits sous forme chronologique ? A-t-il déformé des vérités et omis d’autres? Ahmed Bey était-il libre de parler ? A-t-il réellement accepté de dicter ses mémoires et révéler des faits non connus ?
Les circonstances de l’écriture demeurent imprécises à ce jour. Ces « mémoires » ont été éditées, en 1949 en France, par l’historien Marcel Emerit. Une partie a été publiée dans la Revue africaine. Marcel Emerit a évoqué l’inexistence de « sources indigènes » de l’Algérie d’avant 1830. « Ou peut être qu’on n’a pas pris la peine de les chercher », a-t-il écrit en préambule. Il a souligné avoir trouvé « un texte écrit en français » portant « mémoires de Ahmed Bey ». « Ou plutôt deux textes français. L’un d’une rédaction médiocre qui semble un brouillon. L’autre plus correcte et plus détaillé. On peut se demander s’il s’agit véritablement de traductions », a prévenu l’historien en parlant de « souvenirs » d’Ahmed Bey et non pas de « mémoires ».
Il a relevé que le texte est resté « enfoui » dans un carton « sans même figurer au catalogue des archives ». « Certaines révélations sur nos généraux ont inquiété l’autorité militaire qui a caché le document », a noté Marcel Emerit.
Selon lui, Ahmed Bey aurait été amené à «atténuer ses propos » sur les Français pour « retrouver sa liberté ». Cet historien a, entre autres, participé à un ouvrage collectif « La Révolution de 1848 en Algérie ». Comme il a publié d’autres livres comme « L’Algérie à l’époque d’Abd El Kader » (1951).

Père assassiné, enfance dans les Zibans

En 2008, Nasredine Guénifi a écrit un roman, « Ahmed Bey l’algérien », paru aux éditions Alpha à Alger. Il a tenté de restituer le parcours de ce kouloughli, fils d’une mère originaire de la Vallée des Ziban, Rekia Benganna (appelée aussi El Hadja Chérifa), et petit-fils du Bey Ahmed El Koli, qui a régné sur le Beylik de l’Est (plus vaste que les Beylek de l’Ouest ou du Titteri) pendant seize ans (entre 1756 et 1771).
Ahmed Bey est né durant une période trouble, en 1786. Son père est mort assassiné dans des conditions encore inconnues. Il a passé une grande partie de son enfance parmi ses oncles maternels dans la région de Biskra où il a appris les règles de la langue arabe, le Coran, la montée du cheval et l’art du combat en plein Sahara. Sa mère ne voulait pas qu’il reste à Constantine de peur qu’il subisse le sort de son père. Les intrigues de palais et les rivalités pour le pouvoir avaient ouvert la voie à la vengeance. Les oncles ont envoyé le jeune Ahmed Bey, à l’âge de 12 ans, à La Mecque pour le pèlerinage (vers 1798). Depuis, il était connu sous le nom de Hadj Ahmed Bey

Échange avec la Porte Sublime

Désigné Bey de Constantine, en 1826, Ahmed Bey a veillé dès le début à fédérer les grandes tribus de l’Est, du Sud et du Centre comme les Zouagha, les Ouled Mokrane et les Ouled Achour (Ferdjioua). Il s’était rapproché des grandes familles.
Dans sa stratégie de conquête, le meilleur moyen était de consolider les liens de filiation légitime. Ainsi, il prenait pour épouse la fille du Bey Boumezrag, Bey du Titteri, et la fille de Abdessalam El Mokrani.
Diplomate rusé, Ahmed Bey, qui voulait faire la paix avec l’environnement du Beylik de l’Est, entretenait une relation épistolaire dense avec la Sublime Porte durant son règne.
Plusieurs historiens turcs se sont intéressés à cet échange et à cette période comme Aziz Samih Ilter (« Les Turcs en Afrique du Nord ») et Eucumend Kuran (La politique Ottomane face à l’occupation de l’Algérie par les français, 1827-1847). Ces ouvrages n’ont pas été traduits en Algérie. Les archives ottomanes d’Istanbul peuvent révéler beaucoup de choses sur l’époque des Dey (1682-1830) en Algérie. Il suffit que les historiens et les universitaires algériens s’y intéressent plus.

