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8/18/2017

Algerie : L’enseignement de tamazight sera généralisé à 38 wilayas 2018


L’enseignement de tamazight sera généralisé à 38 wilayas du pays dès la prochaine rentrée scolaire, a indiqué jeudi à Aïn Témouchent le secrétaire général du Haut-commissariat à l’amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad.
Cette action s’inscrit dans le cadre du partenariat conclu en février 2015 entre le HCA et le ministère de l’Education nationale, a précisé M. Assad dans une déclaration à l’APS en marge de la clôture de la caravane littéraire célébrant le Centenaire de la naissance de Mouloud Mammeri (1917-1989).
Le SG du HCA a mis l’accent dans ce sens sur « l’avancée positive enregistrée dans la promotion de la langue amazighe », signalant que l’objectif, à terme, porte sur sa généralisation aux 48 wilayas du pays ainsi qu’à l’étranger au profit de la communauté algérienne.
Il a toutefois observé que l’atteinte de l’objectif assigné exige de « mobiliser davantage de postes budgétaires pour assurer l’enseignement de tamazight dans les différents paliers et pas seulement au premier comme c’est le cas dans certaines wilayas ».
Le SG du HCA a également évoqué la loi d’orientation sur l’éducation nationale de 2008 et la Constitution qui consacre tamazight « langue nationale et officielle ».
APS 

Archéologie : Le fort de Taza commence à livrer ses secrets



Histoire -  Entamées depuis 2001, les fouilles du site ont permis la découverte de plusieurs objets archéologiques de valeur, dont des pièces remontant à l'époque des Almohades.

Des objets en poterie et en céramique ainsi que des pièces de monnaie ont été découverts par une équipe d'archéologues de l’université d’Alger 2 lors d'une seizième opération de fouille au niveau du site archéologique historique du Fort de Taza, situé dans la commune de Bordj-Emir-Abdelkader, dans la wilaya de Tissemsilt, rapporte l’Aps, citant le auprès chef de cette mission.
Ces fouilles, effectuées du 3 au 26 juillet, ont donné lieu à la découverte de fragments d’une jarre qui pourrait être entière, d'une pièce en poterie exceptionnelle qui pourrait remonter au moyen Age ou à l’antiquité, deux lampes à huile (antiques) et d’autres fragments de plats en poterie remontant à l’antiquité ainsi que deux pièces en céramique de l’ère islamique moyenne, a indiqué à l'APS le professeur en archéologie à l’Université d’Alger 2, Azzedine Bouyahiaoui. 
Deux pièces de monnaies anciennes dont les inscriptions sont illisibles et un quinquet portant des ornements humains et animaux ont également été découverts à la faveur de ces fouilles, a-t-il ajouté. Les objets découverts ont été transférés au Laboratoire archéologique de l’Institut d’Alger 2 pour faire l’objet d’étude scientifique afin de déterminer exactement leurs périodes, a précisé le professeur Bouyahiaoui expliquant que certains objets ont besoin de restauration qui sera assurée par des doctorants .
Les étudiants ayant effectué ces fouilles ont découvert une stratification à l’intérieur du Fort attestant de la chronologie historique du site, au moins, par rapport aux trois périodes historiques (antique, moyenne et la période d’El Emir Abdelkader), explique le chef de cette mission scientifique. Entamées depuis 2001, les fouilles du site ont permis la découverte de plusieurs objets archéologiques de valeur, dont des pièces remontant à l'époque des Almohades, notamment des pièces de monnaie, deux lampes en poterie et un autre en céramique datant des 12e et 13e siècles ainsi que des objets en céramique et verre remontant à l’ère romaine. Le Fort de Taza a été édifié en 1838 par le calife de Miliana, à l’époque de Mohamed Ben Allal, sur ordre de l’Emir Abdelkader, eu égard à l’importance stratégique du site entouré de montagnes, outre sa proximité de villages de la région du Titteri (Médéa). 
RC./APS

