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11/18/2017

TIARET : Journée de formation pour les muezzins



En application des dernières instructions ministérielles, la direction des affaires religieuses de la wilaya de Tiaret a organisé ce jeudi 16 novembre 2017, une journée de formation pour les muezzins de la Daïra de Tiaret apprend-on auprès d’une source responsable qui ajoute que le nombre de muezzins concernés est de 22 répartis sur 52 mosquées que recense la daïra de Tiaret .
Cette journée est animée par un inspecteur relevant de la direction des affaires religieuses et des wakfs, lesquels auront à vérifier l’application correcte des règles de diffusion de l’Adhan"(appel à la prière), le degré de performance et aussi la bonne utilisation du matériel de sonorisation et selon la même source, cette journée de formation touchera dans les prochaines semaines toutes les mosquées de la wilaya de Tiaret qui a connu ces dernières années beaucoup de constructions de mosquées. 
Pour rappel, plusieurs mosquées sont toujours sans muezzins et on fait recours à des bénévoles.                            

Benrebiha Abdelkader

11/17/2017

Société amazighe : L’absence d’écriture est un préjugé colonial


Dire que la société amazighe avait une tradition strictement orale et ne disposait pas d’écriture est «un préjugé véhiculé par le colonialisme français», a souligné, à Tizi-Ouzou, l’universitaire Mohand Akli Hadibi.
Ce sociologue et maître de conférences à l’université Mouloud Mammeri, qui participait à un colloque international sur «les savoirs et renouvellement des connaissances socio-anthropologiques et historiques sur le Maghreb», organisé par cette même université, a estimé qu’il y a lieu de «reconsidérer cette idée reçue quant à l’inexistence de l’écriture dans la société amazighe». Dans sa communication intitulée «les implications épistémologiques de la présence/absence du fait de l’écriture dans l’anthropologie des sociétés amazighes», M. Hadibi a souligné qu’il y avait un savoir écrit transmis par des institutions locales que le colonialisme français, et avant eux les colonisateurs qui se sont succédés en Afrique du nord, se sont appliqués à effacer. Citant entre autres régions d’Algérie ayant été victimes de cette destruction du savoir écrit local, le cas de la Kabylie, le conférencier a observé que cette dernière qui disposait «d’une assise de savoir traditionnel, a subi une violence physique qui s’est traduite par la destruction des bibliothèques qui y existaient ce qui a entrainé l’abolition de l’arsenal qui permettait de produire, de reproduire, de transmettre et de préserver les savoirs écrits». Les zaouïas qui étaient parmi les institutions détentrices de ce savoir écrit et qui étaient à la tête de plusieurs mouvements d’insurrection contre le colonialisme français étaient la cible de ce dernier qui les a détruites, a rappelé M. Hadibi tout en observant que la déstructuration des Habous qui permettait la préservation et le maintien dans le temps de tout ce savoir écrit, répondait à cette visée coloniale.
«Cette destruction a été accentuée par un travail de dévalorisation des productions manuscrites qui existaient en les plaçant notamment dans le strict champs religieux, évitant de parler des autres disciplines y compris scientifiques (mathématiques, médecine, juridiques) qui étaient enseignées par le système local», a-t-il relevé. Le but étant d’effacer toute trace de civilisation et du système local de transmission de savoir par le démantèlement des supports qui permettait une assise de l’élite locale pour lui substituer son propre système d’enseignement, a-t-il indiqué. «Si l’idée de l’oralité a fini par s’imposer comme évidence dans le champ des études amazighes, quelques exemples font toutefois apparaître la présence importante de pratiques scripturaires», a relevé ce sociologue qui a choisi de citer un seul cas parmi tant d’autres, la Bibliothèque du cheikh El Mouhoub Oulahbib. La bibliothèque de cet éminent savant du XIXe siècle, né en 1822 à Beni Ouartilane et grand collectionneur d’ouvrages, était riche de plus de 1.000 manuscrits qui ont failli disparaître durant la période coloniale lorsque l’armée française l’a incendiée en 1957. «Des manuscrits ont pu être sauvés grâce à une femme, Zhira, la bru du cheikh, qui a transporté sur son dos tout ce qu’elle a pu arracher aux flammes». Un total de 642 ouvrages traitant de l’astronomie, de la logique, de la littérature et de la poésie, des mathématiques, de l’agriculture, de la linguistique, mais aussi des actes notariés, des documents imprimés dont des bulletins de vote de l’époque, et des manuscrits écrits en tamazight, et dont certains remontent au 16ème siècle ont pu ainsi être sauvés pout témoigner aujourd’hui de l’existence d’un savoir écrit, a observé M. Hadibi.