La dure bataille de Staoueli

Ahmed Bey demandait, dans ces lettres, plus de moyens pour affronter l’expansion française. Les français projetaient d’installer un prince de Tunis à Constantine ce qui avait augmenté l’hostilité d’Ahmed Bey à Hussein Bey qui régnait en Tunisie.
En juin 1830, Ahmed Bey se rendait à Alger avec 400 hommes de sa cavalerie portant l’étendard rouge et blanc. L’objet de son déplacement était le rituel du Denoush (la visite que chaque Bey devait accomplir au Dey chaque trois ans).
A la même période, le général Louis de Bourmont attaquait Alger à la tête d’un corps expéditionnaire de près de 50.000 hommes. Arrivé à Alger, Ahmed Bey était étonné qu’Hussein Dey ne fût pas inquiet par le débarquement des Français à Sidi Fredj.
Hussein Dey était au courant de cette attaque par « ses espions » à Malte et Gibraltar. « Vous n’avez que le temps de vous porter à la rencontre des Français », aurait dit Hussein Dey à Ahmed Bey. Auparavant, Hussein Dey avait commis une erreur monumentale en éloignant l’Agha Yahia des missions militaires le soupçonnant de « comploter » contre lui.
Il avait chargé alors son gendre l’Agha Ibrahim, un homme inexpérimenté, comme chef de l’armée. Non préparé à la guerre, Ahmed Bey se réunissait avec l’Agha Ibrahim, et Mustapha, le bey du Titerri, pour affronter les Français.
La bataille de Staoueli fut dure après une défaite face aux Français dans un terrain découvert à côté de la plage, suite à une mauvaise idée de l’Agha Ibrahim dont le rôle néfaste est souligné par certains historiens. Ahmed Bey lui-même en a parlé en évoquant un homme au « zèle ardent » et à « la confiance présomptueuse » en la victoire.

Résistance à l’Est

Perdant plus 200 de ses hommes et des canons dans la bataille de Staoueli, Ahmed Bey s’est retiré, décidé à mener à la guerre aux « Beni S’fer », les hommes à la figure pâle, pour désigner les soldats français.
Il projetait de « faire traîner » cette guerre en longueur en tablant sur l’incapacité des envahisseurs européens à résister au climat et en proposant d’avancer vers l’intérieur des terres pour « préserver Alger ».
« Il arrivera à nos adversaires ce qui est arrivé à tous ceux qui ont débarqué ici », avait-il dit. Hussein Dey capitulait après la destruction par les Français, par des tirs de canon, du Bordj Moulay Hassan, un Fort construit vers 1541 par Hassan Pacha, au sud d’Alger.
Revenu à Constantine, à vingt-cinq jours de marche, Ahmed Bey, renforcé par des fuyards d’Alger, organisait la résistance en révisant la structure de l’armée après avoir rejeté une offre de soumission du général Bourmont et après avoir neutralisé une conspiration, faite en son absence, par les janissaires qui avaient nommé le Caid Bey Slimane à sa place (Bey Slimane a été ensuite pourchassé puis tué par la population).