L'artisanat s'invite aux Sablettes



Cet été, la promenade des Sablettes est devenue une des destinations préférées  des familles. 
Pour rendre cet espace plus agréable, pour les touristes et émigrés qui viennent  découvrir l’endroit, la wilaya d’Alger organise, en partenariat avec la Fédération nationale des artisans, une exposition-vente des produits d’artisanat. 
Cette initiative s’inscrit  dans le cadre de la préservation du patrimoine.
Les produits du terroir font des clins d’œil, ces jours-ci, aux férus d’originalité. Des merveilles du terroir sont proposées par des artisans qui ont carrément transformé cet espace en foire à ciel ouvert. S’y  mêlent le génie et les passions de jeunes créateurs qui donnent  libre cours à leur imagination.
Promeneurs et passants saluent cette initiative qui met en relief les métiers d’artisanat. Ils ne peuvent s’empêcher de marquer une halte devant les stands et tables qui regorgent de véritables bijoux, dans toute leur splendeur. 
Et la diversité des produits exposés ne laisse point indifférent. On y trouve de tout. Des habits traditionnels, de la poterie, des bijoux côtoient des objets de décoration et des articles en cuir.
Une trentaine d’artisans proposent des produits  « faits-main », jusqu’au début septembre. Le but est simple selon Abdelkader Berrihan. «Il s’agit d’attirer divers visiteurs pour faire la promotion de produits, qu’on a du mal à écouler ailleurs ». Selon l’artisan, hormis les espaces aménagés par la wilaya ou l’APC d’Alger (l’esplanade de la Grande Poste), il est difficile de vendre ses créations. « Il est encore plus ardu de vivre de sa passion», soupire t –il. Il est d’autant plus important, ajoutera-t-il, de promouvoir l’artisanat auprès des jeunes et de mieux faire  connaitre ses facettes. « La tapisserie, la maroquinerie, la dinanderie, la céramique, la poterie, l’habit traditionnel et la vannerie sont des métiers qui ne font plus partie du quotidien algérien », se désole-t-il. Beaucoup ont du se reconvertir dans d’autres métiers plus rentables. Abdelkader est maroquinier. « Ce métier s’est transmis dans notre famille depuis des génération. Mais, les temps sont durs et il n’est plus rentable », confie t-il. Il affirme que la matière première, déjà rare, est chère. « Nous sommes par conséquent contraints d’augmenter nos prix pour rentrer dans nos frais », explique-t-il. Pour tenter de séduire les bourses moyennes Abdelkader fabrique de petits objets, (portefeuilles, portemonnaies ou petits sacs en cuir).  Il cède ces derniers  à des prix raisonnables, entre 200 et 600 DA l’unité.
Nna Iheddaden est originaire d’Aïn El Hemmam, à Tizi-Ouzou. Elle confectionne à la main des habits traditionnels. « Je couds des robes, des châles et des tenues de ma région, que de nombreuses immigrées s’arrachent », se réjouit la couturière. 
Elle a l’habitude d’exposer dans un stand à la Grande Poste. « J’ai appris à vendre mes robes, même s’il est parfois difficile de trouver un juste prix à mes créations », dit elle. Elle se lamente de la cherté des tissus  et  de la dentelle. « Je m’arrange toujours avec mes clientes qui repartent contentes de posséder une robe originale et cousue  à la main », confie t elle. Un plus loin, d’autres exposants proposent d’autres  produits. 
Des vases à base de matériaux naturels sont vendus à des prix très compétitifs allant de 200 à 1.000 DA.  Des mules en cuir,  sacs, des porte-clés suscitent intérêt et curiosité  auprès des visiteurs  qui profitent pour acheter des articles souvent introuvables ailleurs, ou dans les meilleurs des cas, à des prix élevés.
Walid Souahi

8/17/2017

Tiaret: Ouverture d'une école privée de pilotage d'avians



Une nouvelle école privée de formation des pilotes vient d'ouvrir ses portes au niveau de l'aéroport «Abdelhafidh Boussouf» de Aïn Bouchekif, au niveau de la wilaya de Tiaret. 

