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12/21/2017

Tiaret - Ain kermes : Le phénomène intolérable des constructions illicites



Dans une réunion, au siège de la wilaya, avec l'ensemble des élus issus des élections locales du 23 novembre dernier, le wali a instamment insisté sur la nécessité d'élaborer un programme de travail, selon les priorités et les spécificités de chaque commune. 

En effet, dans une longue allocution prononcée, devant les nouveaux élus, le chef de l'Exécutif de wilaya a, notamment, insisté sur les volets de la salubrité publique, l'amélioration du cadre de vie des citoyens, l'achèvement de tous les projets, surtout ceux liés aux secteurs de l'Education et la Santé. Le premier responsable de la wilaya a, également, mis l'accent sur la nécessité, pour les maires, de bien choisir les terrains d'assiette devant accueillir les futurs projets et veiller au respect scrupuleux des outils de l'Urbanisme, et un recensement exhaustif des biens (sommier de consistance) de chaque commune afin d'augmenter ses revenus et les diversifier, « surtout à l'aune de l'austérité que vit le pays » a-t-il rappelé.

Au sujet des constructions illicites, le chef de l'Exécutif de wilaya a mis en garde les élus locaux contre le « phénomène intolérable des constructions illicites », faisant porter l'entière responsabilité aux P/APC « qui doivent veiller, personnellement, à la démolition de ces constructions et assurer un suivi scrupuleux sur le terrain », a-t-il insisté.

Dans ses orientations, le wali a exhorté les P/APC à redéployer les personnels des communes en fonction de leurs besoins, en veillant à promouvoir les plus aptes et les mieux formés, soulignant le « rôle essentiel » des secrétaires généraux des communes dont les pouvoirs ont été renforcés puisque considérés comme les yeux et oreilles de l'Administration. 

12/20/2017

TISSEMSILT : Ouverture de 32 classes d’enseignement de la langue amazighe



Au total 32 classes d’enseignement de tamazight ont été ouvertes cette année dans les établissements scolaires de la wilaya de Tissemsilt, a-t-on appris dimanche de la cellule de communication à la direction de l’Education nationale. 
Ces classes, destinées aux élèves des 4 et 5èmes années primaires, sont situées dans les daïras de Tissemsilt, Theniet El Had, Lardjem, Bordj Bounaama, Khemisti, Bordj Emir Abdelkader et Lazharia. Elles accueillent 700 élèves encadrés par sept enseignants spécialisés dans l'enseignement de la langue amazighe.  
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme élaboré par le ministère de l’Education nationale en collaboration avec le Haut commissariat à l’amazighité (HCA), visant la généralisation de l’enseignement de cette langue dans les établissements scolaires. La direction de l’Education de la wilaya de Tissemsilt compte également étendre l'enseignement de cette langue aux paliers du moyen et du secondaire, à la prochaine année scolaire, avec l’aide des parents d’élèves, en fonction du nombre d’enseignants spécialisés en tamazight, selon la même source.         



