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3/10/2018

L’agriculture algérienne à l’imparfait Producteurs agricoles algériens, 70 ans plus tard...



Soixante-dix années après (2018, ndlr), alors que plusieurs barrages de grande importance avaient été construits à coups de milliers de milliards de centimes, et des milliers d’hectares de terres agricoles mises en valeur, en plus de ces équipements importés, grâce au soutien sans relâche des pouvoirs publics, l’Algérie, pays pourvu de potentialités énormes, n’arrive toujours pas à réaliser à présent les prouesses magistrales du passé. La référence existe bel et bien. Les défis ne sont pas relevés.

La crise financière s’est installée dans notre pays. La mauvaise volonté et la spéculation se conjuguent au présent. Ces maux et ces réflexes exécrables postés en embuscade le long du parcours de la réhabilitation de l’agriculture algérienne n’offrent plus de perspectives. Ils empêchent ce secteur stratégique pour notre pays de jouer son rôle d’antan. L’aléa bureaucratique.
Les discours de nos politiques et de leurs satellites ne suffisent plus pour remettre l’agriculture sur la voie exemplaire du passé, léguée par nos aînés. La réalité du terrain ne cadre pas avec les promesses verbales.
La nostalgie sur une agriculture algérienne prospère des temps passés alimente les commentaires. Mais pourquoi est-on arrivé à ce niveau malgré la disponibilité d’une jeunesse et des ressources financières ? Politique défaillante ? Affairisme, corruption, dilapidation ?
Pourquoi enfin l’agriculteur algérien et exportateur de sa production était plus performant et pertinent dans le passé, en dépit des moyens matériels dérisoires et une absence de technologie, pourtant les Algériens continuaient à résister à l’adversité du colonialisme ? Des agriculteurs algériens utilisaient avec un grand talent et une imagination incroyable l’étiquetage dans leurs emballages, une manière de résister au colonialisme et d’afficher leur algérianité, dans l’exportation des fruits et légumes cultivés dans leurs terres.
Nombreux agriculteurs avaient milité à leur façon pour l’indépendance du pays, malgré les relations commerciales difficiles avec les opérateurs français. L’exigence du business.
Certains agriculteurs algériens sont tombés plus tard au champ d’honneur. Nous citerons l’exemple de la famille Tolba qui exerçait dans la production agricole, dans l’élevage et dans l’exportation. Ce n’est que dans les années 1950, après le déclenchement de la lutte armée, que des officiers militaires français s’étaient rendu compte du rôle que jouaient secrètement les membres de cette famille d’agriculteurs de la Mitidja.
C’est dans ce contexte marqué pourtant par un climat tendu, qu’au cours de l’automne et de l’hiver de l’année 1947, l’Algérie avait exporté 900 000 q d’agrumes, 200 000 q de dattes, 370 000 q de figues sèches.
Durant l’année 1948, notre pays avait exporté plus de deux millions de quintaux de légumes frais, alors que durant le printemps de la même année, 700 000 q de pommes de terre (primeurs) avaient été exportés vers les ports français et britanniques.
Considérés comme étant le grenier de l’Europe, les ports de notre pays, notamment ceux d’Oran, Arzew, Mostaganem, Alger, Béjaïa, Skikda et Annaba, avaient tissé des liaisons régulières avec les ports de l’Europe du Sud pour introduire les fruits et les légumes produits par les terres généreuses algériennes au sein des marchés européens.
D’ailleurs, les ports français avaient saisi l’opportunité pour réceptionner et faire profiter les chanceux ménages du Vieux Continent de cette généreuse providence produite par l’agriculture algérienne.
Durant la période allant du mois de décembre au mois d’août de la fin des années 1940, les quais de Marseille et la rade de Sète, naturellement proches des ports algériens, étaient inondés par les énormes quantités de fruits et légumes frais, purs produits algériens. Les gros navires étaient trop chargés par ces fruits et légumes sortis des terres algériennes, d’un pays qui bénéficie d’un climat généreux, au moment où d’autres pays du monde étaient privés de ce don de la nature.
L’Algérie produisait à profusion des carottes, des artichauts, de la pomme de terre, des petits pois, des haricots verts, de la tomate, alors qu’en France, par exemple, les vergers fleurissaient à peine. Les navires quittaient les ports algériens chargés de surcroît des cerises et des abricots que le soleil fait mûrir bien en avance, afin que des fruits et légumes envahissent les marchés français et européens pour annoncer l’arrivée imminente du printemps.