Ouverte par la compagnie privée «Star Aviation», une compagnie aérienne algérienne basée à Hassi Messaoud et créée en 2001 à l'issue d'une association entre le groupe suisse Zimex et le groupe RedMed, la nouvelle école a bénéficié de locaux et de hangars pour le parcage de ses aéronefs, en attendant d'ouvrir un siège au niveau de la ville de Tiaret, selon le représentant de l'entreprise de gestion des services aéroportuaires d'Oran. 

Outre la formation de pilotes privés (PPL/A), Star Aviation assure également le transport passagers et fret à travers tout le réseau des aéroports du Sud algérien. 
La compagnie relie les principaux aérodromes d'Algérie aux différents sites pétroliers dans les régions les plus reculées du Sahara. 

Cette nouvelle école, qui dispose des autorisations nécessaires, délivrées par la direction de l'aviation civile et de la météorologie du ministère des Transports, ouvre ses portes pour la formation des pilotes privés, parallèlement à l'aéroclub de Tiaret, l'un des plus anciens du pays, et qui forme des aviateurs depuis de longues années, certains parmi eux étant devenus des commandants de bord à Air Algérie et dans d'autres compagnies aériennes étrangères. 

8/16/2017

DATES DE DISTRIBUTION DES 7000 LOGEMENTS SOCIAUX LOCATIFS : Le wali de Tiaret met fin aux spéculations



Le wali de Tiaret, Mr Bentouati Abdessalem, s’engage fermement à mettre fin aux spéculations qui circulent au sein de la population, faisant part d’un report d’affichage de listes, ouvrant l’accès à de folles rumeurs, alors qu’en vérité, le wali a été de tous temps fidèle à ses promesses et pour plus de clarté et de transparence, le wali a préféré rendre public toutes les dates relatives à la distribution de différents quotas de logements sociaux et qui s’estiment à près de 7000 logements pour uniquement la ville de Tiaret.


En effet, selon un communiqué émanant du cabinet du wali, dont une copie a été adressée à notre rédaction, le wali vient de mettre fin aux différentes spéculations allant du report aux imaginations de bouillonnements au sein de la société et à ce titre, des déclarations très courageuses et soulageantes ont été annoncées par le wali qui a fixé la date symbolique du 20 août pour la distribution de 2600 logements où la liste en question sera ouverte aux recours. 


Dans le même contexte, un autre quota sera distribué en octobre comprenant 1000 logements, et à cela s’ajoute un autre quota, composé de 1420 logements, lequel sera distribué entre novembre et décembre 2017.  

A signaler également que 1250 logements seront distribués, où près de 40000 personnes partageront la joie et les satisfactions et un bon cadre de vie durant les 5 mois à venir ,sans faire de bruit, sans faire de vents, une véritable stratégie qui fera clipser toutes les spéculations et tous les horizons de bouillonnement social, et selon une grande source responsable, cette opération menée par les soins du wali est une première à l’échelle nationale. 

Il est utile de rappeler, que les grandes communes seront touchées par cette opération à l’exemple de Takhemaret, Mahdia, Rahouia, Rechaiga,Ain-Dehab. 

Par ailleurs,  le wali a bien mis l’accent sur la nécessité d’offrir un bon cadre de vie aux citoyens avec toutes les commodités nécessaires et a appelé toute la société à plus de compréhension et de retenue, eu égard aux exigences des nouvelles cités qui doivent être appuyées par des équipements publics à l’exemple d’écoles, de centres de santé, de moyens de transport et de tout l’environnement nécessaire pour l’édification de la vie.     

A.Benrebiha

8/15/2017

Circulation routière: Tout ce qu’il faut savoir sur le permis à points



Les infractions ont été classées suivant quatre catégories donnant lieu au retrait de 1 à 6 points. Les actes classés dans la catégorie des délits seront, quant à eux, pénalisés d’un retrait de 10 points à la fois, a expliqué le même responsable. 