L.Ammar

Une Académie pour la langue amazighe sera créée prochainement



Prévue dans la constitution, une Académie pour la langue amazighe sera créée au courant de l’année 2018, apprend-on d’une source officielle qui nous précise qu’«un projet de loi organique sera soumis au parlement prochainement». «Des experts sont en train d’étudier les mécanismes juridiques constitutionnels pour la création de cette institution qui sera dotée d’un budget conséquent», affirme encore notre source. 
Cette Académie berbère se chargera de la promotion de la langue amazighe et de réunir les conditions de promotion du tamazight pour concrétiser son statut de langue officielle. 
La création de cette institution sera un parachèvement des luttes de beaucoup de générations qui se sont sacrifiées mais ne fera guerre l’affaire de beaucoup de politique qui continuent à utiliser cette langue et la culture berbère comme fond de commerce. 
Une revendication socle de leurs existences. Il faut dire que le Tamazigh est la plus ancienne langue maternelle des Algériens et enseignée à l’école depuis 1995, soit après la fameuse grève du cartable durant l’année scolaire 1994/1995. 
Après la création du Haut comité à l’amazighité (HCA) en 1995, en sus de deux départements de cette langue lancés aussi au sein des universités de Bejaia et Tizi-Ouzou. En Avril 2002, cette langue est constitutionnalisée et devient deuxième langue nationale, dans une conjoncture particulière marquée par les événements du printemps noir de l’année 2001. 
Une avancée qui «ajoute aussi à la création de la télévison Amazigh au sein de l’ENTV. «Tamazight est, aujourd’hui enseignée à l’école, son enseignement se fait sur la base de la maîtrise de la langue (le kabyle le plus souvent) sans aménagement préalable de celle-ci, sans outil didactique et sans formation de formateurs», nous fait savoir un enseignant de cette langue qui nous dresse un état des lieux de l’avancée de cette langue sur le terrain. 
Pour notre interlocuteur, la seule base de l’enseignement de cette langue demeure « les travaux de Mouloud Mammeri: tajerrumt (grammaire) et amawal (lexique néologique) non didactisés » en déplorant que «les manuels élaborés par le ministère de l’enseignement sont souvent mal compris et considérés comme peu pratiques». Il faut rappeler aussi la création du Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight (CNPLET) qui travaille d’arrache pied sur la problématique de l’aménagement de la langue amazigh en Algérie. 
Si au Maroc la question de la transcription de cette langue est tranchée en utilisant officiellement le Tifinagh comme caractère, en Algérie elle demeure toujours d’actualité. 
Les linguistes évoquent la non préparation de cette langue pour son officialisation en la non Amazighisation de l’environnement et des problèmes liés à «l’état de la langue (pluralité) et sa fonctionnalité (sans tradition d’utilisation dans le domaine formel) dans le milieu plurilingue les représentations et attitudes de la société à son égard». 
Les spécialistes de cette question estiment que la création de l’académie pour la langue et culture berbère sera d’un grand apport pour définir « les linéaments d’une stratégie globale d’aménagement de cette langue tenant compte du contexte pluriel dans lequel elle s’inscrit et des attentes de la société langagière qui la reçoit afin de lui assurer des chances de succès».

2018 sera l’année du patrimoine culturel amazigh


L’année 2018 sera celle de la célébration du patrimoine culturel amazigh dont les composantes seront «visibles tout au long de l’année», a annoncé mardi à Alger le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi. 
S’exprimant lors du séminaire international dédié au traitement médiatique des questions liées au patrimoine, le ministre a ajouté que ce programme devra débuter lors de la célébration du nouvel anamazigh «Yennayer 2968», correspondant au 12 janvier prochain, et que toutes les manifestations culturelles et festivals devront adapter leurs contenus à cette thématique, «Fil rouge de l’année 2018». 
À ce sujet, il a appelé à «renforcer» l’officialisation du tamazight par un travail de «valorisation de tous les éléments» du patrimoine culturel amazigh. Abordant le traitement des questions du patrimoine par les médias, M. Mihoubi a engagé les institutions travaillant sur le patrimoine (centre de recherche, musées, etc) à mettre en valeur leurs collections et leurs travaux, et à prendre des initiatives en direction de la presse et des médias en organisant des conférences, des cycles de formation et autres journées portes ouvertes.

Tiaret : La Promenade spotive des bois bientôt réceptionnée


La Promenade des bois, au cœur de la forêt dite «des pins», sur les hauteurs de la ville, est en train de prendre forme à Tiaret.