Quand la neige et le verglas recouvrent les montagnes et les plaines européennes, plusieurs variétés d’oranges, de mandarines, de clémentines, de citrons, également les figues sèches et les dattes au goût d’un magnifique miel ramenées de différentes régions algériennes, sont achalandés sur les étals et les tables pour dévoiler leurs couleurs brillantes qui dégagent les rayons de soleil. L’arrivée en quantités importantes par voie maritime aura incité les hommes d’affaires à opter pour un mode de transport plus efficace et rapide : la voie aérienne.
En 2009, une délégation de l’Anexal (Association nationale des exportateurs algériens) avait été reçue par le club des exportateurs de Perpignan (France). «Nous avons eu l’occasion d’échanger sans tabou nos idées et nos propositions avec nos partenaires français, déclare Kara Naceur-Eddine Kara. Nos partenaires nous ont fait visiter le port de Vendres que l’on surnommait le port d’Oran, à cause des arrivées intenses et ininterrompues des produits agricoles en provenance des trois ports de l’ouest d’Algérie.»
En effet, les autorités françaises, à cette époque, avaient décidé de construire le port de Vendres spécialement pour accueillir les passagers des lignes maritimes régulières venant des ports d’Oran et de Mostaganem d’une part et d’autre part pour réceptionner les volumes importants des produits agricoles algériens issus des régions de l’Oranie.
«Le directeur du port français de Vendres nous avait révélé avec insistance les statistiques officielles réalisées durant cette période quand le commerce avec l’Algérie était florissant», affirme Kara Naceur-Eddine. Notre interlocuteur enchaîne : «Grâce à l’intense activité du port de Vendres qui était approvisionné à partir des ports algériens au début de sa mise en service, les autorités françaises avaient décidé de construire une plateforme, un marché de gros, indique le membre fondateur de l’Anexal.
A présent, la capacité de réception quotidienne de cette plateforme varie entre 2000 t et 2500 t de fruits et légumes qui proviennent du Maroc, d’Espagne et des pays de l’Amérique latine, l’Algérie ne fait plus partie de ces pays fournisseurs de cet espace commercial.
Cette plateforme française est devenue incontournable, en mesure d’alimenter les marchés européens en fruits et légumes, précise notre interlocuteur, alors que les principaux négociants de cette plateforme de Saint-Charles érigée à proximité du port de Vendres sont natifs d’Algérie et apprécient les fruits et légumes algériens, pourvu qu’ils soient mis en valeur», conclut le DG du groupe international Djaz-Export.
Les produits agricoles issus des terres algériennes, reconnus pour leur très bonne qualité, atterrissent à Marseille, Lyon, Bordeaux, Paris, mais également à Berne (Suisse), à Londres (Angleterre), à Amsterdam (Pays-Bas), à Stockholm (Suède). D’autres lignes aériennes avaient été créées pour permettre aux fruits et légumes algériens d’atterrir dans les capitales du nord de l’Europe. Un mouvement incessant des cargos chargés de marchandises algériennes superbement conditionnées dans des emballages en bois est enregistré dans les aéroports européens.
En quelques instants seulement, ces cargos déposent dans ces capitales européennes les fruits et légumes en provenance des terres algériennes cueillis la veille. L’engouement du marché européen pour les produits agricoles algériens n’était pas le fait du hasard ou d’une escroquerie quelconque.
C’est parce que les sols algériens avaient démontré qu’ils produisaient des marchandises de grande qualité que les autres pays européens voulaient à tout prix les acquérir pour leurs marchés respectifs.
A cette époque-là, l’authentique agriculteur algérien pouvait se targuer de travailler avec un grand amour la terre et soigner ses cultures pour être compétitif. En dépit d’une grande insuffisance des outils de travail, mais pourvu d’une main-d’œuvre consciente, l’Algérie figurait sur la short-list des pays grands producteurs de fruits et légumes de qualité.
Les conditions de fraîcheur et de stabilité des produits agricoles algériens, grâce bien entendu à ce transport aérien, avaient encouragé les populations européennes à profiter des dons de la terre algérienne. Dans un délai très réduit, les fruits et légumes sortis des terres algériennes passaient d’un centre de tri en Algérie pour arriver dans un centre de consommation en Europe grâce à ce mode de transport nouveau, l’avion. Pourtant, le «jardin algérien» se trouvait à des milliers de kilomètres des marchés européens. L’Algérie était le grenier de l’Europe.