En cas de non paiement de l’amende forfaitaire, liée aux contraventions, au bout de 30 jours, deux points supplémentaires seront automatiquement retirés du permis.
Néanmoins, l’automobiliste a la possibilité de récupérer ses points dans le cas où il n’aura commis aucune infraction au cours d’une période s’étalant de 3 à 4 ans depuis la dernière infraction relevée, ou s’il suivra une formation en conduite à ses frais. 

Mais lorsque le solde de points est à zéro, le permis de conduire est alors retiré à l’automobiliste, a ajouté ce responsable en précisant que dans ce cas, le conducteur sera soumis à l’obligation de refaire sa formation de A à Z et qu’au bout d’une période de six mois, il pourra postuler pour un nouveau permis de conduire.
D’autre part, le représentant du ministère des Transports a assuré que les dispositifs techniques nécessaires au lancement du permis de conduire biométrique avaient déjà été mis en place par les services du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales. 

Il s’agit des fichiers nationaux des permis de conduire, des cartes grises et des infractions au code de la route, ainsi que la mise sur pied d’un service chargé du suivi de la mise en oeuvre des procédures liées à ce nouveau permis et au retrait des points. 
De nouveaux manuels élaborés par le Centre national des permis de conduire seront aussi mis à la disposition des moniteurs des auto-écoles afin d’améliorer la qualité de leur formation. 
Concernant ces moniteurs, ceux détenant uniquement un Certificat d’aptitude professionnelle et pédagogique (CAPP) doivent avoir une expérience de sept ans dans le domaine pour pouvoir continuer à exercer, tandis que ceux ayant un diplôme universitaire en plus du CAPP, l’expérience requise est de trois (3) ans. 
Par ailleurs, un arrêté ministériel, relatif au brevet professionnel de conducteur de véhicules de transport de personnes et de marchandises existe actuellement dans les tablettes du ministère des Transports. 
Ce texte prévoit l’amélioration de la qualité de la formation des conducteurs qui bénéficieront de formations liées à la réglementation du travail, la sécurité et la prévention des risques ainsi qu’à la réglementation des transports de personnes et de marchandises. 
Prenons l’exemple de l’année 2015, rappelle-t-on, pas moins de 35.000 accidents de la route ont été recensés avec un total de 4.610 morts et 55.994 blessés, des chiffres plus ou moins similaires à ceux des années précédentes. 
Ces accidents coûtent, chaque année, au pays un total de 100 milliards de dinars, selon une étude réalisée récemment par l’université de Batna. A rappeler que le Conseil du gouvernement a approuvé l’exposé présenté par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, sur les projets du permis de conduire et de la carte grise biométriques qui entreront en vigueur durant le deuxième trimestre de l’année 2017.