Les deux sièges de Constantine

Appuyé par Ali Ben Aissa, son bras droit, Ahmed Bey devait mener une entreprise de persuasion auprès des tribus de l’Est pour les rallier à son projet de contrer l’avancée des troupes françaises vers Constantine.
En 1835, il avait échappé de justesse à la mort après une épidémie de choléra qui avait décimé des centaines de personnes à Alger et à Constantine. En novembre 1836, les troupes françaises menées par le Maréchal Clauzel tentaient d’attaquer Constantine (le premier siège).
Plus de 8000 hommes dont des fantassins et des cavaliers, dirigés par Ahmed Bey, avaient livré bataille pour empêcher la prise de la ville occasionnant de lourdes pertes aux assaillants.
Djillali Sari a qualifié Ahmed Bey de « stratège génial » qui a infligé « à des généraux issus de l’épopée napoléonienne la consommation d’officiers la plus forte proportionnellement que dans toute autre armée ».
Tirant les leçons de l’échec, le général Charles Damrémont, désigné « gouverneur de l’Algérie » après le limogeage de Clauzel en raison de la défaite face à Ahmed Bey, organisait une nouvelle attaque contre Constantine en octobre 1837 (le deuxième siège) avec la participation de plus de 11.000 hommes.
Le général Damrémont avait, auparavant, tenté vainement de convaincre Ahmed Bey de déposer les armes. Constantine tombait aux mains des Français après de rudes batailles dans les ruelles de l’ancienne Cirta durant lesquelles le général Damrémont fut tué ainsi que d’autres officiers.
Les soldats s’étaient infiltrés dans la Médina après l’ouverture de plusieurs brèches dans les murailles par des tirs de canon. Ahmed Bey continuait sa résistance en dehors de la ville en se dirigeant vers le Sud.

Les tribus, entre soutien et trahison

En cours de route, un certain Ferhat Bensaïd fut chargé par les Français de le « capturer » et le livrer. Soutenu par ses hommes, Ahmed Bey livrait un autre combat contre les partisans de Ferhat qui, défait, fuyait vers la Vallée du Souf, au Sud Est.
Ahmed Bey fut désespéré de ne pas trouver appui auprès des tribus sauf chez les Haraktas, les Hanancha, les Ouled Derradj, les Ouled Soltane, les Beni Ferradj et les Ouled Abdi pour continuer la résistance face aux envahisseurs.
Le sultan ottoman Mahmoud II n’avait pas tenu sa promesse de lui envoyer des renforts. Idem pour Abdelmadjid I, assis sur le trône à 1839, après Mahmoud II.
Ahmed Bey s’installait, pour un moment, dans les Aurès, avant de se diriger vers la région de la Hodna, puis Metlili et Djebel Amor. Après une expédition dans les Ziban et après la prise de la Smala de l’Emir Abdelkader (Tiaret) entre 1843 et 1844, Henri D’Orléans (le Duc d’Aumale), commandant de la Province de Constantine, se lançait à la poursuite d’Ahmed Bey, appuyé par des tribus favorables aux Français.
Ahmed Bey a résisté pendant dix-huit ans aux militaires français avant de se rendre en 1848, fatigué par la maladie, les trahisons, les fausses alliances et les complots. La population de Constantine a cotisé pour pourvoir Ahmed Bey en vivres et en vêtement lors de sa période de détention. Les militaires français voulaient l’humilier.

L’Émir Abdelkader plus « visible » qu’Ahmed Bey

L’Histoire n’a toujours pas expliqué pourquoi Ahmed Bey et l’Émir Abdelkader ne s’étaient pas entendus pour mener ensemble la résistance populaire aux colonisateurs français. Mystère.
Dans les manuels d’Histoire, on parle actuellement plus de l’action de l’Émir d’Abdelkader que celle d’Ahmed Bey. Selon Djillali Sari, Ahmed Bey repose éternellement dans une pièce à côté du Mausolée de Sidi Abderrahmane Thaâlibi, à Alger.
Le Palais d’Ahmed Bey, construit vers 1835 avec du marbre d’Italie, des pierres de taille de l’antique Cirta et des cèdres des Aurès, est le témoin des œuvres du dernier Bey de Constantine, nommé Pacha d’Algérie, qui, à ses heures perdues, écrivait de la poésie.
Réhabilité en 2010, après des années d’abandon, le Palais du Bey est devenu le Musée national des arts et expressions culturelles traditionnelles. Un lieu historique et touristique à visiter.