Le «ventre de Paris», pseudonyme donné au marché des Halles de Paris, consacrait l’une de ses principales activités aux produits agricoles algériens. En effet, les goûts des produits qui surgissaient du verger de l’Algérie sont très appréciés par les familles européennes.
Toutes les capitales de l’Europe se bousculaient, selon les descriptions des commentateurs, afin d’acquérir les produits agricoles algériens, un véritable don.
D’ailleurs, les marchés aristocratiques et les marchés populaires des villes françaises voulaient profiter des richesses des plantureuses terres agricoles de notre pays. Les senteurs et les parfums des fruits et légumes algériens étaient exceptionnels. Même les vitrines des grands magasins exposaient les produits agricoles algériens choisis et propres, en raison de leur qualité certifiée pour leur traçabilité.
Pour arriver à ce niveau de production agricole, des efforts gigantesques avaient été déployés par les ouvriers agricoles et les exportateurs algériens. Des marais avaient été asséchés. L’eau était rare, mais précieuse pour les agriculteurs. Les ouvriers agricoles attendaient l’eau qui tombe du ciel pour compenser le déficit hydrique. Vers la fin des années 1940, l’Algérie ne disposait que d’une dizaine de petits barrages ou retenues d’eau, pour irriguer 20 000 ha.
Ces mètres cubes d’eau étaient scrupuleusement distribués pour contribuer à la fertilité de la terre agricole, qui s’ajoute à la particularité du climat. La terre algérienne produisait du raisin agréable. Une huile parfaite et parfumée est fabriquée à partir des oliviers. Les magnifiques vergers étaient bien soignés. La beauté et la disponibilité des agrumes se confondaient dans l’immense jardin lumineux algérien. Un fruit d’or est produit depuis des orangeraies. Parmi les variétés des fruits, les nèfles s’introduisent facilement. Au sud de notre pays, l’Algérie, une symphonie d’ombre et de lumière est offerte par les palmeraies pleines de dattes.
Des tonnes de fruits et légumes ne quittent pas aussi facilement les terres agricoles pour s’exporter vers l’Europe afin de côtoyer les marchés locaux et étrangers. Les produits agricoles algériens avaient droit à tous les égards. Les emballages en bois et non pas en plastique étaient soignés pour répondre aux désirs et aux exigences des consommateurs.
Les fruits et légumes étaient certes de grande qualité, mais faisaient en revanche l’objet d’un vaste effort de sélection, de lavage, de calibrage, de conditionnement. La rigueur dans chaque geste était de mise. Les actes des agriculteurs algériens consistaient à servir et perpétuer la renommée des produits agricoles algériens. Les emballages étaient judicieusement choisis pour chaque variété de fruits et de légumes.
Toutes ces opérations délicates se déroulaient dans des ateliers enfouis dans des hangars équipés et gérés par des responsables trop à cheval sur le principe, soucieux de la pérennité du travail de la terre. L’orange par exemple est lavée, séchée, calibrée, mise ensuite dans des caisses en bois couvertes de papiers adaptés aux fruits et légumes pour conquérir les étals des marchés européens dans un état intact et remarquable.
D’autres fruits, pour ne citer que les cerises, les nèfles, les abricots, les prunes, les raisins aux incroyables couleurs, étaient traités avec le même amour et le désir ardent afin de s’introduire dans les marchés lointains dans le même état de fraîcheur. Les affaires commerciales avec l’Algérie étaient saines.
Les opérateurs étrangers appréciaient les transactions loyales. Pour protéger le label des fruits et légumes algériens, des mesures de contrôle standard étaient établies. L’autorisation relative à la mise sur le marché européen des produits agricoles algériens était accordée uniquement aux produits qui répondaient aux normes. Les aliments de choix proposés par l’Algérie étaient indiscutables sur le marché international.
Des équipes de contrôleurs vigilants étaient postées dans chaque port et chaque aérodrome algériens. Ces fonctionnaires intraitables filtraient toutes les exportations des produits agricoles algériens à travers les opérations de sondage.
L’exportateur algérien des produits agricoles qui ne respectait pas la réglementation courait un risque énorme. Les exportateurs algériens étaient fiers. Il est illusoire d’espérer des réussites dans le secteur de l’agriculture et dans l’exportation des produits agricoles comme par le passé avec l’esprit du présent.
 