Tlemcen : Bientôt un salon sur l’artisanat traditionnel et les métiers pour la femme rurale



Un salon d’exposition-vente de produits d’artisanat traditionnel et des métiers pour la femme rurale sera organisé, du 26 novembre au 8 décembre, au centre du savoir-faire local de Sebdou (33 km de Tlemcen), a-t-on appris mardi, du directeur de la chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya. Tenue dans le cadre des festivités commémoratives de la journée nationale de l’artisan, cette manifestation sera dédiée entièrement à la femme rurale de cette commune chef-lieu de daïra, qui aura l’occasion de mettre en valeur ses produits et les écouler, a indiqué Khalid Tahraoui à l’APS en marge d’une exposition artisanale et des métiers abritée par la maison de la culture «Abdelkader Alloula» de Tlemcen.
Cette occasion sera, également, mise à profit pour la relance du travail du tapis à travers l’organisation d’une session de formation de trois jours sur la teinture traditionnelle du tapis ce qui permettra aux 20 participantes d’estampiller, à la classe A, leurs ouvrages auprès du centre de Tlemcen, a-t-il fait savoir rappelant que le tapis doit être fabriqué à partir de laine naturelle et la teinture naturelle aussi. Relevant de la chambre de l’artisanat et des métiers de Tlemcen, le centre du savoir-faire local de Sebdou est doté de laboratoires affectés par le ministère de tutelle, facilitant le déroulement de cette formation à laquelle participeront deux artisans de la wilaya de Nâama, a-t-on ajouté. Le volet de la formation est, également, pris en charge par la chambre qui organise régulièrement des sessions dans ce cadre pour accompagner les artisans et améliorer la gestion de leurs microentreprises. Ainsi, une quinzaine d’artisans bénéficient, depuis dimanche dernier, d’une formation dite germe ou amélioration de la gestion de leurs entreprises de cinq jours sous la supervision de Mme. Chemidi Salima.
Les artisans sont initiés aux notions de base de la gestion, des plans d’actions et de la comptabilité, notamment, a-t-elle précisé, faisant savoir que ces formations qui touchent également le tri ou concrétisation de l’idée et la création de microentreprise, seront ponctuées par la formation IS ou présentation des produits artisanaux.
Certifiée par le Bureau international du travail (BIT), cette formation aux notions du marketing, concerne l’accompagnement des artisans dans l’exposition-vente de leurs produits, a-t-elle expliqué, rappelant que 30 professionnels ont déjà suivi cette session sanctionnée par des diplômes. Organisée depuis lundi, en étroite collaboration avec la direction du tourisme et de l’artisanat de la wilaya, l’exposition-vente de la maison de la culture de Tlemcen regroupe une trentaine d’artisans dont deux des wilayas de Tizi-Ouzou et d’Oran. Elle met en relief une série d’œuvres et ouvrages de l’artisanat textiles, cuirs, céramiques et mensoudj, entre autres. Une rencontre de sensibilisation regroupera à ce titre, mercredi, les artisans et les représentants de la CASNOS et des impôts, a indiqué le directeur de la chambre, rappelant que la wilaya dénombre 9 743 artisans au 31 octobre écoulé.

11/16/2017

Tiaret: La caravane nationale de l'entrepreneuriat arrive



La caravane nationale de l'entreprenariat de jeunes fait escale dimanche dans la wilaya de Tiaret, apprend-on du directeur de la jeunesse et des sports, M. Benameur Mourad. Lancée le 1er novembre dernier à partir de la wilaya de Batna sous le slogan « Défis », la caravane nationale de l'entrepreneuriat de jeunes, placée sous le haut patronage du président de la République et encadrée par le MJS en coordination avec le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales ainsi que ceux du Travail et de la Formation professionnelle, a pour « objectif principal d'encourager, sensibiliser et d'accompagner les jeunes à mieux se prendre en charge pour créer leurs propres activités », selon le DJS. 