AIN KERMÈS : Une connexion Internet au «goutte-à-goutte»


Hier matin, les préposés exerçant au siège central d’Algérie- Télécoms (A.T), de «Frenda» ont été soumis à rude épreuve, par la présence d’abonnés à Internet, venus en nombre, déposer des réclamations au sujet du débit d’accès au Net qui serait, depuis quatre jours consécutifs, insignifiant, infime, voire quasiment inexistant dans certains quartiers de la ville Ain kermès. 

Une connexion disloquée, saccadée, chaotique, constatent, exaspérés, les usagers. Contacté, à ce propos, un technicien activant au niveau des répartiteurs, a mis cette “relâche qui perdure” sur le compte d’une panne des équipements touchant l’ensemble du réseau plénier. 
Une manière pour ce dernier, selon les usagers, frustrés, de s’en laver les mains. Le préjudice et les pertes induits par ces arrêts et avaries « exagérément réitérés », seraient démesurés et surtout irritants, outre leurs coûts, pour les clients dont internet constitue un outil de travail permanent. Nonobstant les désagréments gênes, à répétition, occasionnés à tous les usagers et autres utilisateurs professionnels notamment ceux ayant pris le pli de bénéficier des prestations « on line », de téléphone virtuel, Skype, Viber, Free-talk, réseaux sociaux. Parallèlement, les utilisateurs disent ne pas comprendre pourquoi l’opérateur ne dispose guère d’un « progiciel opérant », qui permettrait d’observer des pauses automatiques, en cas bloquant net le fil courant de consommation des cartes de recharge, 2000 à 4000 DA par mois. 
Ce conditionnement éviterait de comptabiliser la période de l’abonnement non consommée, à leur détriment, comme cela se fait partout dans le monde. Il faut signaler, enfin, qu’AT, bien que cet opérateur ne détienne aucune exclusivité en la matière, se distingue parfois, voire souvent, par son silence lorsqu’il s’agit de… communiquer, d’informer, de prévenir sa clientèle pour, éventuellement, modérer, contenir l’attente de l’abonné.

7/28/2018

Tiaret: L'aéroport «Abdelhafidh Boussouf», un pur gâchis

En jachère depuis de nombreuses années, l'aéroport «Abdehafidh Boussouf» de Aïn Bouchekif, dans la wilaya de Tiaret, est un pur gâchis et pour cause. 

Considéré comme le plus important en Oranie après celui d'Es Sénia à Oran, l'aéroport de Tiaret n'a jamais été véritablement exploité depuis sa création dans les années soixante-dix. A part quelques départs vers les Lieux Saints de l'islam ou quelques rares vols assurés par la défunte compagnie Khalifa Airways et Air Algérie, l'imposante infrastructure aéroportuaire et ses équipements jamais servis sont mangés par la poussière et la fiente des oiseaux. Pourtant, beaucoup d'argent a été dépensé pour la mise à niveau de l'aéroport dont le confortement de la piste sur une longueur de 3,2 km, la réalisation de voies secondaires et la modernisation de l'éclairage du tarmac. 

L'argument servi et resservi par les autorités locales selon lequel «le clouage au sol» de cette importante infrastructure aéroportuaire est dû à des «raisons de rentabilité financière» invoquées par la compagnie nationale Air Algérie ne convainc plus la population locale. Le président de l'aéroclub de Tiaret et néanmoins pilote-instructeur et commissaire de vol, M. Benaouali Aoued, estime, de son côté, que la fermeture de l'aéroport est «elle-même un gâchis, surtout qu'il est mis au niveau des normes internationales (piste d'envoi de 3.000 mètres, équipements de navigation des plus modernes et une capacité de 300.000 passagers/an», explique-t-il, ajoutant que l'aéroport de Aïn Bouchekif «demeure le plus stratégique au niveau de toute la région de l'ouest du pays», exprimant son souhait de voir cette infrastructure inexploitée reprendre du service, «au plus grand bénéfice des opérateurs économiques de la région», a-t-il souligné. 