M'hamed Houaoura

Tiaret: La pluie démasque à nu le bricolage



Encore une fois, la ville de Tiaret s'est noyée dans un verre d'eau. En effet, spectacle cauchemardesque ce jeudi matin à la rue «Ferrari Habib», à quelques mètres seulement de la résidence du wali : un avaloir obstrué par les eaux de pluie, vomissant un déluge d'eaux nauséabondes et de déchets en tous genres. 

Et pour parer au plus urgent sous une pluie battante, les habitants ont retroussé les manches pour déboucher eux-mêmes les avaloirs, «les services de l'Office national d'assainissement (ONA) ne répondant pas à nos appels de détresse depuis 48 h» tempête un habitant. 


Il faut dire que les précipitations de ces dernières 48 heures ont mis à nu le bricolage dans de nombreux quartiers de la ville de Tiaret. Malgré les assurances des gestionnaires de la chose publique locale, les précipitations de cet hiver ont trahi le travail bâclé dans le curage des avaloirs pratiquement tous obstrués, dégageant leurs déchets en tous genres sur une chaussée inondée d'eaux. 

Aux quatre coins de la ville, le spectacle est désolant : des quartiers de la partie nord de la ville jusqu'aux cités populaires du sud, à l'image des quartiers de «Sonatiba», la «Cadat» ou encore la cité «Socoltiar», des trombes d'eau inondaient la chaussée en raison de l'obstruction des avaloirs, une situation aggravée par ces artères bloquées par la boue provenant des chantiers qui traînent depuis des mois et l'amoncellement des détritus sur les caniveaux. 

Jeudi, jusqu'en milieu de journée, la circulation automobile restait très difficile au niveau des rues et principales artères de la ville en raison de l'inondation de la chaussée et l'amoncellement des déchets charriés par les eaux de pluie. 

Les énormes nids-de-poule tapissant certaines rues de la ville débordées d'eau pluviales, obligeaient les automobilistes à slalomer ou à rouler au ralenti pour contourner ces pièges. Même les locaux de certaines administrations et organismes publics dans la ville de Tiaret ont été inondés d'eau, sous le regard hébété des badauds. 

Pis encore, les occupants des logements sociaux «flambant neufs» se plaignent de fissures au niveau des toitures et l'infiltration des eaux de pluie. Même situation catastrophique dans la localité voisine de Sougueur où des habitants ont fui leurs habitations menaçant ruine, et d'autres familles préférant ne pas envoyer leurs enfants à l'école par mesure de précaution. 

En état d'alerte, les éléments de la Protection civile ont effectué des dizaines d'interventions durant les journées de mercredi et jeudi pour pomper l'eau des habitations et apporter aide et assistance aux populations. 

Les coupures intempestives de l'énergie électrique et même de la connexion Internet dans certains quartiers de la ville de Tiaret ont fini par exacerber les nerfs d'une population qui ne cesse de dénoncer le bricolage, devenu comme une «seconde nature» chez certains gestionnaires de la chose publique locale. 

Seul point de satisfaction peut-être, les gens de la terre qui ne cachent pas leur joie de voir leurs parcelles de terres gorgées d'eau, avec une saison agricole qui s'annonce des plus prometteuses. 

3/08/2018

Tiaret : abrite la deuxième édition du salon national des équipements et matériels agri-coles, froid et élevage.


Depuis mardi, et durant trois jours, le Palais des sports Belarbi Abdellah de Tiaret abrite la deuxième édition du salon national des équipements et matériels agri-coles, froid et élevage.


Une grosse affluence a caractérisé, hier, l’ouverture de cette manifestation qui connaît un engouement particulier d’autant plus que la saison agricole s’annonce bonne grâce à une pluviométrie jusque-là satisfaisante. Plus d’une cin-quantaine d’exposants, venus d’horizons divers et de plusieurs wilayas, en plus des instituts qui ont mis à la disposition des visiteurs les nouvelles techniques, équipements et produits agricoles divers pour montrer que notre agri-culture va en s’améliorant tant quantitativement que qualitativement.