«L’ouverture de la piste sur près de 10 kilomètres menant du parc de loisirs ‘‘Rostom Parc’’ jusqu’à la jumenterie Chaou-Chaoua a été entreprise par la Conservation des forêts, en collaboration avec la direction des travaux publics», dira le conservateur, M. Adjib. Ce responsable ajoute que «pour préserver le caractère naturel des lieux, on projette de réaliser une piste en gazon ou en terre battue dès lors que les travaux de terrassement et de nivellement auront été entrepris». 
Notre interlocuteur fait savoir qu’après «la proposition au secrétariat du gouvernement d’en faire une forêt récréative, on passera à la seconde étape qui consiste en un appel à manifestation d’intérêt aux éventuels investisseurs».
Une projection environnementale qui devrait, tout en épousant les contours extérieurs de l’actuelle forêt des pins, surplomber les beaux paysages alentour, dont le majestueux col de Guertoufa et sa pierre du sacrifice, le plan d’eau qui donne sur la vallée d’Oued Lilli, pour s’achever sur les vastes plaines des Ouled Boughedou et le djebel Guezoul, pour s’achever sur le beau site où est implanté le haras national «Chaou-Chaoua» et, au-delà, à perte de vue sur les monts de l’Ouarsenis. «Là où les promeneurs pourront s’oxygéner et surtout s’offrir un beau et majestueux spectacle», n’a cessé de répéter le chef de l’exécutif, qui entend ainsi rendre à Tiaret son lustre, tant aux attentes nombreuses des citoyens, il y a de l’intérêt de certains investisseurs qui auraient montré leur disponibilité à s’inscrire dans la démarche. 
Fawzi Amellal

12/18/2017

Rosfa - Ain kermès : Les éleveurs dans l’expectative



Beaucoup d'éleveurs dans la région Rosfa aux sud de Tiaret dans Daira Ain kermès ont renoncé provisoirement au métier d'élevage à cause de la sécheresse qui a sévi jusqu’à la fin de la semaine et du manque d'alimentation pour leur cheptel ovin ou bovin. 
En l’absence de champs verdoyants pour nourrir les bêtes, il reste l'option d'acheter des fourrages et des aliments. Seulement, en faisant leurs comptes, certains ont cessé d'élever des bêtes pour lesquelles il faut sacrifier beaucoup de frais. Si on se base sur le marché hebdomadaire de Ain kermès , on réalise qu'une botte de foin coûte 800 DA, ceci pour l'avoine. Pour la vesce-avoine, en revanche, c'est entre 800 et 850 DA. 
Encore plus cher ! 
Sachant que les ovins et les bovins sont des herbivores, ceux qui les élèvent n'ont le choix que de les alimenter par des fourrages. 
Or, ces derniers s’avèrent tout bonnement hors de portée. 
Réflexion faite, certains, «pour ne pas s'aventurer dans un élevage douteux et inconnu», préfèrent vendre leur cheptel plutôt que de le nourrir pour un coût «élevé», d’autant que la peur de la sécheresse augmente la crainte de faire de grosses pertes.

Tiaret: Bientôt une association nationale des aéroclubs



Une association nationale des aéroclubs d'Algérie verra bientôt le jour à la faveur d'une assemblée constitutive tenue la semaine dernière à Sidi Bel-Abbès, a-t-on appris de M. Benaouali Aoued, président de l'aéroclub de Tiaret et néanmoins pilote instructeur. 
Selon ce dernier, la célébration de la Journée internationale de l'aviation civile a été mise à profit pour tenir une assemble constitutive dans la capitale de la Mekerra, en présence des présidents des aéroclubs de Mascara, Tiaret, Mécheria, Constantine, Chlef, Tipaza, Relizane, Mostaganem, outre la wilaya hôte Sidi Bel-Abbès.

Selon M. Benaouali Aoued, la future association nationale des aéroclubs d'Algérie a pour principale mission de relancer l'activité des aéroclubs, surtout que nombreux parmi eux pâtissent de moult difficultés, à l'image de l'aéroclub de Tiaret dont les aéronefs sont cloués au sol depuis plusieurs mois à cause d'un manque cruel de ressources financières. «Contrairement aux écoles privées de pilotage qui voient le jour en Algérie, les aéroclubs qui continuent de former de nombreux pilotes professionnels sont structurés en associations à but non lucratif, d'où leur dépendance des subventions de 
l'Etat sans lesquelles ils sont condamnés à disparaître», s'inquiète notre interlocuteur.