Et pour attirer l'attention sur ce véritable gâchis, la population locale vient de lancer une pétition ouverte (dont le Quotidien d'Oran a obtenu une copie) pour appeler à la réouverture de l'aéroport de Tiaret. 

En effet, dans une lettre adressée aux autorités locales et centrales, la population de Tiaret réclame notamment l'ouverture d'une ligne aérienne entre la capitale des Hauts-Plateaux de l'Ouest et des villes françaises comme Paris, Marseille ou encore Metz, comme c'est le vœu de nombreux Algériens originaires de l'ouest du pays et établis en France et en Europe. Les signataires de la pétition interpellent également les élus de la wilaya (députés et sénateurs) pour la situation de l'aéroport de Tiaret fermé de facto «alors qu'il est l'un des plus importants et des plus grand de tout le pays», écrivent-ils dans leur missive adressée au Premier ministre Ahmed Ouyahia et au ministre des Transports. 

6/02/2018

Ain kermès : Le montant de la Zakat El-Fitr fixée cette année 2018 à 120 DA


Le montant de la Zakat El-Fitr pour le mois de Ramadhan a été fixé cette année à 120 DA, a annoncé le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs. Le ministère a, par ailleurs, indiqué avoir chargé les imams des mosquées de procéder, en collaboration avec les comités religieux des mosquées, à travers l`ensemble du territoire national, à la collecte de Zakat El-Fitr, à compter du 15ème jour du mois de Ramadhan, en vue de sa distribution aux nécessiteux, un ou deux jours avant Aïd El-Fitr ». Chaque musulman ayant les moyens financiers doit s’acquitter de la Zakat El-Fitr pour lui ainsi que pour les personnes dont il a la charge.
APS

Zaouïa Belekbir


La zaouïa Belkbir a été fondée, en 1950, à Adrar par le défunt Cheikh Mohamed Belkebir considéré comme le dernier saint patron du Touat.
Le Cheikh de cette école coranique est né en 1911 dans la commune de Bouda. Il commença par l’apprentissage du Coran auprès de son oncle. Le fiqh et l’arabe suivirent. Agé de 18 ans, il se rend à Tamentit, petite localité située à 12 km d’Adrar. Là, pendant deux ans, sous l’œil attentif du maître Sidi Ahmed Didi, un homme pieux et respecté, il continue son apprentissage. Mais le père du cheikh avait besoin du jeune prodige, qui dut se résigner à retourner au bercail familial, à Bouda où l’attendait un travail labo- rieux : s’occuper du «djenen». Deux ans après, il quitte son ksar natal et se rend à Tlemcen pour s’initier au «Dikr» et à l’éducation soufie auprès du patron de la zaouïa de Kerzaz, Boufeldja Ben Abderrahmane qui occupait le poste d’imam de la grande mosquée de Tlemcen.
Il continue son enseignement conformément au rite malékite et les principes du fiqh à Tlemcen auprès un autre maître originaire d’Adrar, un homme érudit et propriétaire d’une bibliothèque. Ceci allait durer quatre mois jusqu’au jour où cheikh Sidi Boufelja rendit l’âme, une mort et une perte qui allaient l’affecter terriblement. Des habitants de la ville d’El Aricha (Tlemcen) prennent contact alors avec Sidi Mohamed Belkebir et lui demandent de dispenser des cours d’apprentissage du Coran à leurs enfants. Il finit par céder à leur demande en ayant reçu l’aval de son paternel. Il passe deux années à El Aricha et se rend ensuite dans la ville de Mecheria à la demande de notables de cette ville pour également d’apprendre le Coran à leur progéniture. Une fois son père tombe malade, il rentre chez lui pour rester à son cheville.
En 1947, Mohamed Belekbir, alors âgé de 36 ans, assiste au décès de son père. En 1948, il entreprend la construction d’une medersa à Bouda. En 1950, il rejette la proposition de son maître, Sidi Ahmed Didi, de devenir imam de la mosquée de la ville d’Adrar pour l’unique raison que cette ville était pervertie. Le maître allait convaincre le jeune Cheikh que c’était à lui de redresser la situation et de faire d’Adrar une ville accueillante. En 1965, il entreprend les travaux d’aménagement de la mosquée, lieu de culture par excellente, bâtie en 1946. L’école coranique trouve sa place et cette zaouïa de Sidi Mohamed Belekbir a toujours prôné un Islam de tolérance, de paix et de pardon.
Le cheikh a vécu de 1911 à 2000, soit 89 ans, qui lui ont permis de former des enseignants du Coran éparpillés à travers le territoire national et même au Sénégal, au Niger et au Mali.