«L’objectif de ce salon, comme l’a souligné le tout nouveau directeur des services agricoles, M. Ya-hia M’hamed, est de mettre en contact les professionnels du secteur avec les progrès accomplis dans les techniques d’amélioration des productions à même de leur permettre de valoriser leur travail, que ce soit dans l’agriculture, l’élevage ou dans la transformation».
Et d’ajouter : «A l’issue de ces journées, on tirera les enseignements pour en tracer les objectifs dès lors que le secteur vient de parachever les élections dans onze filières». La wilaya de Tiaret qui reste une région à vocation foncièrement agricole, recèle d’énormes potentialités. Avec plus de 350.000 hectares de terres emblavées en plus de 5000 hectares en irrigation d’appoint, elle compte se maintenir dans le gotha national en matière de production de céréales, dans la semence de pommes de terre, en cultures maraîchères et dans les légumes secs, avec une prédominance, ces dernières années, pour la culture de la lentille.
«Cela nous amène à nous inscrire dans l’objectif national visant l’atteinte de deux millions de terres en irrigué», non sans sensibiliser l’agriculteur sur l’économie de l’eau. Trois communications sont au programme de cette rencontre annuelle dédiée au monde agricole et à toutes ses déclinaisons. L’engouement que revêt cette édition reste palpable d’autant que des milliers de jeunes, dont des diplômés, arrivent dans ce secteur pour l’investir.   
Fawzi Amellal

3/07/2018

Medrissa : La liste des 327 logement sociaux est enfin affichée

Ce lundi 5 mars 2018, les autorités locales et à leur tète, le P/APC, ont rendu public la liste des 327 logements sociaux, une liste qui faudrait-il rappeler, a été collée aux murs des grands espaces qui connaissent des engouements de la population de la commune de Medrissa de Daira Ain kermès, à quelque 60 km au sud du chef-lieu de wilaya de Tiaret. 

Cette liste a été affichée sans bruit et sans vent et a été vivement admise par l’opinion publique et dans ce sens une source responsable nous dira que les délais de réalisation de ces logements étaient dans les normes et que près de 3500 demandeurs de ce type de logements, ont été enregistrés et que les délais de recours demeurent toujours ouverts pour les personnes qui se sentent lésées tout à noter qu’aucun incident n’a eu lieu. 

Pour rappel, certaines familles au niveau de la cite GMS attendent toujours leur relogement ,cette cité est un ensemble de chalets militaires qui ont été habités par des citoyens juste après l’indépendance en notant que la proposition du wali stipulant l’éradication de ces lieux a été retenue cependant les habitants de cette cité se sont scindés en groupes diamétralement opposés justifiant leur refus par le grand nombre de ménages à l’intérieur d’une même famille et le nombre de demandeurs est en perpétuelle évolution et toujours dans le même cadre, l’on apprend de source responsable que la commune de Medrissa a bénéficié dernièrement d’un quota de logements AADL estimé à 100 unités. 

3/05/2018

JSM Tiaret : Les Bleu et Blanc sur la bonne voie de l'accession



L'équipe phare des hauts plateaux de l'Ouest, la JSMT, marche très fort ces dernières semaines, sa récente victime n'étant autre que l'IS Tighennif. 

Grâce à cette importante victoire, la bande du duo Benamar - Maïdi garde toujours le fauteuil de leader du championnat Inter-région Ouest et conserve son avance de quatre points sur son dauphin, le CR Témouchent qui, lui aussi, a gagné son match face aux Oranais de l'USMO. 

Ainsi, la course pour l'accession se poursuivra sans aucun doute entre ces deux équipes, avec un léger avantage pour les « Bleu et Blanc » de Tiaret. L'entraîneur adjoint, Adda Maïdi, estime que tout peut arriver dans ce championnat qui n'est pas terminé : « écoutez, tout ce que je peux vous dire pour le moment, c'est que nous sommes sur la bonne voie. 

Pour le titre, il faut attendre, même si, pour le moment on occupe le fauteuil de leader et une avance de quatre points. 


Ceci ne veut rien dire, car le championnat est loin d'être terminé, et puis des matches très difficiles nous attendent dans les semaines à venir. 

C'est pour cela que je demande aux joueurs de rester concentrés et de redoubler d'efforts pour garder cette dynamique. 

Enfin, je remercie le président pour tout ce qu'il fait pour l'équipe, ainsi que les autorités locales et de wilaya pour leur soutien moral et financier. Je me garderai d'oublier les supporters qui viennent maintenant en masse au stade, que ce soit à domicile ou à l'extérieur pour nous soutenir », conclut notre interlocuteur.


par Kamel Lezoul

Barrage vert a NAÂMA : Le train-train de la chenille processionnaire



Chaque année, des centaines d’hectares de pins d’Alep – plantés dans le cadre du Barrage vert dans les années 1970, dans des opérations de reboisement – sont envahis et ravagés par les chenilles processionnaires ; une espèce brune comportant des taches orangées, recouverte de poils.
Les services des forêts de la wilaya de Naâma sont appelés à une campagne de traitement des bandes de pins d’Alep de la région. 