Cheikh Abdelkader El Khaldi : Le chantre de la poésie et du chant Bedoui


Né le 20 avril 1896, dans le village de Froha, à Sidi Ben Moussa, Cheikh Abdelkader El Khaldi, fils ainé de Mohamed Seghir, un petit fellah qui s’installera, au début du siècle à Mascara, à une dizaine de kilomètres de là, fera ses études coraniques dans le quartier populaire de Sidi Bouskrine où son père s’était reconverti à l’artisanat.
Après avoir brillamment obtenu son certificat d’études, réformé du service militaire, il fera de petits métiers avant d’être recruté, à vingt-quatre ans, comme secrétaire dans la police municipale. 
Cet amoureux de la calligraphie quittera, en 1925, cet emploi pour se rendre au Maroc où il exercera, durant près de trois années, le métier de Goumrek. De retour à Mascara, il continuera à fréquenter les Grands Cheikh de l’époque comme Mkadem Méziane, Tahar Ben Moulay, Bencherif, Si Benyekhlef et Ould Kablya, se familiarisant avec les arcanes du ch’ir El melhoun, tâtant du violon en amateur. Il commence par interpréter les qacidates Mostefa Ben Brahim et de Ben Guitoune, l’auter de Hyzia. 
C’est dans ces années là qu’il se mit à écrire, à chanter Bakhta qui vivait à Tiaret, la grande, la sublime, la flamboyante Bakhta qui lui inspirera de magnifiques poèmes. À la fin de la seconde guerre mondiale, il quittera sur un malentendu, Mascara pour El Harrach où résidait son neveu. Il y reste plus d’une année avant de s’installer définitivement à Oran, en 1946, successivement dans les quartiers de Gambetta, Mdina Jdida et Cholet. El Khaldi aura chanté l’amour, le ghazal, à travers la beauté de Kheira, Yamina, Zohra, des poèmes lyriques, irrigués de mille feux, riches de métaphores, de comparaisons, pleins de densité et de fraîcheur. Ce seront les chants, les qacidates comme Hadou Snine, Kheira tchouf Kheira… 
Des poèmes pour dire aussi la difficulté de vivre, la douleur du quotidien, la séparation, la rupture. Il écrira dans Ayetni detrig une réflexion pessimiste sur l’art et la profession de poète, de chanteur, cette voie pénible qui n’a pas été celle de mon père, longue, longue et si pleine de déboires et désillusions. En 1938, il enregistre, à Paris, chez Pathé-Marconi, des chansons avec Cheikh Hamada. 
Suivront d’autres enregistrements, d’autres textes. Entre 1946 et 1953, il travaillera comme cachetier à Radio-Alger et à Radio-Oran qui était située à l’ex marché Michelet. Il intervenait sur les ondes, tous les lundis, entre midi et midi trente. En 1951, une férue de lettres arabes, Mme Dauphin, lui consacra, durant six mois, une émission où il est qualifié d’Émir des Poètes. 
Ce contemporain des Cheikhs Hamada et Madani, les deux grands chantres de l’Oranie, et qui fut l’ami du Cheikh Belahrèche de Tiaret, écrira à partir de 1934, une soixantaine de poètes consacrés exclusivement à Bakhta dont l’un sera repris avec succès par Blaoui Houari. Yamina lui inspirera quant à elle, à partir de 1945, les célèbres Wahd El Ghzal et Zindha Ichali chantés par Ahmed Wahby. Il gagnait sa vie en animant les mariages, se produisant dans toute l’Oranie et dans la région de Blida, à l’occasion de la fête des fleurs. 
Ce parolier de grand talent fut chanté pour la première fois, en 1952, à Alger, à la salle Atlas, par Blaoui Houari qui interprétat et mit en musique Ki Rani Naachak Fik Ya Madboulet et Ayoune et Had Zine Ikitou. En 1956, Ahmed Wahbi enregistrera Ya Twil Erregba et Wahd El Ghazel. Ahmed Saber, l’élève préféré de Cheikh El Khaldi, interpréta lui, le fameux Jar Alia El Wam où l’auteur de Ya Sahab El Madem racontera d’une façon poignante le quotidien fait de trahison, d’amertume, de déchirure…. Khaldi propose aussi, avec Ritek Temchi Seghir, Rani Dyaik, un univers fait de spiritualité, de dépassement de soi. Doué d’un incontestable don d’improvisation, il écrivait souvent et d’un seul jet des textes de haute qualité. 
Cet homme corpulent, de taille moyenne, toujours revêtu de son habit traditionnel, parlant un français châtié, était peu loquace, réservé, presque timide, comme solitaire. Prolifique, sensible, doté d’une bonne culture, ce chantre du Ch’ir El Melhoun chantera également l’Émir Abdelkader, la guerre de libération et l’indépendance. Il a laissé un fond de manuscrits, d’inédits d’une grande richesse que son fils ainé Mokhtar, fonctionnaire à l’APC d’Oran, met à la disposition des chercheurs, des interprètes, afin de mieux faire connaître et d’identifier ce patrimoine qui était une véritable mémoire écrite. 
Car à la différence de nombreux poètes et du Ch’ir El Melhoun, dont une grande partie des œuvres se sont évaporées faute d’avoir été fixée par l’écriture, le cheikh consignait sur papier ses émois, ses émotions, ses désirs, ses cris, ses rêves…Son dernier poème fut A Sabri rani grib Wana grib. Tout un parcours, un itinéraire qui n’était pas souvent de tout repos. Il mourut à Oran le 16 janvier 1964.