La zaouïa Tidjanya


La Tidjanya ou tariqa Tidjanya (en arabe, littéralement « la voie tijane », variantes tidiane, tidjane, tidjanie) est une confrérie (tariqa) soufie fondée par Ahmed Tijani en 1782 dans une oasis proche de Boussemghoun (El Bayadh).
Mais en effet, La Tidjanya trouve son origine à Aïn Madhi (Laghouat), puis s'est diffusée dans un premier temps autour de Boussemghoune dans le désert algérien. Depuis son foyer d'origine en Algérie, la Tidjanya se répandit au Maroc, en Tunisie, en Arabie saoudite, en Mauritanie, en Sénégambie, au Mali, au Burkina Faso, au Tchad, au Soudan, au Nigéria, en Indonésie et au Pakistan. On le trouve également en Libye, en Égypte, en Syrie, en France et aux États-Unis. Actuellement la Tidjanya est la confrérie musulmane la plus répandue au monde. Le centre intellectuel, culturel et historique de la tariqa est Aïn Madhi où se trouve le siège du califat avec le palais de Kourdane. Le ksar abrite également la zaouïa mère de la confrérie qui conserve les tombeaux des chefs de la famille Tidjani.
Dotée d'une école coranique dispensant un enseignement en sciences de la religion pour les étudiants algériens et étrangers, la confrérie Tidjania porte le nom de son fondateur Si Ahmed Tidjani, né en 1735 à Ain Madhi. Ce dernier reçut son enseignement du cheikh Al-Khalil avant de prendre son bâton de pèlerin pour sillonner les pays arabes et y étancher sa soif de connaissance en matière de religion et de jurisprudence. Il s'est éteint en 1815 dans la ville de Fès (Maroc) où il est enterré.
Les méthodes pratiquées au sein de la confrérie Tidjania sont notamment "El Ouadhifa" qui repose sur la récitation de la "Fatiha" du Livre Saint une fois par jour, "El Maaloum" et "El Heilala" qui consiste en l'invocation de Dieu 1200 fois le vendredi après la prière d'El Asr.
La confrérie Tidjania s'appuie sur un régime oligarchique dont le premier responsable est le Calife général (Khalifa), les Chouyoukh et Moqadem étant désignés par ce dernier (Calife général) pour la gestion des annexes de la zaouïa à l'intérieur et à l'extérieur du pays.
La zaouïa Tidjania qui compte plus de 400 millions d'adeptes à travers le monde dispose également d'autres annexes en Algérie telles que les zaouïas d'Oughrout (Adrar), de Oued Souf (El Oued) et de Témacine (Ouargla). Elle jouit aussi d'une forte influence auprès des Musulmans dans de nombreux pays africains et bien d'autres dans le monde.
La Zaouïa Tidjanya de Tamacine
L a Zaouïa de Tamacine est l’une des plus grandes Zaouïa que compte la confrérie Tidjaniya a travers le monde. Elle est localisée dans le chef lieu de la commune de Tamacine qui est en même temps chef lieu du même arrondissement ou daïra relevant de la Wilaya de Ouargla.
La Zaouïa de Tamacine se trouve a 3.5 km de la nationale reliant la vile de Touggourt a celle Ouargla chef lieu de la wilaya. Elle est donc distante de 12 km de la ville de Touggourt, de 150 km d’Ouargla et de 630 km d’Alger.
Elle est située au sud-ouest de la cité millénaire de Tamacine, dans le lieu dit Tamelahat .Elle a été fondée en 1805 par Sidi El-Haj Ali Tamacine sur instruction de son maitre spirituel le cheikh sidi Ahmed Tijani, fondateur de la confrérie Tijaniya en 1782. Et depuis la date de sa fondation, cette Zaouïa n’a cessé de jouer au sein de la confrérie, un rôle prépondérant sous ses différents aspects : spirituel, social, culturel et civilisationnel.
A la mort de Sidi Hajj Ali Tamacini, le Khilafa fut rendu à la descendance du Cheikh en l’occurrence à Sidi Mohamed El Habib (Qu’Allah l’agrée) qui mourut environ 8 ans après lui. Ainsi à leur immense maîtrise spirituelle particulière s’est ajoutée la maîtrise temporelle de la Voie.
Il laissa comme héritier, à sa mort, Sidi Ahmed Ammar qui n’avait que 3 ans et qui, dès son adolescence, eut de nombreux déboires avec les colonisateurs français, ceux-ci n’hésitant pas à l’envoyer en résidence surveillée à Bordeaux (France). Durant cette période de troubles, la maîtrise de la Tariqa fut assumée, temporairement, par le Khalife de Tamacine, Sidi Mohamed El Aïd, et une fois le retour de Sidi Ahmed Ammar (Qu’Allah l’agrée) à Ain Madhi, la maîtrise de la Tariqa revint définitivement à la descendance de cheikh Ahmed Tidjane.
La confrérie Tidjania s'appuie sur un régime oligarchique dont le premier responsable est le Calife général (Khalifa), les Chouyoukh et Moqadem étant désignés par ce dernier (Calife général) pour la gestion des annexes de la zaouïa à l'intérieur et à l'extérieur du pays.
La zaouïa Tidjania qui compte plus de 400 millions d'adeptes à travers le monde dispose également d'autres annexes en Algérie telles que les zaouïas d'Oughrout (Adrar) et de Oued Souf (El Oued). Elle jouit aussi d'une forte influence auprès des Musulmans dans de nombreux pays africains et bien d'autres dans le monde.