Cette espèce de conifère à feuillage résistant est infestée par la chenille processionnaire qui est entrée dans sa dernière phase (L5) larvaire. Des multitudes de nids sont formés dès le premier stade (L1) sur les branches des pins, passant ainsi toutes les étapes larvaires de (L1 à L5), une fois parvenues à maturité, elles vivent en colonies, et se déplacent en file indienne pour enfin s’enfouir dans le sol et se convertir plus tard en papillons. 


Ce type de ver est nuisible et dangereux pour les êtres humains et même pour les animaux ; il y a risque de maladies des yeux, le trachome et la conjonctivite, il provoque une réaction urticarienne avec de fortes démangeaisons qui proviennent d'une fine poussière qui se détache de plaques situées sur le dos et la partie postérieure de la chenille ; ces grattages sur la peau se traduisent souvent par des eczémas et demeurent souvent inguérissables.
La lutte anti-processionnaire devrait se faire normalement dès la fécondation qu’on appelle premier stade (L1) (septembre-octobre), maintenant qu’elle est à son dernier stade (L5), il ne reste plus que le ramassage et l’incinération, la chasse deviendrait difficile une fois sur terre en train-train, sinon attendre la métamorphose au mois de juin, la chasse aux papillons par la glu, car une fois le mâle est dans le piège, c’est toute une armada de papillons femelles qui est prise.
Le papillon, qui est la forme «adulte» de la chenille, éclot durant l'été entre juin et septembre selon les conditions climatiques. Aucun traitement, du moins pour le moment, n’est à signaler de la part des services des forêts qui devront normalement agir sur ce danger environnemental. Les associations écologiques appellent, de ce fait, les pouvoirs publics à une campagne de traitement de cette bande qui s’allonge sur des dizaines de kilomètres, jouxtant la RN 6, partant du sud de la wilaya en allant vers les Hauts-Plateaux nord et ouest.
A défaut d’un traitement à temps, les arbres de pins commencent à être infestés par ce type de ver.

B. Henine

3/01/2018

NAÂMA Un lâcher de plus de 400 gazelles dorcas et 1 000 outardes dans la nature



Poursuivant le programme de coopération algéro-émiratie conçu pour le repeuplement de la gazelle et de l’outarde dans la vaste région steppique de la wilaya de Naâma, une opération de lâcher de 400 gazelles de l’espèce «dorcas» et 1 000 individus de l’outarde (houbara) a été lancée en début de semaine dans la commune d’El-Kasdir, une région située à l’extrême nord-ouest de la wilaya de Naâma, jouxtant la frontière avec le voisin marocain.



La cérémonie de lâchage a été présidée par l’un des représentants de l’émirat, en présence des responsables locaux. En effet, plus de 2 500 têtes de gazelles de l’espèce «dorcas» sont au programme périodique de lâcher dans les régions steppiques de la wilaya de Naâma.
Rappelons que l'élevage en captivité est considéré comme étant un moyen de restauration et de conservation ex situ (hors site) des espèces d’antilopes sahariennes actuellement menacées. 


L’objectif principal est d’établir des populations génétiquement viables dans des centres d’élevage afin de préparer une réintroduction future de ces espèces dans le milieu naturel. 
Les populations en captivité sont également une assurance de pérennité pour les antilopes en voie d’extinction et interviennent comme dernier recours si la conservation dans le milieu naturel est impossible. Les centres d’élevage peuvent également jouer le rôle d’une valeur éducative et de sensibilisation dans la conservation, la réintroduction, la reproduction et la prolifération de ces espèces.
Selon des études et des recherches faites par des universitaires dans les régions des Hauts-Plateaux, principalement dans la wilaya d’El-Bayadh et Naâma, durant ces dernières années, les quelques espèces de la famille des antilopes sahariennes sont actuellement menacées. 
C’est pour cette raison qu’il était nécessaire de mettre en place des programmes d’élevage des gazelles en captivité et la création de la station de reproduction des gazelles Gazella dorcas et Gazella leptoceros à Brézina dans la région d’El-Bayadh (Sud-Ouest algérien) ; un centre qui pourrait être le lieu d’un programme pilote d’élevage en captivité de ces espèces menacées.
B. Henine