A Tiaret, toutes les dispositions d'ordre organisationnel ont été prises pour réussir l'événement. Pas moins de cinq séances de travail ont eu lieu au niveau de la DJS avec l'ensemble des représentants des différents secteurs et organismes concernés (DEFP, Emploi, PME- PMI, ANSEJ, ANEM, CNAC, ANGEM, CNAS, CASNOS….). 
Selon Mourad Benameur, le programme de cette manifestation s'articule autour d'activités de vulgarisation sur l'entrepreneuriat. « Les jeunes doivent être formés, accompagnés et encouragés dans ce domaine en l'absence de débouchés dans la fonction publique », explique le même responsable. Ainsi, les organisateurs ont prévu une exposition dédiée essentiellement aux jeunes opérateurs locaux ayant réussi à monter leurs propres projets. « Les organismes concernés chargés de soutenir les jeunes ainsi que les banques seront également présents », toujours selon le DJS, ajoutant que « l'objectif de cette manifestation, entièrement dédiée aux jeunes et bénéficiant d'une large médiatisation, est de permettre au public, plus particulièrement les jeunes de s'imprégner de toutes les données inhérentes à la création de la micro-entreprise et de la recherche d'emploi ». 

11/15/2017

Ain kermès - Tiaret :Des citoyens réclament l’aménagement d’aires de détente



Les espaces verts aménagés se font de plus en plus rares dans certains quartiers du centre-ville de Ain kermès.
Ce manque flagrant en la matière est à l'origine des doléances des habitants qui se sont rapprochés de notre rédaction pour soulever ce problème épineux, où le béton est devenu le maître des lieux.



La quasi-totalité de la verdure semble céder la place au béton dans cette commune. En effet, la croissance urbaine de celle-ci ainsi que le déficit enregistré en matière de foncier ont relégué au second plan cette composante naturelle. 

Un désagrément qui est à l'origine de plaintes de ses habitants, qui déplorent le manque criant d'espaces aménagés. 
Ce problème est de taille. En fait, il faut trouver un endroit propice pour la détente et l’oxygénation. 
D’autant que le problème de pollution qui s'aggrave se pose avec acuité, dans une commune qui enregistre une multitude de travaux. 
C’est pourquoi les citoyens réclament l’aménagement d’aires de détente au plus vite et surtout le jardin public du centre-ville de Ain kermès, non loin du siège de la mosquée du chef-lieu de Relizane. 
Ce lieu était à l’époque la destination des notables de la ville de Ain kermès qui y passaient des moments agréables avec leur progéniture.

11/13/2017

Ain kermès - Tiaret : Dégradation des écoles primaires : Les parents d’élèves se plaignent



Devant la dégradation avancée que connaissent certains établissements scolaires relevant du cycle primaire implantés sur le territoire de la daïra d’Ain kermès, dans la wilaya de Tiaret , les parents d’élèves lancent un appel pressant aux autorités locales leur dénonçant cette situation intolérable qui met en danger par le biais de ce cri de détresse, les parents veulent inciter les services concernés à pallier aux carences dûment constatées sur le terrain liées à l’état alarmant de certaines cours d’écoles, des sanitaires inutilisables, de la boiserie et des vitres complètement dégradées et l’infiltration des eaux pluviales dans les classes durant toute la saison hivernale. «Une situation qui reste inexpliquée puisque, diront certains parents, 
l’Etat débloque annuellement des sommes colossales dans le cadre du fonds commun des collectivités locales réservés à la réhabilitation des établissements relevant du primaire. 
Mais malheureusement, l’absence d’une prise en charge réelle de ces contraintes fait largement défaut. » Ajoutant ....c’est la raison pour laquelle nous lançons un appel au premier responsable de la wilaya Tiaret pour remédier à cette problématique qui perdure depuis de longues dates.

Ain Oussera, du caravansérail ou centre moutonnier



Ain Oussara, nommé anciennement Paul Cazelles en hommage à ce dernier qui dirigeait son caravansérail, est une ville d'Algérie de plus de 100 000 habitants, située dans la wilaya de Djelfa. 

La ville d’Aïn Oussara se trouve dans la limite nord de la zone des hauts-plateaux, à une altitude moyenne de 700 mètres. La topographie de la ville est globalement plate, elle est située à 200 km au sud d'Alger et 88 km au nord de Djelfa, 155 km à l'est de Tiaret et à 120 km à l'ouest de Boussaâda et de 130 km au sud de Médéa. A l'arrivée des français, Aïn Oussara est une source d'eau sur la route de Laghouat, en 1853, l'armée française y construit un caravansérail, jusqu'en 1870 la région dépend du territoire militaire de Boghari. En 1905, le village est rattaché à la commune mixte de Chellala-Reibell.  L’année 1916 marque l'arrivée du chemin de fer. 