6/01/2018

Cherbet, attention à l’arnaque et à votre santé !


Parmi les produits incontournables de la table du F'tour, durant le mois de ramadhan, figure la cherbet. 
Cette boisson préparée à base de citrons pressés, sucrée et rafraichissante, très prisée par les familles qui la préfèrent aux boissons gazeuses.
Mais la cherbet vendue sur le marché est-elle vraiment une boisson faite à base de citron ?
: « ils fabriquent la cherbet avec de l’acide, un produit chimique, et ensuite ils font semblant de couper quelques tranches de citrons. Cette cherbet n’est pas naturelle, parce que le citron fait 350 à 400 DA le kilogramme, alors que lacherbet est vendue à 60 DA le litre. Comment peut-on appeler cela de la cherbet ? »
« Il y a des gens, que Dieu leur pardonne, qui profitent de l’occasion du mois de ramadhan pour vendre de la cherbet faite à base de produit chimique », se désole Ami Said, résidant à Boufarik, une localité de la wilaya de Blida réputée pour sa zlabia et … sa cherbet.
« La vraie cherbet, souligne-t-il, se fait avec du citron naturel pressé, de la vanille, du sucre et du mazhar (eau de fleur d’oranger). Moi-même, des fois, j’ajoute soit de la menthe, soit de la menthe sauvage (fliou) ».
Donc, ce qui vous ai proposé comme du cherbet n'est, en réalité, qu'une boisson à base de colorants et de beaucoup de sucre. Vous êtes avisés, à bon entendeur !