En 1935, le village est renommé Paul Cazelles du nom du conseiller général de Boghari de 1901 à 1931.  En 1951, une ouverture d’un aérodrome. En 1956 le village devient simultanément une commune et une sous-préfecture du département de Médéa. 1963, le village reprend son nom d’Aïn Oussara. Les activités économiques se rapportent essentiellement à l'élevage ovin, l'agriculture dans la plaine du Sersou, toute proche, les activités du tertiaire et le petit commerce. 

A la sortie sud de la ville, se trouve une vaste zone d'activités où s'y sont implantées quelques industries de transformation : une minoterie, une usine de polystyrène, une verrerie, et une fabrique de boissons Badr très répandu dans la ville et ses environs, en plus d'une fabrique de tuyauteries, une Laiterie et une grande usine d'habillement. 
Au milieu de la plaine d’alfa, ce lieu désolé était un lieu de passage obligatoire à cause de ses sources. 
Aussi, l’armée française y construisit un camp et un caravansérail. Remarquablement solide et bien construit, c’est un carré d’environ 70 m de côté, flanqué d’un bastion à chaque angle. 
L’entrée est située à l’Est, l’oued Ain-Oussera passe au pied du caravansérail. Le colonel Trumelet dans son livre de 1864 « Les camps français dans le Sud Algérien » nous décrit ce caravansérail et le grand marché qui peu à peu s’établit tous les vendredis sous ses murs : nomades venus du Sud avec leur bétail à la saison sèche, colporteurs, marabouts, populations des douars environnants, tous se retrouvent pour échanger leurs marchandises. 
Mais c’est surtout le négoce des moutons qui est important : vers la fin de l’hiver, c’est la période de « l’achaba» c’est à dire la période estivale durant laquelle les nomades issus des tribus des Territoires du Sud, émigrent temporairement et massivement, en famille avec leurs tentes et leur cheptel (dromadaires, chevaux, moutons, chèvres) vers les communes du Tell ( terres cultivées) où ils ont des droits d’usage créés par le sénatus-consulte de 1863, sur les terres de pacage. Ils en profitent pour vendre une partie de leurs moutons dans les marchés comme celui d’Ain-Oussera, à des négociants qui les expédient sur pied à Alger d’où ils sont envoyés en France. 
Le caravansérail, construit en 1853–1854, servait de relais et d’hôtel pour les voyageurs venant à cheval ou en diligence d’Alger ou de Boghari vers Djelfa, Laghouat et le Sud. 
Les rouliers qui ravitaillaient le Sud en étaient les principaux utilisateurs. Nous savons après avoir lu le roman de Louis Bertrand « Le sang des races » quel dur métier était ce métier de roulier, principalement exercé par de fiers espagnols de la Cantère, faubourg de l’Alger d’alors. 
Par tous les temps ils menaient leurs chariots lourdement chargés, et leurs mulets ou chevaux, le long de pistes à peine encaillassées pour trouver au bout de l’étape ces caravansérails. Jusqu’en 1870, Ain-Oussera et son caravansérail situés sur le territoire militaire de Boghari étaient administrés, par les officiers du Bureau Arabe. 
Dès 1894, Ain-Oussera est un important relais routier et un grand marché. A la fin du siècle avec l’arrivée de la route, des premières automobiles et du chemin de fer (pénétrante Alger-Djelfa-Laghouat) le caravansérail perd de son importance et Ain-Oussera devient un village avec un grand marché , une  école, une population européenne à côté du douar Oussera.Il est rattaché en 1905, à la Commune Mixte de Chellala-Reibell. Son oued fut assaini par destruction des larves de moustiques qui donnaient le paludisme : en 1923 une équipe du Professeur Sergent de l’Institut Pasteur d’Alger vint faire cette destruction. 
Les derniers locataires du caravansérail furent dans les années 1890, Paul Cazelles et sa femme Anna PANIS qui étaient les enfants du pays puisqu’ils étaient nés tous les deux à Boghar. 
Tout en s’occupant du caravansérail ils pratiquent le commerce des moutons puisqu’Ain Oussera est devenu un grand centre de transit moutonnier. Parlant tous les deux couramment l’arabe, ils sont très estimés des populations musulmanes et européennes.


Réflexion